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Caractéristiques et propriétés du sapin, le roi des forêts

Le sapin, roi des forêts et aussi un allié santé. C’est moins connu mais cet arbre a des vertus médicinales intéressantes !

Sapin, arbre : description et présentation

Symbole de Noël, le sapin (Abies pectinata) est emblématique de l’hiver. Avec le mélèze, il est le seul arbre à ne pas perdre ses feuilles en hiver : il faut dire qu’elles se sont adaptées aux frimas, en s’affinant en aiguilles.

C’est aussi l’arbre le plus haut d’Europe : il peut atteindre quatre-vingt mètres de haut. Il se distingue par sa silhouette vert sombre conique et son tronc longiline. Quant à ses aiguilles, elles sont plates et blanches en-dessous (les fameux skis de fourmis), et ses pommes de pin ou cônes sont dressés vers le haut.

Cet arbre est aussi symptomatique d’une aire de répartition : avec le hêtre il est même signe que l’on a pris de l’altitude montagneuse ! Et s’il est originaire du Canada, le sapin est commun à l’hémisphère nord, des Vosges à la Corse, en passant par la Savoie qui lui doit son nom. Peu importe la nature du sol, le tout est qu’il dispose d’ombre, d’où son implantation sur les versants nord.

Son nom tient du latin « sapinus », la sève, et il est « pectiné », parce que ses aiguilles sont disposées en forme de peigne. Et c’est un conifère, parce que ses pommes de pins, mâles et femelles, sont ses organes reproducteurs.

Les bienfaits du sapin sur la santé

La térébenthine du sapin est l’amie des musiciens et des bronchitiques.

Son bois a l’avantage d’être dense et peu résineux, d’où son usage en papeterie et menuiserie. L’expression « ça sent le sapin » vient du fait que les cercueils étaient taillés dans ce bois tendre, depuis le XVIIe siècle.

Ce sont ses bourgeons et aiguilles, qui sont très riches en résine. Par distillation, cette oléorésine donne la térébenthine : elle devient alors pour part de la colophane, qui sert en lutherie à donner de la « voix » aux instruments à archet et en escalade à se protéger les doigts, et pour part de l’essence de térébenthine.

A défaut de la distiller, les Amérindiens utilisaient la résine des aiguilles sous forme de gomme, contre les plaies, brûlures et même contre le scorbut. Inconvénient de la gomme, elle colle !

La phytothérapie recourt désormais essentiellement à l’essence de térébenthine : en France, les térébenthines d’Alsace et des Vosges sont issues du sapin blanc, l’espèce indigène de sapin de l’Hexagone. La térébenthine de Bordeaux provient du pin maritime.



L’ami des voies respiratoires

Le principe actif de l’essence de térébenthine est sa concentration en carbures terpéniques (alpha-pinène, bêta-pinène), aux vertus expectorantes, balsamiques (qui agissent comme un baume) et antiseptiques.

Bronchites, rhumes, sinusites, maux de gorge, toux, l’essence de térébenthine est l’alliée des hivers froids et humides. C’est même le remède entre tous, contre la fameuse catarrhe bronchique. Elle tue les bactéries et calme la zone enflammée.

Il soulage également les douleurs articulaires dues à certaines maladies inflammatoires (arthrite, rhumatismes), les maux de ventre et les névralgies. En gynécologie, cet arbre sert pour traiter les leucorrhées (pertes blanches), les candidoses (infections causées par des levures) et, dit-on, les prolapsus utérins (descente d’organes).

Il aseptise aussi les plaies et brûlures superficielles. Notez que si vous êtes musicien et bronchitique, cet arbre a pour vous un côté « deux en un ».

Sapin baumier

C’est un peu le père de tous les sapins : celui dont les Amérindiens utilisaient la gomme.

Le sapin baumier (Abies balsamea) reste l’emblème du Nouveau Brunswick : voies respiratoires et inflammations articulaires, mais aussi soins dentaires, il entre même dans la composition de pâtes dentifrices. Il est, de toute façon, préconisé dans les soins de la cavité buccale, y compris l’herpès labial.

Le baume du Canada est commercialisé sous ses deux formes, la gomme et l’essence de térébenthine.

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Sapin sous-ordre

Sapin ou épicéa ?

Mon beau sapin ou mon faux sapin ? Au total, il existe une cinquantaine d’espèces différentes de sapins. En France, l’autre espèce indigène n’est pas un sapin, mais un épicéa (Picea abie). Les vrais sapins sont du genre « Abies », les épicéas, du genre « Picea ».

Aiguilles de sapin et épicéa

Une fois que vous avez décoré votre arbre, boules et guirlandes estompent la différence. Pourtant, tout est dans l’aiguille ! Car si vrais sapins et épicéas ont tous deux une forme conique caractéristique et des aiguilles persistantes, celles-ci ne sont pas attachées de la même manière à l’arbre.

Les aiguilles du sapin sont directement rivées à la branche, tandis que celles de l’épicea ont une petite pétiole. Quand vous arrachez une aiguille au premier, cela laisse une petite trace en forme de disque, ce qui n’est pas le cas avec un épicéa.

Et puis, les aiguilles de l’épicéa ne sont pas plates : elles ont trois faces, qui roulent sous vos doigts. C’est même la façon de distinguer une aiguille plate de sapin, d’une aiguille à trois faces d’épicéa.

Autre différence, le cône des sapins a la tête en l’air, celui des épicéas en bas. Sinon, il existe autant d’espèces de sapins que d’épicéas, respectivement une bonne cinquantaine.

Une plante médicinale à découvrir
Une plante médicinale à découvrir

Sapin blanc

C’est le sapin européen : le tronc étroit et les branches bien à l’horizontale, l’écorce grise, la cîme pointue. Cette image d’Epinal pousse en Alsace (berceau de la tradition du sapin de Noël), dans les Vosges, dans le Massif central, les Pyrénées, les Alpes centrales. En France, le il est l’espèce indigène du sapin.

Sapin Nordmann

C’es celui de Noël ! Originaire du Caucase et de la Turquie, le sapin Nordmann, du nom du botaniste Alexander von Nordmann qui le découvrit au XIXe siècle, détrône depuis les années 2000, notre épicéa dans les chaumières. C’est en somme la version exotique, qui s’impose au lieu et place de l’espèce indigène.

Il est vrai perd moins ses aiguilles, lesquelles ne sont pas piquantes. Et puis, en raison de sa moindre exigence, il représente aujourd’hui une alternative aux autres espèces de sapins. Il résiste notamment bien à la sécheresse. L’espèce Nordmann, le sapin de demain ? Il ne résiste tout de même pas à la pollution.

Comment consommer cet arbre ?

Infusion de sapin

C’est « le » remède si vous avez les bronches encombrées : l’infusion de bourgeons de sapin. Comptez une cuillerée de bourgeons pour une tasse (à porter à ébullition pendant dix minutes). Buvez trois à quatre tasses par jour, sachant que vous pouvez la sucrer avec du miel.

Le miel de sapin, une exception à la règle

Pour le miel de cet arbre, les abeilles ne butinent pas de fleurs, mais le miellat, c’est-à-dire des excrétions des insectes suceurs des aiguilles, que sont les pucerons noirs et les cochenilles. De couleur foncée et de consistance liquide, il a un parfum de résine mêlée de noisette. Intérêt, le miel de sapin des Vosges bénéficie d’une AOP qui le protège des appellations douteuses.

Sapin : sirop et huiles essentielles

Diffusée en huile essentielle, le sapin purifie l’air de votre pièce et crée une atmosphère apaisante. Quant à son sirop, il est souvent commercialisé en association avec de l’eucalyptus et du thym, les deux autres plantes des voies respiratoires.

Où en trouver ?

Les herboristeries et magasins bio ne sont jamais démunis. Sinon, vous pouvez saisir l’occasion d’un séjour dans les Vosges ou en Alsace pour vous réapprovisionner : avec la promenade dans la nature, en prime.

Pour en savoir plus

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Pascale

Née en 1960 à Dakar au Sénégal, Pascale est toujours un peu cet enfant qui a grandi au bord de la mer, même si elle vit aujourd’hui à Paris. Les obligations professionnelles de ses parents l’ont amené à voyager à travers le monde et à rejeter le matérialisme pour se concentrer sur l’humain. Quand elle arrive en France pour faire Sciences Po Paris, c’est un grand décalage qui l’attend. Elle conforte alors sa vision de la vie aux autres jeunes gens de son âge. Elle s’habitue à ce nouveau rythme, mais c’est la perpétuelle recherche du « reste du monde » qui la guide et la mène au journalisme. Elle découvre la radio, elle collabore d’ailleurs toujours à Radio Ethic, puis le média web. Ses domaines de prédilection : le sport, pour sa dimension d’échanges et partages, et l’écologie bien sûr. Elle la vit au quotidien en se déplaçant à bicyclette et trouvant toujours une astuce récup’ pour ne pas acheter neuf inutilement. Elle rejoint l’équipe de Toutvert.fr en 2016, dont elle devient rapidement un pilier central !

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