Plantes médicinales

Lamier blanc : bien plus qu’un remède féminin !

Découvrez les vertus médicinales de l'ortie blanche

Parfois appelé ortie blanche, le lamier blanc est une plante très commune dont les propriétés médicinales sont parfois ignorées. Souvent recommandé pour lutter contre les désagréments féminins, il est également efficace contre la goutte, les diarrhées, les inflammations de la peau ou encore les troubles veineux. Parlons de ce fabuleux remède de la phytothérapie, facile à trouver et souple d’utilisation.

Comment reconnaître l’ortie blanche  ?

Dans la littérature, le lamier blanc se voit affublé de multiples dénominations : ortie blanche, ortie morte, pied de poule, gant blanc ou encore herbe archangélique.

Comme ces quelques surnoms le suggèrent, cette plante ressemble à s’y méprendre à de l’ortie. Toutes deux arborent d’ailleurs des feuilles triangulaires dentelées qui entretiennent la confusion. Mais à y regarder de plus près, ces deux espèces sont bien différentes.

Appartenant à la famille des Lamiacées, le lamier blanc (Lamium album) se distingue tout d’abord de l’ortie commune (Urtica dioica) par son côté non urticant. Muni d’une tige à section carrée, il peut atteindre 50 cm à 1 m de hauteur. Présentes du printemps à l’automne, ses fleurs blanches en forme de casque ou de gueule de fauve sont également très caractéristiques – en grec, lamïos signifie « gosier ». C’est d’ailleurs leur délicieux parfum qui attire les insectes, tout particulièrement les bourdons.

En phytothérapie, ce sont principalement les sommités fleuries qui sont utilisées.

Où trouver le lamier blanc ?

Originaire d’Europe et d’Asie, le lamier blanc est une plante vivace herbacée qui pousse spontanément le long des chemins, dans les clairières et sur les bords de route. Adepte des terres riches, il se croise également dans les jardins, notamment près des composts.

Ses fleurs blanches
Ses fleurs blanches

Vertus et bienfaits du lamier blanc

Employée largement à partir du XIXe siècle, l’ortie blanche figurait déjà dans l’herbier de Gerard de 1597. On peut y lire que cette plante « rend le cœur joyeux, donne une belle couleur au visage et ranime les ardeurs ». Actuellement, le lamier blanc s’utilise en phytothérapie pour traiter des affections diverses. Passons-les en revue.

Un bon draineur de l’organisme

À la manière du bouleau ou du frêne, le lamier exerce une action dépurative sur l’organisme. Il stimule l’évacuation des toxines par voie rénale et urinaire. En ce sens, il trouvera toute sa place dans une cure détox, un programme de perte de poids, ainsi que dans toute pathologie où le drainage du corps est indiqué : troubles métaboliques, respiratoires, articulaires…

Lamier blanc et goutte

Particulièrement douloureuses, les crises de goutte résultent d’un excès d’acide urique dans le sang. Celui-ci s’accumule alors sous la forme de cristaux d’urate de sodium dans les articulations ou les cartilages, ce qui déclenche un processus inflammatoire. Améliorant l’élimination rénale de l’acide urique, le lamier blanc en usage interne est souverain dans cette pathologie.



Lamier blanc et insuffisance rénale

Par son action diurétique grâce à ses sels de potasse, l’ortie blanche pourra accompagner judicieusement les personnes souffrant de dysurie (trouble de la miction) ou de rétention d’eau. Dans le cas d’une insuffisance rénale, la prudence reste de mise pour ne pas interférer avec des traitements en cours : ne recourez pas à l’automédication, et prenez impérativement conseil auprès d’un professionnel de santé.

Une plante de la femme

Comme le gattilier ou l’alchémille, le lamier blanc est résolument une plante reine de la sphère gynécologique. Riche en tanins astringents, il régule des menstruations trop abondantes et constitue un réel soutien en cas d’anémie par ménorragie. Il soulage également les règles douloureuses, et diminue les leucorrhées (pertes blanches). Pour prendre soin de votre féminité, délassez-vous dans un bain agrémenté d’une décoction de lamier blanc !

Un allié de la digestion

À l’instar de la mauve ou de la guimauve, le lamier blanc renferme des mucilages adoucissants et émollients. Combinés à ses tanins qui resserrent naturellement les tissus, ils sont d’un grand intérêt en cas de diarrhées.

Contre les troubles de la circulation

En bon tonique veineux, le lamier blanc sera préconisé dans certaines affections circulatoires liées à une dilatation des parois veineuses. En usage interne, il soulage les hémorroïdes. En usage externe, il s’emploie contre les varices. Un bon complément au marron d’Inde, à la vigne rouge ou à l’hamamélis !

En dermatologie aussi

Le lamier blanc est également apprécié en cosmétique pour son côté rafraîchissant et purifiant. En shampooing, il participe à lutter contre l’excès de sébum du cuir chevelu. Vulnéraire, il accélère la cicatrisation des plaies. Il apaise enfin les inflammations des muqueuses – notamment oculaires – et les démangeaisons.

Comment utiliser le lamier blanc ?

Lamier blanc en tisane

Traditionnellement, le lamier blanc se consomme en infusion de sommités fleuries séchées. Comptez 2 cuillerées à café de plante pour 250 ml d’eau. Infusez 10 min à couvert dans une eau à peine frémissante, filtrez, puis buvez 3 à 4 tasses par jour. On peut également réaliser des décoctions plus longues pour un usage externe.

D’autres plantes peuvent être ajoutées à l’infusion afin d’en décupler les effets. Le lamier blanc s’associe avec le cassis en cas d’excès d’acide urique. Contre les rhumatismes, le bambou ou le curcuma auront une action synergique.

Lamier blanc en gélules

En parapharmacie, l’ortie blanche se présente également en gélules pré dosées, fabriquées à base de poudre cryobroyée. Respectez toujours les doses indiquées sur la boîte.

Alcoolature

Le lamier blanc se rencontre également en alcoolature (appelée teinture-mère en pharmacie). La plante fraîche ou sèche macère dans un alcool à titre plus ou moins élevé, généralement pendant 3 semaines, avant d’être filtrée. Elle peut s’employer par voie interne ou externe.

Poudre

En format poudre, les fleurs de lamier se parsèment dans les aliments : de quoi doper ses assiettes détox !

Lotions et shampooings

Vous ne trouvez pas votre bonheur dans le commerce ? Pour réaliser une lotion de lamier blanc, infusez 10 g de plante sèche pour 200 ml d’eau durant 20 à 40 minutes, à couvert, sans dépasser les 80 °C. Utilisez-la comme soin de la peau ou comme produit capillaire.

 

Photo de lamier blanc en tisane
Photo de lamier blanc en tisane

Lamier blanc : une plante comestible ?

Tout à fait ! Ses jeunes pousses aromatiques se consomment crues en salade, mélangées à d’autres variétés cultivées plus douces. Cuites, ses feuilles se cuisinent façon tombée d’épinards, et se glissent aisément dans une quiche, un gratin, ou une soupe de légumes.

Lamier blanc en recette

Si vous revenez de cueillette, revisitez vos omelettes avec cette variante au lamier blanc !
Type de plat Main Course
Cuisine French
Temps de préparation 5 minutes
Temps de cuisson 10 minutes
Temps total 17 minutes
Portions 4 personnes
Calories 200kcal

Ingrédients

  • 8 œufs
  • 100 g feuilles de lamier blanc
  • 1 gousse d'ail
  • sel
  • poivre
  • huile d'olive

Instructions

  • Dans une casserole, chauffer un filet d’huile d’olive, puis ajouter les feuilles de lamier et la gousse d’ail écrasée. Couvrir et laisser réduire pendant 3 à 4 minutes.
  • Battre les œufs en omelette. Saler, poivrer, et ajouter le lamier cuit.
  • Dans une poêle huilée, versez l’appareil. Quand le dessous est bien doré, replier en deux.
  • Servir avec quelques pignons de pin et une salade de laitue croquante.

Des contre-indications ?

Très sécuritaire, le lamier ne présente pas de toxicité ni de contre-indication connue.

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