Le régime Scarsdale, « has been »

Hypocalorique, hypoglucidique et hyperprotéiné, le régime Scarsdale ressortit des régimes turbo-amaigrissants, au mépris de sa santé.


Définition du régime Scarsdale

Un best-seller n’est pas systématiquement une référence…

Développé dans les années 50 par le cardiologue américain Herman Tarnower, le régime hypocalorique Scarsdale avait fait l’objet d’une publication à succès : au point que « The Complete Scarsdale Medical Diet » (1978) est considéré comme le premier régime alimentaire qui aura engraissé un nutritionniste.

Co-rédigé avec l’auteur de romans policiers Samm Sinclair Baker, le régime Scarsdale s’est fondé sur l’observation d’anciens prisonniers de la guerre du Vietnam : ceux qui avaient subi un internement en camps présentaient une meilleure santé cardio-vasculaire que les autres.



Libre à chacun d’apprécier l’aspect quelque peu cynique de cette observation. Le cardiologue américain en déduisit néanmoins qu’une alimentation sobre était plus bénéfique pour la santé qu’une nettement plus riche. Et mit au point ce régime éponyme de la ville de l’état de New York où il exerça.




Tout savoir du régime Scarsdale
Tout savoir du régime Scarsdale

Des résultats rapides et probants

Le principe de base : deux semaines de diète, deux semaines de stabilisation.

Le régime Scarsdale propose de perdre une moyenne de sept à dix kilos en quinze jours : selon la méthode de la diète calorique, obtenue par la prédominance des protéines.

Ce déficit de calories au regard de l’apport quotidien requis s’obtient, en effet, via la part réservée aux protéines (40%), au regard des glucides (30%) et lipides (20%) : si bien que ce régime ne prévoit pas de restriction de quantités pour celles-ci.




Un régime basé sur une alternance de deux semaines de diète stricte, suivies de deux semaines de stabilisation.

Le régime Scarsdale en pratique

En pratique, le régime Scarsdale autorise les viandes maigres (et dégraissées) et le poisson, les légumes verts, la salade exempte d’assaisonnement, deux tranches de pain par jour, les boissons telles que le café et le thé sans sucre, et de l’eau diététique.

Tout savoir du régime Scarsdale
Tout savoir du régime Scarsdale

Le « curiste » sort de table avec une légère sensation de faim. Et comble ses creux à l’estomac par des carottes et du céleri entre les repas.
Sont proscrits le sucre, les produits laitiers, les féculents et l’alcool.

La deuxième quinzaine de stabilisation se veut plus souple, autorisant en portion congrue glucides et lipides : le sucre reste proscrit, mais les fruits sont autorisés. Quant aux féculents, les pommes de terre ou les spaghettis ne sont pas plus autorisés. Mais deux verres de vin sont autorisés.




Le régime Scarsdale préconise ainsi d’alterner phases restrictives et de stabilisation, jusqu’à obtention du poids désiré.

Aussi en version végétarienne

Avis aux adeptes, la version végétarienne du régime Scarsdale existe désormais. Elle substitue les protéines animales par des protéines végétales : sont autorisés les avocats, les lentilles, les haricots blancs et rouges, les pois chiche, etc. Les légumes verts sont accompagnés d’une pomme de terre cuite à la vapeur.

En revanche le soja, très prisé des végétariens, est proscrit. Moins rapide que le régime Scarsdale classique, sa version végétarienne serait pourtant tout aussi efficace.

Un régime au risque de sa santé

Régime hypocalorique, hypoglucidique et hyperprotéiné, le régime Scarsdale est basé sur le triptyque « has been » des régimes amaigrissants rapides.

L’idée-même de perdre autant de poids en un laps de temps si court est une gageure. La reprise de poids est ensuite rapide : une diète drastique n’est pas de la rééducation alimentaire.




Surtout, cette diète se fait au mépris de l’organisme : il le force à transformer des protéines en énergie. Et pour ce faire, à puiser dans les muscles et les graisses. Résultat, ce que l’on appelle la « cétose » ou production d’acide cétonique, destructeurs pour le foie et les reins.

En résumé, le régime Scarsdale a pu pointer les risques d’une alimentation trop riche. Le fait qu’il ait été mis au point par un cardiologue n’en fait pas une référence. Depuis, la diététique a fait des progrès, auxquels il vaut mieux se référer.

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