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La viorne, la plante des troubles gynécologiques

Le saviez-vous ? L’arbuste qui enorgueillit votre jardin par sa belle floraison, accompagne aussi toute la vie féminine. Focus sur la viorne.

La viorne, présentation

Dans un jardin, la viorne (Viburnum prunifolium) est un arbuste très apprécié pour sa superbe floraison en plein hiver ou au printemps, selon les variétés. Sur les quelque cent cinquante variétés de viornes existantes, la grande majorité sont caduques et donnent à l’automne, de splendides couleurs.

Pas très compliqué d’embellir son jardin : elle aime le soleil indirect ou la mi- ombre, pourvu que le sol pas trop calcaire, reste frais. Ces conditions réunies vous donneront un arbuste d’un mètre cinquante à quatre mètres, parfait pour des massifs champêtres.

Quand la viorne « boule de neige » accroche ses fameux pompons au printemps, la chinoise a un port étalé et une double floraison, blanche au printemps, subtilement colorée à l’automne.

Quant à l’obier, elle s’inscrit littéralement dans la tradition slave : ancrée dans la tradition russe –la célèbre chanson Kalinka, « petite baie d’obier » -, elle est aussi l’emblème ukrainienne, une (autre) chanson ayant été l’hymne de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne. Encore en Ukraine, l’obier symbolise la douceur féminine. Toutes les mœurs sont dans la nature…

Attention, ses baies sont toxiques (risques de troubles digestifs). Ne pas les consommer telles quelles. En revanche, ce sont de très bons fruits pour les oiseaux.

La viorne, la plante de troubles gynécologiques

Chez nous aussi, elle a un usage féminin : antispasmodique et astringente, elle apaise les inconforts de la féminité, depuis le cycle menstruel douloureux jusqu’au collapsus utérin, en passant par les règles abondantes, les nausées de la grossesse et les douleurs post-partum.

La viorne, veinotonique et contre les crampes

Toujours parce qu’elle est astringente, elle est aussi un veinrotonique, recommandé en cas de jambes lourdes ou d’hémorroïdes.

Et elle régule aussi le transit intestinal, si bien qu’elle est conseillée en cas de constipation.

En cas de crampes musculaires, un massage de viorne sous forme de crème fait bien l’affaire.



La viorne, les principales variétés

Obier

La viorne (obier) sauvage pousse en lisière de bois et bordures de chemin. C’est elle, qui au printemps forme de larges ombelles plates et blanches. A l’automne, ses fruits rouges apparaissent, à ne pas manger.

Viorne tin

C’est la variété méditerranéenne. Couramment appelée laurier-tin (rien à voir avec le laurier-sauce ou cerise), elle ne craint ni le Mistral, ni les embruns. Lui aussi arbuste de haie, il a l’avantage de s’accommoder de tous les types de sols. Et donne des boutons roses au printemps, suivis de fleurs blanches, puis de fruits virant au noir : sachant que l’on peut avoir les trois teintes en même temps !

Viorne plicatum

Viburnum plicatum est la viorne chinoise. Elle comprend plusieurs variétés, dont la « Mary Millton », qui explose au printemps en pompons roses qui n’ont rien à envier à la viorne boule-de-neige. Quant à la « pink beauty », elle est l’une des rares espèces à pouvoir se planter en en pot… pourvu qu’il soit de bonne taille.

Viorne lantane

Viburnum lantana fait partie du patrimoine naturel de la Picardie : appelée « puingne », elle servait à faire les liens souples des fagots et des toits de chaume.

Viorne boule de neige

Viburnum opulus est celle qui enorgueillit haies et massifs, de préférence au nord de la Loire, de ses boules de neige qui éclatent au printemps. C’est également cette variété qui entre le plus en phytothérapie.

Belle plante de massif, intéressante en phytothérapie
Belle plante de massif, intéressante en phytothérapie

Viorne burkwoodii

Viburnum x burkwoodii est un croisement de la entre la viorne « utile » et celle de Carles, celle-ci fleurissant plus tôt. La burkwoodii a des fleurs en forme de petites étoiles, au délicieux parfum de fleur d’oranger. Une plante à la fois élégante et rustique, facile à entretenir et qui supporte aussi bien le soleil que les températures négatives.

Viorne de Bodnant

La viorne d’hiver a des fleurs d’un rose dragée so british : normal, le Jardin de Bodnant est ce havre d’horticulture au Pays de Galles, créé par une famille voici cinq générations là même où se situe le Parc national de Snowdonia. Sous protection environnementale. Une bonne découverte de vacances.

Bourgeons de viorne : bienfaits

La gemmothérapie (branche de la phytothérapie qui utilise les propriétés des tissus embryonnaires végétaux en croissance) recourt aux bougeons de viorne lantane pour apaiser les allergies respiratoires à caractère asthmatique.

A la saison du pollen, des gouttes de bourgeon de viorne (sept en huit le matin dans un verre d’eau) apaisent l’asthme. En hiver aussi, il soulage les bronchiolites.

La viorne, comment la consommer ?

En homéopathie, la Viburnum opulus est celle qui soulage les maux féminins : elle existe sous la forme de « 30 CH », pour les règles douloureuses. La prise conseillée est de trois granules toutes les dix minutes, à espacer au fur et à mesure.

En cas de nausées, spasmes et douleurs, la viorne opulus « 9 CH » est plus forte. Les prises sont identiques, trois granules toutes les dix minutes, à espacer avec l’apaisement des douleurs ou contractions.

En teinture-mère (gouttes à diluer dans une verre d’eau), elle apaise également les douleurs au niveau de l’utérus. Attention, une teinture-mère contenant de l’alcool, elle est déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes.

Si la phytothérapie apporte un confort, elle ne représente ni un diagnostic, ni des soins. En cas de persistance des troubles, vous devez impérativement consulter un médecin.

Pour en savoir plus

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Pascale

Née en 1960 à Dakar au Sénégal, Pascale est toujours un peu cet enfant qui a grandi au bord de la mer, même si elle vit aujourd’hui à Paris. Les obligations professionnelles de ses parents l’ont amené à voyager à travers le monde et à rejeter le matérialisme pour se concentrer sur l’humain. Quand elle arrive en France pour faire Sciences Po Paris, c’est un grand décalage qui l’attend. Elle conforte alors sa vision de la vie aux autres jeunes gens de son âge. Elle s’habitue à ce nouveau rythme, mais c’est la perpétuelle recherche du « reste du monde » qui la guide et la mène au journalisme. Elle découvre la radio, elle collabore d’ailleurs toujours à Radio Ethic, puis le média web. Ses domaines de prédilection : le sport, pour sa dimension d’échanges et partages, et l’écologie bien sûr. Elle la vit au quotidien en se déplaçant à bicyclette et trouvant toujours une astuce récup’ pour ne pas acheter neuf inutilement. Elle rejoint l’équipe de Toutvert.fr en 2016, dont elle devient rapidement un pilier central !

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