Animaux sauvages

Dian Fossey : portrait d’une primatologue qui a consacré sa vie à protéger les gorilles

Une grande dame !

Avec Jane Goodall et Biruté Galdikas, Dian Fossey fait partie du « Leaker’s Angels » ce trio de chercheuses, éthologues et primatologues qui ont consacré leur vie à une espèce de grand singe.

Dian Fossey a étudié les gorilles, ce qui a permis de mieux comprendre ces animaux et de les protéger. Grâce à son engagement, la réserve Gorilla au Rwanda a permis de sauver les gorilles des montagnes menacés par le braconnage !

Dian Fossey : biographie

Dian Fossey est née à San Francisco.  Elle débute des études de comptabilité puis se redirige vers l’ergothérapie.

Elle a toujours su depuis toute petite qu’elle voulait travailler avec les animaux et partir vivre en Afrique, malheureusement sa situation financière ne lui permet pas. 

Elle doit attendre d’avoir près de 40 ans pour poser le pied pour la première fois sur ce continent qui la fait tant rêver.

dian fossey - gorilles dans la jungle

Elle reprend parallèlement des études, elle passe différents diplômes et obtient à force de travail un doctorat en zoologie de l’Université de Cambridge en 1974.

Elle mène un travail pointu dans le Parc national des volcans au Rwanda. Elle apprend à y connaître les gorilles et décoder leur mode de vie.

Elle les décrit comme « dignes, très sociables, doux, avec des personnalités individuelles, et des relations familiales fortes ».

Quand est née Dian Fossey ?

Dian Fossey est née le 16 janvier 1932 à San Franscisco aux États-Unis. Ses parents divorcent alors qu’elle est encore très jeune. Elle entretient de mauvaises relations avec son père et son beau-père.



Jeune fille plutôt solitaire et timide elle se passionne très vite pour le monde animal et les trésors de la nature. Avant qu’elle consacre son temps aux gorilles elle s’occupait du seul animal qu’elle côtoyait : son poisson rouge. Son rêve dès son plus jeune âge est de partir découvrir le continent africain.

Qui était le mari de Dian Fossey ?

Après des études inachevées pour devenir vétérinaire, Dian Fossey entame des études d’ergothérapie et s’occupe d’enfants malades. Avide de voyages, elle démissionne et emprunte l’équivalent du montant de trois ans de salaire pour partir 6 mois en Afrique.

Aucune information n’est disponible concernant un éventuel mariage et tout force à penser que Dian Fossey n’était pas mariée.

Malgré cela, elle a travaillé avec de nombreux collaborateurs masculins. Elle a été envoyée en Afrique et encouragée par l’anthropologue Louis Leakey à rejoindre son projet d’étude des grands primates.

Elle a également étroitement collaboré dès 1976 avec André Lucas qui l’a aidée dans son combat contre le braconnage et à recenser des gorilles.

Où est enterrée Dian Fossey ?

Dian Fossey est enterrée au sein du Karisoke Research Center, un institut de recherche situé dans les montagnes des Virunga, dans la province de Ruhengeri au Rwanda. Ce centre est situé en plein cœur du parc national des volcans du Rwanda. Le centre Karisoke voit le jour en 1967. Son nom provient de la contraction entre les termes « Karisimbi » et « Bisoke » les deux volcancs entourant le centre.

Cet endroit est son sanctuaire, c’est là-bas qu’elle a étudié pendant 18 ans le comportement des gorilles. Dian Fossey avait confié à un journaliste très peu de temps avant sa mort qu’elle souhaitait être enterrée proche de ses gorilles. Ce souhait a été honoré car elle a été enterrée dans le cimetière qu’elle avait elle-même fait construire pour ses gorilles.

Dian Fossey, l’histoire d’une primatologue engagée

Dian Fossey est l’une des pionnières de la défense des grands singes.  Ses travaux scientifiques a permis de faire changer nos regards sur les gorilles. En 1969 elle a obtenu plusieurs bourses de la National Geographic Society lui permettant de lancer des recherches sur les gorilles menacés.

En janvier 1970 son histoire et sa rencontre avec les gorilles des montagnes fait la Une du magazine National Geographic Society. A cette époque elle avait déjà réalisé plus de 2000 heures d’observation de ces mammifères.

Dian Fossey a fait de nombreuses découvertes scientifiques. Son approche était très audacieuse pour l’époque, ce qui a divisé la communauté de chercheurs. Elle mène notamment l’expérience du miroir et étudie le comportement d’un gorille face à son reflet. Elle a également créé le centre de recherche « Karisoke » pour étudier ces animaux.

En 1974 elle obtient son doctorat en zoologie à l’Université de Cambridge. Son amour pour les gorilles a permis de remettre la lutte pour leur protection au-devant de la scène. Elle a lutté toute sa vie pour alerter sur la diminution progressive du nombre de gorilles.

Son combat contre le braconnage a été révélateur de son engagement. Lors de ses patrouilles quotidiennes elle enlevait méticuleusement tous les pièges rencontrés sur son chemin. Elle adoptait une démarche de protection active n’ayant pas peur de se mettre entre le braconnier et le gorille.

La mort de Dian Fossey

Elle est sauvagement assassinée le 26 décembre 1985, dans la cabane où elle vit au milieu du parc. Son meurtrier ne sera jamais identifié mais de forts soupçons pèsent sur les promoteurs des projets touristiques.

Tombe de Dian Fossey au milieu de la forêt

Son travail aura permis à la science d’une meilleure connaissance et compréhension de ces grands singes qui jusqu’à lors bénéficiaient d’une image très négative et étaient assimilés à des monstres.

La réserve du Parc de volcans qu’elle avait mise en place, a été préservée et grâce à elle, les gorilles peuvent aujourd’hui y vivre protégés.

Comment a été tuée Dian Fossey ?

Dian Fossey a été assassinée au Rwanda. Son corps a été découvert sans vie le 27 décembre 1985 dans sa chambre, dans la hutte qu’elle occupait en plein cœur des montagnes des Virunga. L’assassin a utilisé la machette qu’elle avait chez elle pour la tuer en lui assénant des coups sur le crâne.

Les enquêteurs ont trouvé des signes de lutte ainsi que son pistolet non chargé sous elle. Rien ne lui a été volé ni son matériel photo ni ses chèques de voyage. Les causes de cet assassinat sont toujours à ce jour non résolues. Un an après son meurtre, il y avait 280 gorilles recensés, aujourd’hui ils sont plus de 880.

Qui a tué Dian Fossey ?

L’assassin de Dian Fossey est toujours inconnu à ce jour. Pour accéder à sa chambre à coucher, l’assassin a soulevé une plaque en tôle de la hutte. Selon les enquêteurs, cela supposerait que ce dernier connaissait les lieux du crime et avait prémédité son acte.

Film de Dian Fossey

Souvent considérée comme l’une des primatologues les plus importante de l’Histoire, son livre de mémoires « Gorilles dans la brume » a été adapté au cinéma. Le film sort en 1988. Le rôle de Dian Fossey est interprété par Sigourney Weaver.

Livre de Dian Fossey

Toutes ses études sont rassemblées dans un livre devenu best-seller « Gorilles dans la brume » qui fera l’objet d’une adaptation cinématographique après sa mort.

En effet, si Dian Fossey lutte contre le braconnage et contribue à préserver les gorilles dans le Parc des Volcans, ce n’est pas au goût de tout le monde.

De nombreux braconniers agissent dans ce parc, tuent et massacrent les gorilles. Elle se bat aussi contre des projets touristiques qui menacent l’habitat de ses protégés. 

Elle a également énormément publié de notes et d’articles reprenant les résultats de ses recherches dans la revue « National Geographic Society ».

Gorilles dans la Brume de Dian Fossey

Le livre « Gorilles dans la brume : Treize ans chez les gorilles » est l’autobiographie de Dian Fossey. Ce livre paraît en 1983 peu de temps avant son assassinat. Dans cet ouvrage elle relate son expérience de vie avec la communauté des gorilles des montagnes et partage son combat pour la préservation de ces mammifères menacés.

Adeline

Née en 1983 dans le sud-ouest de la France, Adeline a grandi à la campagne avant de partir à Toulouse, puis Paris, pour poursuivre ses études. Diplômée en sciences de gestion, elle travaille en Allemagne et en Angleterre puis regagne Paris. A la naissance de son premier fils, elle décide de changer de vie professionnelle et de s’orienter vers un domaine qui a plus de sens pour elle, à savoir l’écologie et le développement durable. En 2013, elle rejoint Toutvert où elle peut s’exprimer par la plume sur des sujets de l’économie verte qui lui sont importants. Elle crée en parallèle une activité de conseils et sensibilisation au développement durable (www.environa.eu). En 2016, elle devient rédactrice en chef et responsable éditorial de Toutvert France.

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