Annabelle Boudinot est passionnée de voile et d’écologie, et cette année, elle a relevé un défi ambitieux : traverser l’Atlantique avec un bateau en fibre de lin.
Son voilier « écolo », baptisé agro650, a été partiellement réalisé à partir de fibres de lin, une alternative à la fibre de verre (issue, elle, de la pétro-chimie).
En réalisant cet exploit sur un bateau contenant des fibres végétales, la jeune navigatrice veut démontrer que celles-ci sont viables dans le temps et en milieu hostile.
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Cela devrait encourager les constructeurs de bateau mais aussi les autres industries à passer d’une phase expérimentale à une phase de production et d’utilisation de ces fibres dans notre vie de tous les jours.
Même si les fibres végétales connaissent un intérêt croissant qui ne se limitent plus aux seules industries papetière et textile, ce matériau est encore utilisé dans la construction et l’automobile seulement à titre expérimental (on trouve ces fibres dans des matériaux composites).
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Cette fibre est pourtant beaucoup moins polluante. La raison à cela : elle est produite localement et plus saine à mettre en œuvre. Son bilan carbone est donc bien meilleur que celui de la fibre de verre.
De plus, le modèle des fibres végétales est reproductible avec d’autre fibres produites ailleurs dans le monde (par exemple le jute au Bangladesh).
Le projet agro650 est présenté dans cette vidéo :

La jeune femme effectuera en solo la traversée de l’Atlantique, à partir du 13 octobre 2013, dans le cadre de la Mini-Transat pour rejoindre la Guadeloupe avec une escale aux Canaries.
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Et la résine ?