Le régime Antoine, une fausse bonne idée

Un seul type d’aliment par jour : le régime Antoine fit partie des régimes dissociés. Objectif, perdre le poids généré par les mauvaises associations alimentaires. Mais est-il réellement efficace et sans danger ? Toutes nos réponses.


Définition & principe de base du régime Antoine

Il sont nés dans les années 50 : les régimes dissociés se basent sur un principe nutritionnel théoriquement intéressant, la combinaison des aliments. De fait, la mauvaise digestion de mélanges inappropriés d’aliments nourrit moins bien l’organisme, qui les assimile mal et élimine moins bien.

Un régime qui veut en finir avec les mélanges inappropriés !

Le triptyque des régimes dissociés : les régimes Antoine, Shelton et Montignac. Les trois se basent sur le fait que tous les aliments ne se digèrent pas de la même façon : les protéines ont besoin d’un milieu acide, les glucides, d’un milieu basique. Or, nous mélangeons volontiers aliments acides (pain, céréales, viande, poisson, légumineuses) et aliments alcalins (légumes frais, produits laitiers, fruits).

Que penser du régime Antoine ?
Que penser du régime Antoine ?




Rien que des pâtes à la sauce tomate sont un mélange contradictoire. Et, à ce régime-là, même une tartine de pain beurrée ! Il n’est certes pas faux que les légumes s’associent très bien avec les protéines ou les féculents, mais que les protéines et féculents font nettement moins bon ménage : ô le gigot aux flageolets, ces derniers des glucides complexes et non des légumes.

La méthode radicale d’un aliment par jour

Difficile de s’y retrouver ? Le régime Antoine opte pour la méthode radicale : un seul aliment par jour pour, a priori, ne plus se tromper !

Une semaine type en suivant le régime Antoine :

  • Lundi, légumes ;
  • mardi, viande ;
  • mercredi, œufs ;
  • jeudi, lait ;
  • vendredi, poisson ;
  • samedi, fruits.
  • Pause le dimanche, où l’on peut manger ce que l’on veut.

Que penser du régime Antoine ?
Que penser du régime Antoine ?


Le régime Antoine se poursuit à raison d’une semaine par mois. Un régime « sec », interdiction de boire la moindre goutte d’eau au cours des repas. Si l’on peut manger la quantité de mono-aliment que l’on veut, celle-ci est limitée par la sensation de soif… et par la lassitude occasionnée par la monotonie.

Les limites de ce régime

En réalité, le régime Antoine revient à un régime hypocalorique : sur le court terme, la perte de poids peut être effective, mais le manque d’équilibre alimentaire et l’effet yoyo sont dénoncés. Le régime alimentaire revient à passer d’un déséquilibre alimentaire à un autre.

Autre inconvénient du régime Antoine, il ne respecte pas le rythme du corps humain, dont les apports énergétiques et en protéines et minéraux s’équilibrent de façon journalière. Le « lissage » hebdomadaire ne correspond pas à la réalité de l’organisme.

Un déséquilibre alimentaire pour un autre

Par ailleurs, s’il est bien pourvu en fruits et légumes, il ne l’est pas en protéines. Enfin, la meilleure digestion ne consiste pas non plus à devoir digérer un jour, une quantité importante de viande, le lendemain, de fruits.

Carences, troubles de la digestion, fatigue, convivialité quelque peu perturbée pour un résultat hypothétique sur la balance : l’inconvénient est que ces régimes extrêmes attirent les profils déjà en butte avec un équilibre alimentaire. Or, une fois de plus, s’astreindre à passer d’un déséquilibre alimentaire à un autre, n’est pas la bonne recette.




Et le régime Shelton ?

Le tout de façon un peu militaire ! Il est un peu la version drastique du régime Shelton, qui préconise un seul aliment, non plus par jour, mais par repas. Un régime basé sur une catégorisation des aliments récusée par le monde scientifique.

Qu’ils soient Antoine ou Shelton, les régimes dissociés sont donc la modélisation erronée d’un constat juste : notre santé et notre silhouette dépendent aussi d’une bonne combinaison des aliments.

Le régime Antoine, est, du reste, y compris passé de mode.

Découvrez tous les régimes alimentaires, leurs bénéfices et leurs limites :



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