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Après le Vélib’ et l’Autolib’, Anne Hidalgo présente le Scootlib’

Se basant sur un modèle existant déjà « à Barcelone et à San Francisco », Anne Hidalgo, candidate socialiste à la mairie de Paris, a présenté le 9 mars dernier au Journal du Dimanche son projet baptisé « Scootlib’ », surfant sur le succès de l’actuel maire de Paris Bertand Delanoë avec le Velib’ et l’Autolib’.

Reprenant l’idée des scooters électriques en libre-service de ses alliés du Parti radical de Gauche (PRG) datant de 2008, Anne Hidalgo souhaite grâce à cette proposition répondre à une demande qui se développe à Paris, « où on constate une envie croissante de se déplacer en deux-roues motorisées », argumente-t-elle dans le JDD.

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Les Scootlib’, « silencieux et non polluants » selon la candidate PS, devraient fleurir au nombre de « 3 000 et 5 000 » pour « 700 stations de rechargement », dont des modèles à énergie solaire pourraient être expérimentés, dans la capitale. Et ses alentours ? « Je n’en ai pas encore parlé avec les maires de banlieues, mais je suis sûre qu’ils seront très motivés par l’aventure », assure Anne Hidalgo, qui souhaite également « travailler à l’échelle métropolitaine ».

Les deux-roues électriques devraient être rechargeables en 3 heures, pour une autonomie de 40 à 90 kilomètres, si le projet est réalisé et si, au préalable, Anne Hidalgo est élue. Les prix pourraient osciller de 3 à 10 euros de l’heure pour un Scootlib’, dont chaque modèle sera équipé d’un système de géolocalisation afin de lutter contre les vols.

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Plusieurs points restent encore à éclaircir, notamment le type de scooter qui sera développé pour remplir les bornes. En effet, selon le JDD, la candidate hésite encore entre un modèle 50 cm3 et 125 cm3. Le premier permettra aux usagers âgés de 14 ans et titulaires d’un brevet de sécurité routière d’emprunter le Scootlib’, tandis que le second ne sera accessible qu’à l’âge de 16 ans avec un permis A1. « Nous ciblons une population active et jeune, moins familiale que pour Autolib’ », précise Anne Hidalgo. Préoccupée par la problématique de l’hygiène, la candidate assure que les casques seront « régulièrement nettoyés, désinfectés et contrôlés ».

Face à elle, la candidate UMP Nathalie Kosciusko-Morizet propose elle aussi d’œuvrer en faveur des « 150 000 conducteurs de deux-roues », et de créer 50 000 places de stationnement supplémentaires dans la capitale, contre 20 000 pour sa principale adversaire aux municipales.

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