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Wangari Maathai, 30 ans d’engagement pour la sauvegarde de la nature

Telle Dian Fossey et les gorilles dans la brume du Rwanda, Wangari Maathai a gagné une place d’honneur  parmi les défenseurs de la nature. Ses combats au Kenya lui valent d’être harcelée, molestée, emprisonnée. Mais personne n’arrêtera cette femme « à la peau d’éléphant » car « il faut bien que quelqu’un parle haut et fort».

Lenvironnement, la paix, l’amélioration des conditions de vie sont, selon elle, intimement liés. Les pauvres qui dépendent de la nature sont aussi ceux qui la détruisent, trop préoccupés par leur misère quotidienne pour s’inquiéter des dégâts durables qu’ils occasionnent.

La raréfaction des ressources naturelles d’un pays pousse ses habitants à se battre pour s’approprier le reliquat de nature indispensable à leur survie. Avec pour seul soutien ses convictions, elle fonde le « Harambee pour sauver la Terre  » en 1976, rebaptisé « Mouvement Ceinture Verte ».

Elle voit dans le reboisement de son pays un moyen de protéger la biodiversité, de préserver les sols, de créer des emplois notamment pour les femmes dont l’image a besoin d’être valorisée dans la société kenyane. Wangari Maathai commence alors par planter sept arbres dans le parc de Nairobi…

Après trente ans d’action, ce n’est pas moins de 20 millions d’arbres qui ont recouvert durablement le Kenya, 3000 pépinières qui se sont développées et 80000 emplois qui ont été créés. Ses méthodes essaiment en Éthiopie, au Zimbabwe, au Malawi, en Tanzanie ou encore en Ouganda.

Tant d’actions en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix ont finalement été couronnées de succès.  Prix Nobel de la Paix en 2004, Wangari Maathai est la première Africaine à être honorée de cette distinction. La militante écologiste kenyane est décédée en 2011 des suites d’un cancer à l’âge de 71 ans.

Sa plus grande fierté a toujours été « d’éveiller des citoyens ordinaires, en particulier les ruraux, aux problèmes écologiques et que grâce à cette prise de conscience, ces mêmes citoyens mettent les politiques au défi de protéger la nature ».

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