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Trafic aérien, quel impact pour l’environnement ?

En constante augmentation depuis plusieurs dizaines d’années, le trafic aérien mondial n’est pas sans conséquences pour l’environnement.

Selon les chiffres de l’IATA (l’Association internationale du transport aérien), publiés le 31 octobre dernier, le trafic aérien mondial de passagers a augmenté de 5,5 % en septembre 2013, par rapport à septembre 2012 (+ 5,7% pour le trafic international, + 5,1% pour le trafic domestique).

Des chiffres inquiétants, notamment quant à la pollution atmosphérique liée à une telle évolution. Si l’avion, en se modernisant, est devenu de plus en plus propre, le trafic aérien reste le mode de transport le plus polluant. Il présente en effet la consommation d’énergie primaire et le taux d’émission de CO2 les plus hauts. Ajouté à cela, le fort rejet par les appareils d’oxyde d’azote, de dioxyde de soufre, de monoxyde de carbone et de vapeur d’eau notamment.

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Selon un rapport publié en août 2011 par la Direction générale de l’aviation civile, ce mode de transport représente 0,9% des émissions de CO2 en France, loin derrière le trafic routier (31,2%) et l’industrie manufacturière (22,9%). Des chiffres toutefois en nette diminution, en ce qui concerne le trafic national (- 26% d’émission de CO2 entre 2000 et 2011), dû notamment «au report modal au bénéfice du TGV », explique le rapport.

A l’échelle mondiale, l’aviation cumule 2% des émissions de gaz à effet de serre. Un pourcentage qui devrait augmenter, en corrélation avec la hausse du trafic aérien.

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D’autres facteurs sont également à prendre en compte, notamment les conséquences sur la santé publique, concernant les zones de populations survolées.

Advocnar, l’association de défense contre les nuisances aériennes, émet l’hypothèse d’un lien entre la hausse des hospitalisation des enfants de moins de 15 ans pour cause d’asthme (+6% entre 2005 et 2006 en Île-de-France) et le trafic aérien.

Pour lutter contre les nuisances liées à ce mode de transport, L’IATA, qui regroupe 93% du trafic de passagers dans le monde et pas moins de 230 compagnies aériennes, s’est engagée, en 2007, à fortement réduire les émissions de dioxyde de carbone (-25%) d’ici 2020.

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