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Les systèmes d’échanges locaux ou comment partager autrement

Les associations de systèmes d’échanges locaux ont mis sur pied une économie solidaire fondée sur le partage des compétences, avec une unité d’échange basée sur le temps.

Ne parlez pas d’euros aux adhérents des systèmes d’échanges locaux (SEL), mais plutôt d’unités appelées « piafs », « grains de sel » ou « panâmes », selon le nom choisi par l’entité locale. Ce sont des monnaies fictives que les membres des SEL utilisent entre eux pour régler leurs échanges.

Les SEL sont des associations au sein desquelles les cotisants échangent des biens, des services et des savoirs. Pour chaque transaction, les parties se mettent d’accord sur un nombre d’unités à débiter, avec, pour étalon, 1 heure de temps passé qui équivaut à 60 unités.

Le premier SEL voit le jour en France en 1994. Trois Ariégeois importent un système d’échange de temps inventé dans les années 1970 au Canada et développé dès 1985 en Grande-Bretagne dans des régions très touchées par le chômage.

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Lés « sélistes » (les adhérents à un SEL) proposent un service ou un bien sur le catalogue de l’association ou sur son site. Il peut s’agir de jardinage, de garde d’enfants, de cours de français, de transport de lourdes chargent. Des bourses locales d’échanges, sortes de vide-greniers, sont également organisées pour brader des objets.

Chaque SEL regroupe en général entre 50 et 100 personnes, certains comptent jusqu’à 300 membres. Sélidaire, l’association pour l’information et la promotion des SEL francophones, regroupe autour d’une charte 280 des quelques 500 organismes.

Les SEL s’inscrivent « dans la perspective d’une alternative au système économique actuel », comme le souligne la charte «l’Esprit du SEL ». Ses adhérents affichent ainsi leur volonté de « partager autrement par rapport au système d’argent ». De fait, « certains peuvent s’offrir des choses qu’ils n’auraient peut-être pas pu acheter autrement », note Marie-Jeanne, membre du SEL de Paris.

Régulièrement, les associations se rencontrent pour partager et ritualiser leurs expériences. Et, chaque année, en août, des centaines de sélistes de toute la France se retrouvent une semaine autour d’ateliers, de conférences et de débats.

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