Transports

En Suède, les bus roulent au biogaz produit par les eaux usées de la ville

Non ne riez pas, c’est bien vrai ! A Stockholm, plus d’un tiers des bus roulent au biogaz produit grâce aux déjections humaines. Si cela peut sembler incongru la valorisation énergétique des eaux usées de la capitale suédoise est bien rodée et donne un biogaz de qualité qui permet aux bus de fonctionner à partir d’une source d’énergie renouvelable.

La Suède est très régulièrement citée en exemple pour son engagement écologique et ses efforts consacrés à sa réduction de son emprunte sur l’environnement (pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre article complet Suède : en route pour une vie sans pétrole d’ici 2050). Avec la valorisation des eaux usées, le pays passe un nouveau cap, car en plus de faire rouler les bus sans énergie fossile, elle emploie les boues d’épuration, souvent problématiques pour leur stockage.

Le procédé est assez simple dans la théorie. Les eaux usées d’un million de suédois arrivent dans la station d’épuration d’Henriksdal. Là elles reçoivent un traitement traditionnel : dégrillage, décantation, traitements bactériologique et chimique, puis rejet des eaux propres dans la nature. Comme c’est le cas dans bien d’autres pays, comme par exemple en France.

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La différence essentielle est que dans un processus traditionnel les boues d’épuration qui résultent du filtrage et de la décantation sont écartées. En Suède par contre, ces boues sont utilisées dans un circuit parallèle. Elles sont mises à fermenter, ce qui libère du méthane. Ce méthane est capté et récolté pour alimenter les bus de ville.

Aujourd’hui ce sont 36% des bus de Stockholm qui circulent grâce à ce biogaz produit par les excréments humains et les graisses rejetées par les restaurants. Voilà un exemple qui pourrait avoir un effet boule de neige, car si l’installation d’usine pour la méthanisation à un coût, la « matière première » est elle gratuite !

Adeline

Née en 1983 dans le sud-ouest de la France, Adeline a grandi à la campagne avant de partir à Toulouse, puis Paris, pour poursuivre ses études. Diplômée en sciences de gestion, elle travaille en Allemagne et en Angleterre puis regagne Paris. A la naissance de son premier fils, elle décide de changer de vie professionnelle et de s’orienter vers un domaine qui a plus de sens pour elle, à savoir l’écologie et le développement durable. En 2013, elle rejoint Toutvert où elle peut s’exprimer par la plume sur des sujets de l’économie verte qui lui sont importants. Elle crée en parallèle une activité de conseils et sensibilisation au développement durable (www.environa.eu). En 2016, elle devient rédactrice en chef et responsable éditorial de Toutvert France.

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