Maison au naturel

Le chauffe-eau solaire, s’il était fait pour vous ?

Faire des économies en se souciant de la planète

Le prix du gaz et de l’électricité vont augmenter. Et s’il était l’heure de passer à l’énergie du soleil, pour prendre votre douche ou faire la vaisselle ? Le tout est d’évaluer vos besoins et la faisabilité de l’installation. Focus sur le chauffe-eau solaire.

Chauffe-eau solaire et soleil

L’avantage évident du chauffe-eau solaire est le recours à l’énergie du soleil, inépuisable, propre, et rendant son installation indépendante de la fluctuation du cours des matières premières.

Quelle est la consommation d’un chauffage solaire ?

Que ce soit pour se laver, nettoyer sa maison, faire la vaisselle, etc, l’eau chaude représente environ 12% de l’énergie consommée par foyer.

En moyenne, un français consomme 50 litres d’eau chaude par jour, soit environ 20m3 par an. 93% de cette eau chaude est utilisée pour l’hygiène et le nettoyage, dont :

  • 39% pour les bains et douches,
  • 20% pour les WC,
  • 12% pour le linge,
  • 10% pour la vaisselle,
  • 6% pour la préparation des repas,
  • 6% pour des usages domestiques divers,
  • 6% pour le lavage de la voiture et l’arrosage du jardin,
  • 1% pour l’eau potable (cafetière, bouilloire)

Il s’agit bien sûr d’une moyenne, tout dépendant du type d’habitation et de la zone géographique, de la composition du foyer et de ses habitudes, un bain consommant 130 litres d’eau chaude, soit le double d’une douche, celle d’un enfant ne consommant que 20 litres d’eau chaude.

Quant à la facture, elle dépend de l’installation, l’électricité étant aujourd’hui plus onéreuse, mais le gaz restant non rentable pour une personne seule ou un petit logement.

Comment fonctionne un chauffe-eau solaire à partir d’un schéma ?

Schéma de fonctionnement d'un chauffe-eau solaire
Schéma de fonctionnement

Installation individuelle de chauffe-eau solaire

Quelles démarches ?

Afin d’installer un chauffe-eau solaire individuel chez vous, vous devez réaliser au préalable une déclaration de travaux auprès de votre commune, la pose des capteurs modifiant l’aspect de la toiture (même en cas d’intégration au bâti).

Si vous habitez dans un site classé, vous devez obtenir l’accord de l’architecte des Bâtiments de France. Si vous habitez un lotissement ou une copropriété, vous devez vous renseigner sur les règles en vigueur (couleurs, aspects, etc.).



Chauffe-eau solaire pour une maison

L’inclinaison de la toiture

Pour un rendement optimal des capteurs thermiques de votre chauffe-eau solaire individuel, ils doivent être idéalement disposés sur la face sud de votre toiture, avec une inclinaison de 40 à 50°. Avec une inclinaison à 45°, en été dans une région bien ensoleillée, 5m2 de capteurs solaires fournissent environ 300 litres d’eau chaude.

Les capteurs thermiques

Faute à bénéficier de ces conditions, les capteurs thermiques devront être plus importants ou bien d’une technologie plus élaborée. Il existe en effet deux principales technologies de capteurs thermiques :

  • Les capteurs plans sont composés de plaques et de tubes métalliques scellés dans un coffre rigide recouvert d’un vitrage spécial. Il s’agit de la technologie la plus commune, souvent amplement suffisante dans les régions à bon ensoleillement.
  • Plus élaborés, les capteurs à tubes sous vide sont des tubes en verre orientables, qui utilisent l’effet thermos afin d’éviter les pertes de chaleur. Plus onéreux de 10 à 20% que les capteurs plans, ils permettent ensuite une meilleuer économie d’énergie dans les régions plus froides.

Le ballon d’eau chaude solaire

Pour limiter la déperdition de chaleur, mais aussi le coût de l’installation, il faut réduire autant que possible la distance entre les capteurs thermiques et le ballon d’eau chaude. Également pour limiter la déperdition de chaleur, il est nécessaire d’installer le ballon d’eau chaude de préférence dans un local chauffé ou bien isolé.

Quel type de ballon d’eau chaude solaire ?

Il existe trois types de ballon d’eau chaude solaire.

  • Le chauffe-eau solaire à pompe électrique est aujourd’hui le plus répandu en France, car il peut s’installer sur presque tout type d’habitation. Les équipements sont séparés, le ballon d’eau chaude peut être placé où on le souhaite : dans un garage, une cave, les combles ou dans une salle de bain. C’est aussi le ballon le plus cher, en raison de la pompe électrique. Mais c’est aussi le plus résistant, même si nul n’est à l’abri d’une panne.
  • Avec le chauffe-eau à thermosiphon, l’eau remonte des panneaux solaires jusqu’au ballon quand elle est chaude et redescend en refroidissant. Le ballon doit donc être disposé plus haut que les panneaux solaires : en général, il est placé dans les combles, le panneau solaire étant fixé sur la partie la plus basse du toit. Moins cher que le chauffe-eau solaire à pompe électrique, puisqu’il n’a pas de pompe, le chauffe-eau à thermosiphon ne tombe pratiquement jamais en panne. Il est considéré comme le meilleur chauffe-eau en terme de qualité/prix, à ceci près qu’il vaut mieux le faire installer par un professionnel.
  • Enfin, le chauffe-eau monobloc fonctionne selon le principe du chauffe-eau solaire à thermosiphon, à la différence que les panneaux solaire et le ballon d’eau chaude forment un seul bloc, de ce fait posé au même endroit. C’est le système le moins cher à l’achat et le plus simple à installer. En revanche, sa disposition, dehors à même le sol, le rend moins rentable : il s’agit généralement d’une installation de complément.

Quelle taille du ballon d’eau chaude solaire ?

Connaître la consommation de votre foyer est essentielle, selon le nombre de ses membres et leurs habitudes. Pour une famille de 3 ou 4 personnes, il faut un ballon d’au moins 200 litres.

Attention, un ballon surdimensionné aux besoins ne sera pas un confort de plus, au contraire : si vous optez pour un ballon d’eau chaude solaire avec pompe électrique, vous consommerez inutilement plus. Par ailleurs, les bactéries ont tendance à s’installer dans l’eau chaude stagnant au fond du ballon, que vous n’aurez pas utilisée.

L’entretien du chauffe-eau solaire

Un chauffe-eau solaire nécessite peu d’entretien : tous les deux ou trois ans, il est cependant nécessaire de veiller à la pression du fluide caloporteur, à la bonne isolation du circuit hydraulique et de l’état de la pompe électrique si vous avez un chauffe-eau avec ce modèle.

Après un hiver rigoureux, le système à thermosiphon ou monobloc nécessite simplement une vidange du circuit hydraulique.

Chauffe eau solaire sur un toit

Quel est le prix d’un chauffe-eau solaire ?

Selon l’ADEME, s’équiper d’un chauffe-eau-solaire varie de 3 800 € HT et 5 500 € HT, avec une moyenne à 4300 € HT (installation pour une famille de 3-4 personnes, ballon de 200 à 300 litres, 3 à 5 m2 de capteurs).

Sans tenir compte des aides financières, le coût moyen total est de 5500 € HT (dont 1 300 € de main-d’œuvre) pour un chauffe-eau avec capteur posé sur la toiture, et de 6200 € HT (dont 1 650 € de main-d’œuvre) pour un chauffe-eau avec capteur intégré à la toiture.

Les aides pour faire des économies avec un chauffe-eau solaire

MaPrimRénov” est la principale aide publique à l’investissement dans un chauffe-eau solaire.

“MaPrimeRénov” est ouverte à l’ensemble des propriétaires, quels que soient leurs revenus, qu’ils occupent le logement à rénover ou le louent. Le montant de la prime est forfaitaire. Il est calculé en fonction des revenus du foyer et du gain écologique permis par les travaux. A noter que “MaPrimeRénov” est cumulable avec d’autres aides publiques, tels que les Certificats d’Economie d’Energie.

Notre avis : le chauffe-eau solaire, bientôt avec un chauffe-eau classique ?

Ne vous sentez pas refroidi par votre chauffe-eau électrique. Des chercheurs de l’Université de Cordoue, en Espagne, ont testé un chauffage solaire photovoltaïque, qui combine des panneaux solaires avec un chauffe-eau électrique classique, grâce à un boîtier de conversion électronique. Une installation qui permettrait d’avoir de l’eau chaude, même dans les régions peu ensoleillées. Un système encore en phase expérimentale.

Pascale

Née en 1960 à Dakar au Sénégal, Pascale est toujours un peu cet enfant qui a grandi au bord de la mer, même si elle vit aujourd’hui à Paris. Les obligations professionnelles de ses parents l’ont amené à voyager à travers le monde et à rejeter le matérialisme pour se concentrer sur l’humain. Quand elle arrive en France pour faire Sciences Po Paris, c’est un grand décalage qui l’attend. Elle conforte alors sa vision de la vie aux autres jeunes gens de son âge. Elle s’habitue à ce nouveau rythme, mais c’est la perpétuelle recherche du « reste du monde » qui la guide et la mène au journalisme. Elle découvre la radio, elle collabore d’ailleurs toujours à Radio Ethic, puis le média web. Ses domaines de prédilection : le sport, pour sa dimension d’échanges et partages, et l’écologie bien sûr. Elle la vit au quotidien en se déplaçant à bicyclette et trouvant toujours une astuce récup’ pour ne pas acheter neuf inutilement. Elle rejoint l’équipe de Toutvert.fr en 2016, dont elle devient rapidement un pilier central !

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