La vitamine D, plus encore que nous faire tenir debout ?

Notre médecin-traitant devrait régulièrement nous prescrire un séjour aux Baléares, tant la vitamine D est indispensable à notre organisme. Mais tout dépend à quelle dose et pourquoi. Suivez nos conseils !


Définition : qu’est-ce que la vitamine D ?

Si nous vivions dans le noir complet, nous serions tout mou des pieds à la tête, avec le moral à zéro : sans oublier pour ces messieurs, leur virilité en berne. Pas drôle. C’est en tous les cas scientifique, dérouler sa serviette de plage pour un bain de soleil et s’exposer à la moindre terrasse de café en hiver sont une nécessité vitale.

Un vrai besoin de soleil, alors pourquoi les Baléares ?

De fait, la vitamine D n’est pas active en tant que telle. En réalité, il s’agit d’une pro-hormone, un dérivé du cholestérol présent dans l’organisme (le plasma) et de façon plus concentrée dans l’épiderme. Or, ce dérivé « passif » du cholestérol ne devient « actif » que sous l’action des UVB du soleil.

Car les UVB  du soleil cassent le cycle de ce dérivé du cholestérol (l’7-déhydro-cholestérol de son petit nom) : alors seulement, l’organisme peut le synthétiser. Le foie le transforme « 25-hydroxy-vitamine D », dont les reins font de la vitamine D.



Ça y est, nos intestins vont pouvoir assimiler cette vitamine, qui est elle-même l’agent qui permet d’assimiler et de fixer le calcium et le phosphore.




En termes basiques et vulgarisateurs, ce n’est pas la peine de se gaver de camemberts si l’on vit dans une grotte : faute des UVB du soleil, notre organisme n’assimilera pas un micron de calcium.

Un vrai besoin de soleil sur la peau
Un vrai besoin de soleil sur la peau

L’alimentation, l’autre source de vitamine D

Où se situe le curseur ?

L’autre façon de s’approvisionner en vitamine D est l’alimentation : la légendaire huile de foie de morue, mais aussi et de façon plus digeste, le foie de morue, les œufs, les abats, les poissons gras que sont le saumon et surtout, au regard du taux de métaux lourds que celui-ci contient, la sardine et le maquereau, plus en amont dans la chaîne alimentaire.

Sauf que les proportions de vitamine D de l’organisme sont de 2/3 les UVB du soleil et 1/3 l’alimentation. Question : le soleil ne fait pas bon ménage avec la peau. Tout dépend de l’exposition et de votre peau. En moyenne, une exposition de dix minutes sous un soleil un peu plus pâlichon que celui des Baléares suffit.




Quant à votre peau, plus elle est foncée, plus elle a besoin d’une exposition importante, pour faire « provision » de cette vitamine.

Selon l’âge ?

Un soin particulier est porté aux bébés (sans les exposer au soleil), aux enfants au regard du risque de rachitisme, et aux seniors, féminins en particulier, en raison de l’ostéoporose.

Où placer le curseur ? L’Autorité européenne de sécurité des aliments estime à 15 µg (microgrammes), la dose quotidienne de vitamine D nécessaire à l’adulte. En France, la moyenne est plutôt de 5 µg : un peu carencé, le parisien ? Si les couloirs du métro ne sont pas l’idéal, le petit jogging dominical, les bras nus, même en plein hiver, remettent le mécanisme en action.

Chez les enfants aussi
Chez les enfants aussi

Quels sont les bienfaits de cette vitamine ?

Pas seulement le squelette

Notre squelette n’est pas le seul à avoir besoin de vitamine D. Celle-ci est également utile à la fonction cardiaque, à nos poumons, à la digestion, et aussi à ce que l’on appelle l’apoptose, c’est-à-dire à la mort génétiquement programmée de nos cellules. La vitamine D entre donc dans la non-prolifération cellulaire.




Anti cancer, que la vitamine D ?

Elle serait également précieuse pour notre système immunitaire. Mais là, la communauté scientifique n’a pas un avis unanime. Une certitude, dans le cas des maladies auto-immunes, notre système immunitaire se retourne contre nous : ainsi de la sclérose en plaques, où les lymphocytes s’attaquent à la myéline, la gaine des nerfs.

Selon certains, la vitamine D freinerait l’action destructrice des lymphocytes. Des personnes atteintes de sclérose en plaques auraient moins de « poussées » de la maladie, grâce à la vitamine D.

De même, la vitamine D aiderait à mieux assimiler le traitement contre la maladie d’Alzheimer.

Faux, répondent les autres, la vitamine D signalerait l’état de dégradation de l’organisme. Supplémenter en vitamine D n’aurait aucune incidence sur ces pathologies.

Bon, alors, chez nos congénères préférés

Le désir sexuel n’est pas que dans la tête… la testostérone contenue dans le sang ne s’en porte que mieux, en présence de vitamine D. Il faut donc une dose d’envie, de la testostérone, et de la vitamine D.

Évitez tout de même de se shooter à la vitamine D, en surdose, celle-ci est toxique pour l’organisme.

Pour aller plus loin dans le sujet

La rédaction vous suggère ces autres articles santé :



Outbrain

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *