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Le tir à l’arc, la tête et les épaules

Le saviez-vous ? La Corée du Sud est aujourd’hui le pays qui fait trembler les autres : pas question de nucléaire, mais de tir à l’arc ! Depuis les Jeux Olympiques de Séoul de 1988, sa cible est le podium des Jeux Olympiques. Rassurez-vous, pas question de mettre de petits coréens en rangs d’oignon : juste à l’entraînement à plein temps, sur le toit de leur école.

Histoire du tir à l’arc : avant d’être un sport, c’était une arme

En France, le tir à l’arc est une tradition qui rime avec quelques pages d’Histoire : eh oui, Azincourt ! Le 24 octobre 1415, cet épisode de la Guerre de Cent Ans a signé la défaite française sur les anglais pourtant nettement moins nombreux. Car ce fut la déroute de la cavalerie sur l’archer. Ahala, mettre dans le mille à distance, c’était drôlement malin !

Le tir à l’arc avait pourtant servi à l’homo erectus pour la chasse. Mais voilà, ce sont les anglais qui y ont pensé. Et toc ! Jusqu’au jour où l’arme à feu a relégué le tir à l’arc au vestiaire militaire. Il reste le sport : ouf, c’est moins la boucherie de ce côté-là. Et même plus du tout.

Tir à l’arc : un sport, plusieurs disciplines

Le tir à l’arc obéit bien sûr à des règles, selon l’affiliation à la vénérable World Archery Federation (ce qui est le cas de la Fédération Française de Tir à l’arc), qui en est la version giron olympique. Créée aux États-Unis en 1970, l’International Field Archery Association promeut quant à elle, le tic à l’arc en environnement naturel : un petit côté retour aux sources.

En réalité, l’une et l’autre ont des pratiques toujours en évolution. Retenez que le tir à l’arc se pratique en salle, en extérieur, en campagne, sur des parcours de différentes distances, à ski, et même en 3D. L’embarras du choix !

Tir à l'arc, un véritable sport de précision et concentration
Tir à l’arc, un véritable sport de précision et concentration

Si vous êtes en mode compétition, le tir en salle consiste à tirer à l’arc sur une distance de 18 mètres (pas mal…) pour atteindre le cœur d’une cible ou blason de 40 centimètres, ou bien de 60 centimètres à une distance de 25 mètres.

Le tir à l’arc en campagne, lui, se pratique en championnat de France, il se pratique sur terrain accidenté, en sous-bois ou bien à découvert, avec 24 cibles à atteindre, dont la moitié au préalable identifiées, et les autres à découvrir.

Le ski-arc est la version « tir à l’arc » du biathlon olympique, qui consiste en un parcours de ski de fond alternant avec des cibles à atteindre. Quant au tir à l’arc à cheval, il se pratique malgré tout, même s’il n’est pas une « tradition de chez nous » : ce sont les mongols, qui tiraient à l’arc à cheval. En ont hérité le Japon, la Corée… et la Hongrie, celle-ci ayant été envahie par les Huns.

Le matériel nécessaire

Vous êtes plutôt arc classique ou arc à poulie ?



L’arc classique est celui des Jeux Olympiques : il a le droit d’être équipé d’un viseur avec point de mire, d’un clicker qui sert de contrôleur d’allonge, et d’un stabilisateur (ce dernier permet de mieux viser et d’absorber les vibrations de la flèche). La version nue de l’arc classique se pratique aussi : c’est le barebow, soit uniquement un arc avec une corde et une poignée.

L’arc à poulies, lui, dispose d’un viseur avec loupe, et la flèche est déclenchée par un « décocheur » : les archers ne posent jamais les doigts sur la corde.

Autres équipements, évidemment des flèches, un carquois, des gants, et des vêtements adaptés au plein air si besoin.

Tir à l'arc, un véritable sport de précision et concentration
Tir à l’arc, un véritable sport de précision et concentration

Le tir à l’arc, un sport d’adresse complet

A sa manière, le tir à l’arc est un art martial. Il n’autorise pas une grande marge d’erreur : mais quelle satisfaction, d’y arriver ! Toute une culture de la concentration et du contrôle, en faisant abstraction du bruit alentour, du vent, etc. Une fois la première cible atteinte, il y a les autres : il faut être constant, pour renouveler l’exploit.

Physiquement, le tir à l’arc fait surtout travailler le haut du corps : bien sûr les bras et les épaules, mais aussi le dos et les abdos. D’ailleurs, contrairement aux apparences, le tir à l’arc fait travailler le corps de façon symétrique.

Le bas du corps ? Oui aussi, par la position des jambes pour bien se stabiliser. Et puis, la marche pour aller récupérer et flèches, et surtout si vous pratiquez le tir à l’arc en plein air, pour vous rendre d’une cible à l’autre, vont vous faire quelques kilomètres.

Au point que le tir à l’arc est considéré comme une activité physique qui fait perdre des calories : concentration et dépense musculaire, c’est le couple gagnant.

Autre avantage ? Ce sport est plutôt une passion. Vous avez plaisir à échanger vos impressions et à progresser entre passionnés. Sachant que le tir à l’arc est un sport qui se pratique à différents niveaux : depuis l’âge de 8/10 ans, sans limite d’âge ensuite. Si vous êtes senior et contrairement à d’autres activités physiques, vous n’aurez pas le regret d’avoir à raccrocher le carquois.

Croyez-en l’expérience d’Eric Geoffroy, champion de France revenu à la compétition après onze ans d’interruption. A ses dires, « le tir à l’arc, c’est comme la bicyclette, cela ne s’oublie pas ».

Des contre-indications à la pratique de ce sport ?

Sauf si vous souffrez de gênes tels que des tremblements, ou encore et par exemple, d’insuffisance veineuse, pour laquelle la station debout prolongée est contre-indiquée. Hormis cela, ne vous privez surtout pas.

Pour en savoir plus

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Pascale

Née en 1960 à Dakar au Sénégal, Pascale est toujours un peu cet enfant qui a grandi au bord de la mer, même si elle vit aujourd’hui à Paris. Les obligations professionnelles de ses parents l’ont amené à voyager à travers le monde et à rejeter le matérialisme pour se concentrer sur l’humain. Quand elle arrive en France pour faire Sciences Po Paris, c’est un grand décalage qui l’attend. Elle conforte alors sa vision de la vie aux autres jeunes gens de son âge. Elle s’habitue à ce nouveau rythme, mais c’est la perpétuelle recherche du « reste du monde » qui la guide et la mène au journalisme. Elle découvre la radio, elle collabore d’ailleurs toujours à Radio Ethic, puis le média web. Ses domaines de prédilection : le sport, pour sa dimension d’échanges et partages, et l’écologie bien sûr. Elle la vit au quotidien en se déplaçant à bicyclette et trouvant toujours une astuce récup’ pour ne pas acheter neuf inutilement. Elle rejoint l’équipe de Toutvert.fr en 2016, dont elle devient rapidement un pilier central !

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