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Écologie industrielle : la symbiose industrielle de Kalundborg

La symbiose industrielle de Kalundborg ??? Et si le système industriel fonctionnait en boucle comme les écosystèmes naturels, les sous-produits des uns servant de ressources aux autres ? Cela permettrait de limiter les gaspillages d’énergie et de matières premières, et de réduire la production de gaz a effet de serre.

C’est au Danemark, dans le port de Kalundborg, que l’on rencontre la réalisation la plus achevée de ce principe d’écologie industrielle : la symbiose industrielle de Kalundborg.

Au cœur de ce parc eco-industriel, on trouve la plus grande centrale électrique du pays, Asnaesverker. A proximité, une raffinerie de pétrole Statoil. Celle-ci fournit de l’eau usée pour refroidir la centrale, laquelle vend de la vapeur a la raffinerie, mais aussi, entre autres, a la société de biotechnologies Novo Nordisk et a la municipalité de Kalundborg, pour son chauffage.

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19 échanges sont ainsi mis en œuvre dans le cadre de la symbiose, qui ont permis de réduire de 20 000 tonnes par an la consommation de pétrole et de 2,9 millions de mètres cubes celle d’eau. D’où une réduction massive de la production de déchets et de gaz a effet de serre.

Une vingtaine de projets de parcs eco-industriels ont été lances aux États-Unis dans les années 90. Au Canada, il en existe une dizaine. En Europe, on trouve celui du port de Rotterdam. Mais il n’existe encore nulle part des échanges aussi systématiques que ceux du modèle danois.

La symbiose de Kalundborg est née il y a trente ans d’échanges spontanés, sans intervention publique initiale majeure. Mais celle-ci est nécessaire pour le développement d’un tel projet, sous forme de subventions directes ou indirectes. Ainsi, a Kalundborg, le chauffage municipal est fourni par la symbiose, bien que ce choix écologique entraine un surcout pour les habitants.

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Aux États-Unis, les moteurs des différents projets ont souvent été des entreprises, mais la plupart des parcs eco-industriels américains ont bénéficié sous Bill Clinton d’une aide fédérale importante, expliquant leur essor.

Enfin, les pouvoirs publics contribuent aussi a réduire les couts de transaction, par le biais de la mise a disposition des infrastructures, essentielles dans les écosystèmes industriels, ou par l’impulsion d’un dialogue entre les acteurs, facteur important de réussite.

A Grande-Synthe, première expérience d’écologie industrielle en France, la municipalité avait joué un rôle moteur au démarrage, avant qu’un changement d’équipe politique n’y mette fin en 2001.

POUR APPROFONDIR : www.ellenmacarthurfoundation.org

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