Le ski nautique, tout le monde peut s’y mettre !
La séquence est mythique : la Bond girl qui fait du ski nautique s’arrête en éclaboussant le héros. Mais ne dites justement pas Jamais plus jamais, découvrez ce sport fun, à votre portée.

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Les pionniers, français ou américains ?
La version française paraît logique : en Haute-Savoie, des Chasseurs alpins (les lieutenants du 27e e Bataillon) eurent l’idée de tester leurs skis sur le lac d’Annecy. Sauf que, dans ces mêmes années 1920, l’américain Ralph Samuelson en fit autant à Lake City. Or, c’est lui, qui remporta la paternité officielle du ski nautique.
Il n’empêche, ce sont encore les frères Sevain, Raphaël et Stéphane, qui devinrent les premiers champions du monde de ski nautique : sur le lac Pépin, aux États-Unis. Et toc ! Stéphane le fut quinze fois, Raphaël deux fois, dans la catégorie unijambiste.
Aujourd’hui, les États-Unis ont la palme de premier pays du ski nautique avec treize millions de pratiquants amateurs, pour 16 000 licenciés pour la Fédération Française de Ski Nautique. Mais la démographie n’est pas la même. Et puis, allez, la plastique d’Esther Williams dans la comédie musicale Désir d’amour (1953) y est sans doute pour quelque chose.
Un matériel adapté
Vous êtes accroupi dans l’eau, et la force de traction du moteur vous tire hors de l’eau, pour accomplir vos spectaculaires saltos. Si le principe de départ reste le même, le matériel a quelque peu évolué. Et, avec lui, ce sport qui se pratique en eau douce et en eau de mer.
Damned, encore les américains ! En 1925, Fred Waller dépose le premier brevet pour des skis nautiques, les « Dolphin Akwa-Skees ». Voici qui a passablement innové sur les rouelles, ces lattes de tonneaux dont l’incurvation était de fait ingénieuse pour skier sur les flots.

Mais même avec la fibre de carbone, les skis nautiques n’ont pas totalement oublié leurs cimes originelles : ils ressemblent aux skis alpins, en plus larges. Évidemment, ils sont dotés de fixations de caoutchouc, les « chausses ».
Le bateau, lui, a des accélérations franches au démarrage, pour vous sortir de l’eau, puis une vitesse constante. Son sillage, est plat, de façon à vous permettre d’évoluer de façon stable et sans giclées d’eau.
La corde qui vous relie à lui est équipée d’une poignée ou « palonnier ». Elle est arrimée au bateau par son mat, celui-ci situé au centre de gravité du bateau, de façon à éviter qu’il louvoie.
Le ski nautique, un sport olympique en 2024 ?
C’est en 2020, que l’on saura si le ski nautique fera son entrée dans le monde de l’olympisme. Si c’est le cas, Paris lui décernera ses toutes premières médailles, après qu’il ait fait figure, en 1972, de sport de démonstration.
Monoski nautique
Pour autant, ce ne sera pas sa première compétition, loin s’en faut ! Parmi les dernières en date, les championnats du monde de Shanghai en octobre 2018, avec les prouesses de la française Aurélie Godet, spécialiste du wakeboard.
Eh oui, la championne française préfère un ski plutôt que deux. Autres variantes du ski nautique, le kneeboard (à genoux !) et le barefoot (pieds nus). Pas trop pour les débutants.
Un sport technique
Restez sagement classiques… les quatre grades disciplines classiques du ski nautique sont le slalom, les figures, le saut et le combiné. Le slalom consiste à contourner six bouées, le tout sur un seul ski et à une vitesse de 34 kms/ à 58 kms/ h. Un coup à louper une bouée, mais les athlètes sont très forts.
Les figures et le saut sont très esthétiques. Le premier consiste à effectuer le plus grand nombre de figures possibles en deux parcours de seulement vingt secondes chacun : c’est la spécialité du français Patrice Martin, très longtemps record du monde. Le saut, lui, prend son départ d’un tremplin : plutôt périlleux !
Une vraie séance de musculature
En dépit des apparences et des sensations fortes qu’il procure, le ski nautique n’est pas un sport violent. Il est même accessible à tous, depuis le plus jeune âge. Et côté sculpter la silhouette, il muscle du haut en bas, depuis les mollets en passant par les fessiers et les abdominaux, jusqu’aux épaules.

Lors de votre apprentissage, vous apprendrez évidemment à faire des chutes dans l’eau sans vous faire mal, en particulier aux cervicales. Mais il y a plus de joie que de peine, la progression est rapide et les sensations intenses.
Attention tout de même, si vous n’êtes pas de nature sportive, renouer avec quelques exercices d’assouplissement ou de musculature préalables sera peut-être nécessaire, avant de vous jeter à l’eau.
Côté véritables inconvénients, le ski nautique est un sport bruyant (la pollution sonore est pour vous et pour les autres) et le moteur du bateau pas encore électrique. Or, vous êtes derrière. Et puis, sur l’eau, vous n’êtes pas seuls : vous devez emprunter les chenaux dédiés : jamais les espaces réservés à la baignade.
Le ski nautique, même à Paris et en Île de France !
Le ski nautique se pratique toujours en club : pour en trouver un dans votre région, renseignez-vous auprès de la Fédération Française de Ski Nautique, qui les répertorie tous.
Du ski nautique à Boulogne
Et si vous habitez Paris, ne vous sentez pas puni : le ski nautique se pratique sur la Seine : entre les ponts de Suresnes et de Saint-Cloud, seul endroit où la vitesse autorisée pour le bateau est de 55 kilomètres à l’heure (ailleurs, elle est de 12 kms/h). Là, c’est auprès du Club nautique de Paris, que vous obtiendrez toutes les informations.
Du ski nautique à Cergy Pontoise
On parle de téléski nautique ! C’est une activité en bassin avec simulateur, à la base d’activité de Cergy Pontoise.
Du ski nautique à Gravon
Encore une base de loisirs à proximité de Paris (située dans le 77), donc aucune excuse pour les franciliens ! Là ce sport se déroule sur des plans d’eau, avec notamment des initiations pour les débutants.
Ski nautique : matériel et prix
L’équipement nécessaire est évidemment une tenue de bain, mais plus volontiers une combinaison néoprène, pour rester au chaud. Le gilet de sauvetage est obligatoire : n’oubliez pas de demander si le club vous le fournit ou non.
Ce sont vos investissements de base. A fortiori si vous êtes débutant, les skis sont toujours fournis, correspondants à votre niveau : souples au début, puis rigides. L’inscription comprend un droit d’entrée, une cotisation annuelle et la licence, selon une tarification adultes ou jeunes. Au total, vous en avez pour environ cinq cents euros.
Un simple baptême coûte environ quarante-cinq euros : une bonne façon de savoir si cela vous tente. Et n’attendez pas l’été pour vous y mettre. Quand on aime l’eau, c’est (presque) toute l’année.
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