Alimentation

Santé, environnement : pourquoi faut-il préférer les produits de saisons ?

En avril dernier, depuis le début de l’année, 30 205 440 kilos de fraises avaient été consommés en France.

Ce chiffre n’avait rien d’un poisson d’avril : on ne s’étonne plus aujourd’hui de déguster en France du raisin en hiver et des kiwis de Nouvelle-Zélande toute l’année, ou d’acheter des haricots verts venus du Kenya.

La quête des 5 fruits et légumes par jour a son revers : nous choisissons parfois mal ces produits, et c’est l’environnement qui en pâtit…

L’hexagone ne manque pourtant pas de productions, tout au long de l’année : en 2018, 221 945 hectares consacrés aux légumes ont été récoltés, et 152 627 pour les fruits, soit respectivement 5,4 et 2,9 millions de tonnes.

Les champions de la production sont la tomate (809 0001 en 2011 ), la carotte (597 0001) et l’endive (491 0001) pour les légumes.

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Du côté des fruits, la pomme de table arrive en tête (1,858 million de tonnes), suivie de la pêche et de la nectarine (300 6611), puis de la poire (167 3551). Nul besoin de faire venir son ail d’Espagne : on le produit dans le Gers et la Drôme. Les melons poussent dans l’Hérault, le Tarn-et-Garonne et la Vienne ; les kiwis, dans le Lot-et-Garonne et le Tarn-et-Garonne !

Or, que se passe-t-il quand les étals proposent ces fruits et légumes toute l’année ? On les produit sous serres ou on les importe. Les fraises sont emblématiques. Dès la fin de mars, le marché propose des fraises cultivées sous serres chauffées. En mai arrivent les fraises cultivées sous tunnel plastique et, en juin, les fruits de pleine terre.

Quid de la qualité de ces denrées dopées aux produits chimiques et à la chaleur artificielle ? Antinaturelles, ces conditions de production n’ont rien à voir avec celles de la culture en plein champ et à la bonne saison : la composition de ces produits en prend alors un coup, via une diminution de leur qualité et de leur valeur nutritive.

Un fruit ou un légume contient le maximum de vitamines juste après la cueillette, celles-ci se dégradant vite. Originaire de l’autre bout de la planète, il nous arrive plusieurs semaines après avoir été cueilli s’il a été transporté par bateau : des vitamines, il ne reste pas grand-chose.

Quant au goût, est-il bien utile de décrire la saveur des cerises d’hiver ?



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Mais, si l’on connaît un peu la saisonnalité des fruits et légumes, on ignore souvent qu’il y en a une pour la viande, le fromage ou le poisson. Pour les produits de la mer et la viande, elle est liée aux périodes de reproduction de l’animal et à l’âge auquel il est consommé.

Si l’on peut avoir de la viande quasi toute l’année, elle est meilleure (en théorie) à certaines époques. Quant au fromage, il est plus savoureux quand le lait provient de vaches ou de brebis qui sont au pré à la belle saison.

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