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La mésange bleue, si jolie et tellement utile

Toute petite, la mésange bleue n’a pas peur de grand-monde : pourvu qu’elle trouve une cavité où nicher, elle fait son miel des insectes et pucerons qui sont votre damnation. Découvrez cette véritable amie du jardinier.

Description de la mésange bleue

En deux mots : un petit oiseau rondouillard et joliment coloré !

La mésange bleue appartient à la famille des paridés, autrement-dit des petits passereaux tout dodus : petits et ronds ! La mésange bleue en est elle-même un petit spécimen (environ douze centimètres), qui doit son nom à la couleur bleue de sa calotte, de ses ailes et de sa queue.

Son ventre est jaune, ce qui est joli, mais les liserés noirs de sa tête sont vraiment particuliers : on dirait des traits réalisés au pinceau noir sur le blanc de sa tête, dont deux figurent un collier et les deux autres relient le bec à la nuque en passant par les yeux.

Ses formes girondes sont portées par deux pattes toutes fines et très agiles : la mésange bleue est capable de sa suspendre à une branche la tête en bas ! Si son vol est fait de petits battements d’ailes saccadés, ses pattes lui confèrent une vraie réputation d’acrobate.

Quel est son habitat naturel ?

Au choix : forêts et nichoirs des jardins.

Question habitat, la mésange bleue se plaît à peu partout en Europe, en Afrique du Nord et en partie en Asie ; Une telle étendue de territoire fait dire qu’aujourd’hui, la mésange bleue a deux arbres généalogiques distincts, Cyanistes caeruleus en Europe et Cyanistes teneriffae en Afrique du Nord. Les deux se rencontrent peu, car la mésange bleue est de tempérament casanier.

Son habitat préféré est une cavité : du moment qu’elle est en hauteur. En somme, peu importe l’environnement ou presque, elle préfère habiter aux derniers étages. C’est même ce qui la distingue de sa cousine la mésange charbonnière : ainsi, pas de jalouses, sur un même territoire, l’une niche en haut et l’autre en bas !

La mésange bleue aime par-dessus tout la forêt de chênes qui est son habitat d’origine (mais elle n’habitera jamais dans une forêt de conifères), les bois, les haies arborées, les vergers, les parcs et votre jardin. C’est d’ailleurs l’une des vingt espèces d’oiseaux les plus répandus en Europe.

La mésange bleue, un passereau passionnant
La mésange bleue, un passereau passionnant


C’est aussi l’un de ceux qui se laisse le mieux observer : faute d’arbre, pas ingrate, la mésange bleue élit facilement domicile dans le nichoir que vous aurez installé à son intention. Pas de souci, vous pouvez lui faire jouxter la boîte aux lettres, la mésange bleue ne fuira pas, ni ne vous chipera vos factures.

Alimentation : un glouton des insectes : dites-lui merci !

La mésange bleue est une « grosse » gourmande, pour la plus grande joie des jardiniers : en bonne mère, la mésange bleue réserve les chenilles à ses oisillons, et pour sa part se délecte d’insectes, à s’en faire des ventrées ! Charançons, larves qui n’ont pas même le temps de devenir insectes, et ces derniers capturés en plein vol, la mésange ne fait pas de quartier.

Quant aux rosiers, elle est leur amie : elle les débarrasse des pucerons mieux que n’importe quel pulvérisateur chimique.

En hiver, il y a moins de toute cette faune à se mettre sous la dent : la mésange bleue complète alors son alimentation par des baies, les groseilliers à maquereaux si vous en avez, faute de gui qui reste sa baie préférée.

Et elle picore aussi quelques fruits, avec une préférence pour la peau des pommes. Mais la balance avantages-inconvénients entre la pomme qu’elle vous perfore et les insectes qu’elle avale est très nettement à votre avantage.

Ses caractéristiques : un oiseau intelligent

Elle sait même ouvrir une bouteille de lait !

Vous saviez que le poulpe est capable d’ouvrir un bocal. Eh bien la mésange bleue sait décapsuler une bouteille de lait : c’est ce dont se sont rendu compte des ornithologues anglais : à Londres, la petite bouteille de lait que déposait dans les années vingt le laitier sur le pas des portes, avait un petit capuchon métallique.

Ils se sont aperçus que les mésanges bleues savaient l’enlever ! Toutes les mésanges nichant en Angleterre surent ensuite le faire : mais sans avoir imité ni l’homme, ni les autres mésanges. D’ailleurs, les mésanges sauraient mieux faire les choses en les trouvant par elles-mêmes, par déduction, que par imitation : la nature n’a pas fini de nous en apprendre.

La mésange bleue, un passereau passionnant
La mésange bleue, un passereau passionnant

La reproduction de la mésange bleue

La mésange bleue se reproduit d’avril à juillet : pour ce faire, la femelle pond entre six et douze œufs, soit deux boites d’œufs. Elle couve ses œufs tachetés de roux pendant environ quinze jours, au bout desquels les oisillons sortent de leur coquille.

C’est là, que le travail parental commence : le bébé mésange a besoin de 300 à 500 becquées par jours ! Imaginez l’équivalent chez l’humain ! Momentanément rassasiés et assez solides, les oisillons commencent à quitter le nid dix-huit jours plus tard, pour devenir indépendants au bout de quatre semaines. Il ne vous reste plus qu’à prévoir un autre nichoir. Et à contempler vos beaux rosiers, garantis sans pucerons.

Pour en savoir plus

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Pascale

Née en 1960 à Dakar au Sénégal, Pascale est toujours un peu cet enfant qui a grandi au bord de la mer, même si elle vit aujourd’hui à Paris. Les obligations professionnelles de ses parents l’ont amené à voyager à travers le monde et à rejeter le matérialisme pour se concentrer sur l’humain. Quand elle arrive en France pour faire Sciences Po Paris, c’est un grand décalage qui l’attend. Elle conforte alors sa vision de la vie aux autres jeunes gens de son âge. Elle s’habitue à ce nouveau rythme, mais c’est la perpétuelle recherche du « reste du monde » qui la guide et la mène au journalisme. Elle découvre la radio, elle collabore d’ailleurs toujours à Radio Ethic, puis le média web. Ses domaines de prédilection : le sport, pour sa dimension d’échanges et partages, et l’écologie bien sûr. Elle la vit au quotidien en se déplaçant à bicyclette et trouvant toujours une astuce récup’ pour ne pas acheter neuf inutilement. Elle rejoint l’équipe de Toutvert.fr en 2016, dont elle devient rapidement un pilier central !

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