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Terre de bruyère : un support de culture particulier

La terre de bruyère est un support de culture particulier car elle ne convient pas aux goûts de toutes les plantes. Qu’est-ce que la terre de bruyère ? Quelles sont les différences avec la terre dite de bruyère ? Découvrez tous ses secrets dans cet article !

Terre de bruyère : définition

C’est un substrat, ou support de culture, acide, léger et très perméable. Elle provient de la décomposition de la bruyère, d’où son nom. Mais également des aiguilles de résineux et des feuilles de certains arbres (chênes, arbousiers). En France, elle est exploitée à petite échelle, et on la trouve à l’état naturel dans les Landes et en Sologne.
Bon à savoir : ne confondez pas la terre de bruyère avec la terre dite de bruyère. Cette dernière est composée d’un mélange se rapprochant de la composition de la vrai terre de bruyère. Ce mélange dépend des fournisseurs. Il peut contenir du sable, des écorces en poudre de résineux, des fibres végétales décomposées, du compost, de la tourbe, etc.
Point de vigilance : la tourbe est une matière organique fossile formée de débris végétaux mal décomposés et d’eau. On estime que 100 ans sont nécessaires pour produire cinq centimètres de tourbe. On trouve cette matière dans les tourbières qui sont des zones humides avec des écosystèmes fragiles et particuliers. Les tourbières diminuent en France en raison de leur exploitation. Il est donc préférable de se procurer des produits pour le jardin sans tourbe.

Terre de bruyère, son pH

Le pH, ou potentiel hydrogène, permet notamment de mesurer la basicité ou l’acidité d’une solution. La terre de bruyère est acide, c’est-à-dire que son pH est inférieur à 7. Plus précisément, il se situe aux alentours de 4 ou 5.
Elle est idéale pour les plantes calcifuges (ex: hortensia, rhododendron) qui se développent mal, voire pas du tout, dans des sols trop calcaires.
Le saviez-vous ? Les plantes calcifuges peuvent être atteintes de chlorose lorsque les sols sont trop calcaires. Il s’agit souvent d’une carence en fer qui décolore les feuilles des plantes.

Terre de bruyère pour quelles plantes ?

Cette terre est adaptée pour :
  • Les conifères : épicéa du Colorado, cèdre de l’atlas, etc.
  • Les arbres : magnolia, érable japonais, etc.
  • Les arbustes : rhododendron, hortensia, escallonia, azalée, etc.
Terre de bruyère : comment en faire bon usage ?
Terre de bruyère : comment en faire bon usage ?

Terre de bruyère au potager ?

Les fruits et légumes préfèrent un sol dont le pH est compris entre 6 et 7 pour bien se développer. Cependant, certains sont tout à fait capables de pousser dans un sol acide : pommes de terre, courges, carottes, rhubarbe, échalotes, épinards, framboises, ciboulette, panais, etc.

Faire soi même sa terre de bruyère

La véritable terre de bruyère est naturelle et forestière. On ne peut donc par définition pas en faire soi-même.

En revanche, vous pouvez vous lancer dans la composition d’un mélange maison reprenant les ingrédients qui composent les terres dites de bruyère dans le commerce.

Terre de bruyère, son prix

Les prix varient en fonction des marques, des vendeurs et de la qualité du produit. Pour moins de 200€, vous pourrez en acquérir 1m3.
Il est à noter que la véritable terre de bruyère n’est pas toujours facilement trouvable dans le commerce.

Terre de bruyère : en vrac ?

Il est tout à fait possible de s’en procurer en vrac. Ainsi vous pourrez choisir la quantité au plus proche de vos besoins. Sur internet, le prix du m3 varie : d’une centaine d’euros à 160€.
N’hésitez pas à vous rapprocher de votre magasin spécialisé afin de savoir s’il en propose en vrac.

En savoir plus

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Marjorie Tourette

Née en novembre 1990 dans les Vosges, Marjorie est partie vivre à Nancy puis à Grenoble pour faire ses études. Elle a obtenu un Master en coopération internationale afin de pouvoir travailler dans le secteur associatif. A l’issu de ses études, elle a travaillé dans diverses organisations, notamment en lien avec le commerce équitable, le développement rural et la protection de l’environnement. Elle aime à croire que chacun à son échelle peut agir pour transformer nos modes de vie consuméristes en modes de vie plus durables.

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