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Vendre des fruits et légumes « imparfaits », une solution contre le gaspillage alimentaire

Haricots jugés trop longs ou pas assez verts, pommes jugées trop petites ! Les normes esthétiques requises par la grande distribution pour qu’un fruit ou un légume soit considéré comme un produit de qualité sont impitoyables.

Aux Etats-Unis, d’après un récent sondage publié par le Conseil de défense des ressources naturelles (Natural Resources Defense Council), jusqu’à 30% des produits frais sont ainsi recalés. Ce qui ne sont pas jetés sont transformés en jus, ou servent à nourrir le bétail.

La raison de ces fruits et légumes laissés pour compte : ils ne répondent pas aux critères esthétiques des supermarchés et des épiceries. En effet, ils doivent respecter des normes de poids, de couleur, de taille. Mais, ces déchets ont un coût !

Le ministère américain de l’Agriculture estime que les grandes surfaces jettent chaque année l’équivalent de 11,2 milliards d’euros de fruits et légumes à la poubelle.

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Cette sélection représente un véritable gaspillage de nourriture, d’argent et de ressources alors même que les supermarchés n’ont pas d’obligations légales d’imposer des normes esthétiques.

L’organisation américaine de lutte contre le gaspillage FoodStar et la chaîne de supermarchés Andronico’s Community Market ont donc décidé de briser cette barrière des normes et de les vendre quand même. Des carottes rabougries, des pommes difformes ou des navets légèrement noircis.

Pour le cas des pommes, un responsable de la chaîne rappelle qu’elles étaient en parfait état. Ces pommes étaient juste considérées d’un niveau de qualité inférieur selon les critères des épiceries traditionnelles. Elles étaient également trop petites pour être utilisées comme tarte aux pommes, compote, et collations des Happy Meal de chez McDonald.

En fait, elles étaient sur le point de devenir des pommes au caramel pour Halloween, mais elles ont été retirées à cause de la baisse des commandes. Compte tenu de cette situation, ces pommes auraient normalement été transférées vers le marché des jus s’il y avait eu une demande, ou pour nourrir le bétail ou dans une décharge. En les ayant intercepté, FoodStar et Andronico veillent à ce que ces pommes soient utilisées de la meilleur façon possible : alimenter les individus avec des aliments frais et à prix abordable.

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Bien que le programme vienne d’être lancé, Mr Packman rapporte que « jusqu’à présent, ça se passe très bien, nous avons déjà vendu plus de deux tonnes de pommes, tout en améliorant nos ventes générales de produits ». 

Dans cette histoire, tout le monde est gagnant. Pour Andronico, c’est une façon d’offrir à leurs clients des produits à meilleur prix. Pour FoodStar, qui fournit les produits, c’est une manière d’utiliser des produits à leur meilleur avantage – plutôt que d’être jetés (…) Et les consommateurs bénéficient d’un sac de pommes à moitié prix.

Le calibrage des fruits et légumes est la source de nombreuses pertes, déjà au moment de la production. Un rapport du Parlement européen sur le thème du gaspillage estime d’ailleurs que « les exigences relatives à la qualité extérieure … sont à l’origine de nombreux rejets superflus qui font augmenter la quantité de denrées alimentaires gaspillées ».

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