Maison & Jardin

Vivre en autonomie complète : les conseils clés !

Inspirez-vous et sautez le pas !

De plus en plus de personnes sont en recherche d‘autonomie. Mais toute notre société est liée à un système et des réseaux (eau, électricité…). Alors comment faire pour gagner cette indépendance ? Quels sont les pièges à éviter ?

Concept et définition de l’autonomie

Vivre en autonomie signifie ne plus dépendre d’un système, être totalement indépendant, en autosuffisance.

L’auto-construction d’une maison

Pour vivre en autonomie, il est souvent nécessaire d’acquérir des terres. Pour être chez soi et construire une maison qui permet ce mode de vie.

Après le choix du terrain, vient le temps de l’autoconstruction, la construction dit du « gros œuvre », c’est-à-dire des murs et du toit. Le premier conseil est d’utiliser les matériaux qui se trouvent à proximité de votre construction.

Par exemple, si votre terrain est argileux, prélevez de l’argile pour faire les murs. Si vous êtes proche d’une forêt, essayez d’utiliser un maximum de bois pour la construction.

Un excellent matériau isolant est la paille. Bien qu’un peu plus cher à l’achat que les matériaux précédents, il permet des économies de chauffage.

Si votre budget est serré, pensez aux chantiers participatifs. Des personnes viendront chez vous, vous aidez à la construction et vous donnez des conseils en échange du couvert et du gîte !

Pour le toit, plusieurs possibilités existent : tuiles en bois, tôles ou toitures végétalisées. Les toitures végétales sont assez tendance et apportent une très bonne isolation.

Maison avec toiture végétalisée
Maison avec toiture végétalisée

Les tôles sont moins esthétiques mais faciles à trouver et à poser. Les tuiles en bois nécessitent un peu de travail mais ont l’avantage de pouvoir être fabriquées sur place.



La partie la plus imposante du chantier est maintenant réalisée, mais tout l’aménagement intérieur reste à organiser pour que la vie en autonomie soit la plus pratique et agréable possible : chauffage, eau, cuisine…

Autonomie et indépendance alimentaires

Un point clé de l’autonomie est bien évidemment l’alimentation.

Avoir une maison avec un terrain permet aussi de cultiver son jardin et d’avoir éventuellement quelques animaux pour l’auto-production alimentaire. On compte environ 500m² de jardin (10m × 50m) pour un foyer de 4 personnes, ajoutez ensuite la surface de la maison et des espaces verts que vous souhaitez.

Cultiver son potager
Cultiver son potager

Pour cultiver votre alimentation il vous faudra avoir des compétences en jardinage / maraîchage et avoir les bons outils de jardinage.

Matériel pour vivre en autonomie

Quand le gros du chantier est réalisé, il faut encore penser à plusieurs points, notamment l’énergie. Il est important d’avoir le matériel et les appareils adaptés à un mode de vie plus simple et décroissant.

Le premier conseil est d’aménager son intérieur avec peu d’appareils électriques. Ensuite, il est possible d’installer des panneaux solaires ou d’avoir recours à la méthanisation, ce qui peut alimenter un groupe électrogène et donc produire de l’électricité.

Concernant l’eau, on compte environ 60m3 d’eau par personne et par an (potager compris). Il faudra donc installer des cuves de récupération d’eau de pluie de taille adaptée. Pour ces dernières préférez-les en béton ou acier qu’en plastique.

Pour traiter vos eaux usées, vous pouvez créer une petite station de phytoépuration, c’est à dire traiter l’eau par des plantes et organismes pour la rendre propre.

L’eau, ne la gaspillez pas, notamment en chasses d’eau ! Pour cela, construisez des toilettes sèches ! Un sceau, un coffrage en bois (une chaise percée par exemple), de la sciure de bois pour recouvrir, puis un compost ! Le tour est joué.

Vivre en autonomie au quotidien

La question du chauffage est importante. Le préalable est d’avoir bien isolé la maison (mur, toit et ouvertures). Ensuite, le plus courant est d’installer un poêle à bois central qui permettra à la fois de chauffer la maison et de cuisiner.

Pour chauffer l’eau, il est possible de fabriquer un chauffe-eau solaire. Il faut recouvrir un ballon d’eau d’un revêtement sombre qui absorbe la chaleur.

La gestion des déchets est aussi primordiale pour vivre en autonomie. La solution simple est d’en produire le moins possible en consommant des produits sans emballage. Pour ce qui est des déchets organiques, un compost ou des animaux se chargeront de les faire disparaître !

Pourquoi favoriser l’autonomie ?

Vivre en autonomie permet d’une part d’être plus résilient en cas de problème qu’il soit personnel (perte d’un emploi, éclatement familial…) ou plus global (épidémie, effondrement…).

Un autre avantage très important est de se recentrer de fait sur l’essentiel et de laisser le futile de côté.

Faire ses conserves
Faire ses conserves

Vivre en autonomie sans travailler

Est-il possible de vivre sans travailler ? La réponse est évidemment NON. Par contre il est possible de ne pas travailler pour un patron ou dans un système capitaliste.

Mais construire sa maison, cultiver et élever ses aliments, se chauffer, épurer son eau… demandent du travail quotidien et assidu.

Autonomie et philosophie

L’autonomie a été largement développée en philosophie et littérature. On peut citer en référence Thoreau, notamment dans son ouvrage Walden ou la vie dans les bois.

De nombreux autres auteurs prônent la simplicité, c’était le cas de stoïciens dès l’Antiquité et plus proche de nous de Pierre Rabhi.

Pour en savoir plus

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Adeline

Née en 1983 dans le sud-ouest de la France, Adeline a grandi à la campagne avant de partir à Toulouse, puis Paris, pour poursuivre ses études. Diplômée en sciences de gestion, elle travaille en Allemagne et en Angleterre puis regagne Paris. A la naissance de son premier fils, elle décide de changer de vie professionnelle et de s’orienter vers un domaine qui a plus de sens pour elle, à savoir l’écologie et le développement durable. En 2013, elle rejoint Toutvert où elle peut s’exprimer par la plume sur des sujets de l’économie verte qui lui sont importants. Elle crée en parallèle une activité de conseils et sensibilisation au développement durable (www.environa.eu). En 2016, elle devient rédactrice en chef et responsable éditorial de Toutvert France.

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