Le tocophérol, autrement dit vitamine E

Découvrez tous ses bienfaits pour la prévention des maladies liées à l’âge

By Pascale

Le tocophérol, indispensable à la santé

Ce n’est pas la vitamine la plus grand public. Elle n’a pas non plus livré tous ses secrets à la science. Mais une certitude, c’est un antioxydant important pour le système cardiovasculaire. Zoom sur le tocophérol.

Définition du tocophérol

La vitamine E est en réalité un ensemble de huit molécules, dont l’alpha-tocophérol est la plus active et la plus répandue dans l’alimentation.

Elle fut d’abord appelée « Facteur X », à la suite de l’expérience menée en 1922 à l’université de Berkeley : les femelles de rats carencées tombaient enceintes, mais le fœtus ne se développait pas.

Pas de sexisme, des expériences ensuite menées à l’université de l’Arkansas démontrèrent que les rats mâles carencés devenaient stériles ! Cela était également dû à sa manque, du grec tokos (progéniture) et pherein (porter).

Chez l’Homme, le rôle démontré de la vitamine E est tout autre. Identifié en 1936 à partir de l’huile de germe de blé par les chimistes Herbert Evans et Oliver Emerson, il est un antioxydant indispensable.

Son rôle : un antioxydant pour le cœur et les maladies liées à l’âge

Le tocophérol de la vitamine E protège les bons lipides : ceux qui entrent dans la constitution de la membrane des cellules, et ceux qui transportent le bon cholestérol dans le sang.

Comment ? L’organisme produit des radicaux libres. Leurs électrons « célibataires » déstabilisent les autres molécules, qu’ils transforment à leur tour en radicaux libres. Une réaction en chaîne qui endommage les protéines, les lipides et l’ADN.

En interaction avec d’autres nutriments (la vitamine C, le sélénium), il neutralise ces radicaux libres, d’où son rôle dans la prévention des maladies cardio-vasculaires et de l’athérosclérose.

Par son effet antioxydant, le tocophérol pourrait également entrer dans la prévention des maladies liées à l’âge, oculaires en particulier (la dégénérescence maculaire ou DMLA et la cataracte), mais aussi l’arthrite et la baisse des défenses immunitaires. Et il pourrait avoir une efficacité au stade précoce de la maladie d’Alzheimer. Mais rien de démontré jusqu’à présent.

Un conservateur de l’alimentation

Ses petits noms de code sont E 306, 307, 308 et E 309 : le tocophérol préserve les aliments de l’oxydation. Ce conservateur qui évite aux aliments de rancir ne représente alors pas un apport en vitamine E pour l’organisme.

Une carence rarissime

L’apport journalier recommandé est de 15 mg pour un adulte. Liposoluble, la vitamine E n’est pas détruite par l’organisme : il la stocke dans les graisses.

Si bien qu’une carence peut éventuellement toucher le prématuré qui n’a pas encore de telles réserves, être liée à une maladie chronique de l’intestin, ou bien le résultat d’une carence sur le long terme. Mais une alimentation équilibrée chez un individu en bonne santé pourvoit à ses besoins.

Le tocophérol, dans quels aliments ?

Il est présent dans les principales huiles végétales (huile de germe de blé bien sûr, mais aussi dans l’huile d’arachide, de colza, dans l’huile d’olive, dans l’huile de noisette, huile de pépin de raisin, de tournesol, d’argousier), mais aussi dans le soja, le thon, les fruits rouges comme mûre et cassis, l’avocat, la tomate, les épinards, le persil, les œufs, le fromage, le beurre. Soit dans une bonne part de l’alimentation courante.

Le tocophérol dans les cosmétiques

C’est l’avantage des cosmétiques bios : être exempt de produits toxiques. Le tocophérol évite aux cosmétiques et huiles naturelles de rancir. Il fait partie de la liste INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients) des produits autorisés.

Petite précaution, les cosmétiques conventionnels vantent leur teneur en tocophérol, pour faire « bio » : tant qu’à faire, préférez un produit bio. Et lisez l’étiquette : les ingrédients doivent y être inscrits par ordre décroissant. Si le tocophérol arrive en fin de liste, c’est qu’il n’y en n’a pas beaucoup.

Quid d’une supplémentation ?

L’organisme ne détruisant pas la vitamine E et la stockant, une supplémentation en vitamine E doit d’autant moins se faire sans avis médical, que ses effets restent, à ce jour, incertains. Certaines études ont démontré qu’un apport supplémentaire augmentait les risques de cancer de la prostate et, par ailleurs, les AVC.

Le lien entre antioxydant et conséquences sur l’organisme n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît.

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