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Stockage d’électricité d’origine renouvelable : équation impossible ?

Exigence fondamentale des réseaux électriques : ils doivent être équilibrés. À tout instant, les quantités d’énergie qui y sont injectées et consommées doivent être égales. À ce jour, c’est la production qui s’adapte aux variations de la demande instantanée : sur ordre du gestionnaire de réseau, des unités entrent en service ou bien se retirent.

Ce mode convient bien aux centrales à énergies « de stock » (fossiles) : le combustible est à disposition, dans des cuves, silos ou réservoirs.

Mais, avec l’électricité d’origine renouvelable, l’intermittence des principales sources actuelles (vent, soleil) impose un bouleversement important. En effet, la gestion intelligente, c’est à dire l’ajustement de la demande, sera insuffisante sans l’avènement de solides solutions de stockage de l’électricité pour emmagasiner la production excédentaire et la restituer lors des journées déficitaires.

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Mais la solution n’est pas immédiate : l’électricité se stocke mal. Avec nos batteries familières, il faut des volumes importants, et les pertes grèvent leur efficacité.

La révolution du stockage s’appuiera sur plusieurs piliers.

Pour les unités de grande capacité, d’abord, la solution classique réside dans les stations de transfert d’énergie par pompage (Step). L’électricité excédentaire alimente des pompes, qui hissent de l’eau d’un réservoir bas vers un réservoir haut. En cas de besoin, l’eau redescend en faisant tourner une turbine électrique, ce qui est efficace et peu onéreux. Cependant, la plupart des sites intéressants ont déjà été équipés.

Autre solution, l’électricité sert à comprimer de l’air dans une vaste cavité souterraine, qui restituera l’énergie plus tard en se détendant à travers une turbine. Cette filière est encore peu exploitée, mais, là encore, les sites ne sont peu nombreux.

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En moyenne capacité, les batteries soufre-sodium sont d’un bon rapport qualité-prix. Et tout le monde guette les progrès des unités au lithium, très performantes. Les percées les plus originales se dessinent néanmoins dans la gestion de petits sites de stockage diffus.

Le modèle en la matière appartient à un rêve encore lointain, mais très séduisant : la mobilisation simultanée de millions de batteries de futures flottes de véhicules électriques. Sous conditions, les propriétaires qui brancheront leur voiture à la prise électrique accepteront que leur batterie serve, selon la situation, de réceptacle pour l’électricité excédentaire, ou bien de source d’appoint pour le réseau en cas de déficit.

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