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La ronce : le « poison » du jardinier, excellent pour la santé

Qui ne connaît pas la ronce ? Elle est souvent signe d’un mauais entretien d’un jardin. Mais, c’est moins connu, elle est une excellente plante médicinale.

Ronce : description de cette plante

L’écrivain Cécile Coulon les a choisies pour raconter l’enfance : Les ronces, ce sont les mollets griffés et les vêtements déchirés. La ronce pousse partout sous les latitudes tempérées, y compris en Méditerranée. Elle fait même pire que pousser : dès lors que ses tiges arquées touchent le sol, ça y est, la ronce se replante.

Ce « poison » du jardinier colonise plates-bandes, chemins de campagnes, lisières de sous-bois. Ronce des bois ou des haies, cet arbrisseau d’un à deux mètres de haut à la tige bisannuelle, se reconnaît, tout le monde en a fait l’expérience, à ses épines féroces : non seulement ses tiges, mais ses feuilles, et même le pédoncule de ses fleurs, ont des épines !

La raison ? Une légende italienne veut que les ronces aient tenu auberge : à force de faire crédit à nombre de voyageurs impécunieux, elles durent fermer boutique. Depuis, les ronces se postent en bord de route, pour attraper les malappris, qui refuseraient de s’acquitter.

Le nom botanique de la ronce, « rubus fruticosus », rappelle respectivement que son fruit est un colorant puissant – en témoignent vos mains après la cueillette – et que la ronce est, « un arbrisseau, buissonnant, plein de rejetons », en un mot, invasive. Le roncier produit plusieurs milliers de graines au mètre carré !

En même temps, la ronce protège toute une faune de ses prédateurs, oiseaux et petits lapins, mais aussi certaines plantes des herbivores. Et le saviez-vous ? Ours et oiseaux se régalent de son fruit, mais ne le digèrent pas. Leurs déjections servent aussi à replanter les ronces.

Une plante médicinale, à ne pas négliger !
Une plante médicinale, à ne pas négliger !

La ronce, le mûrier sauvage

La délicieuse mûre est le fruit de la ronce : et non pas de l’arbre qu’est le mûrier, qui évoque le vers à soie ! La mûre sauvage sert à faire gelées et confitures, confiseries, boissons chaudes qui remplacent le thé, liqueur, etc.

En vannerie, la tige de la ronce a longtemps servi à faire des paillassons. Et, le saviez-vous, le phasme, cet insecte en forme de branche, se nourrit exclusivement de feuilles de ronces.

Ronce et framboisier, quelle différence ?

Bien qu’appartenant aussi à la famille des « rubus », le framboisier a le double avantage de ne pas être envahissant (même si le framboisier sauvage pousse sous forme de lianes, il ne colonise pas comme les ronces), et de ne pas avoir ces épines qui font mal.



A noter que la mûre est rouge avant d’être… mûre et de couleur bleutée-noire. A noter aussi que la fraise appartient aussi à la famille des « rubus ».

Ronce, une centaine de variétés

Eh oui, la ronce forme une grande famille : une centaine de variétés sont reconnues, pour partie issues de croisements entre différentes essences. Ou bien encore qui trouvent leur différence dans la variété des sols : ainsi de la ronce bleuâtre des sols calcaires.

Mais la variété qui peut, peut-être, vous intéresser, est la ronce sans épine. C’est la ronce « pour jardins », dont celle croisée avec le framboisier, pour obtenir une mûre sauvage qui ne colonise pas toutes vos plates-bandes et épargne un peu vos mollets. Dans les catalogues, le fait que ces mûres sauvages soient « sans épines » est un véritable argument de vente.

Tisane de feuilles de ronces : les bienfaits

La ronce, en usage interne contre les maux de l’hiver

La mûre sauvage a pour principes actifs des acides malique, succinique, oxalique, lactique, du salicylate de méthyle, des tanins et de la pectine. Elle a des propriétés astringentes, hémostatiques et diurétiques.

Elle est idéale si vous avez mal à la gorge, toussez, avez une angine, la grippe, etc : une décoction de feuilles de ronces en gargarisme (ou collutoire) vous désinfecte les voies respiratoires.

La ronce, contre le mal de dents

Les gencives qui saignent ou une dent qui fait mal ?  Les feuilles de ronces sont anti-bactériennes.  En bains de bouche ou en gargarisme, à usage préventif et curatif.

La ronce, contre les saignements

Une décoction de feuilles de ronces soigne les troubles digestifs (constipation et diarrhée), et saignements de toutes sortes (hémorroïdes) et pertes blanches. Elle sert aussi de traitement d’appoint en cas de blennorragie.

La ronce contre les abcès et furoncles

En cataplasme, les feuilles de ronces soignent abcès, furoncles, et apaisent aphtes, dartre, acné et eczéma.

Une plante médicinale, à ne pas négliger !
Une plante médicinale, à ne pas négliger !

La ronce, comment faire une décoction ?

Récolte des feuilles de ronces

Les feuilles de ronces se récoltent au printemps. Faites-les sécher à l’ombre. Compter une poignée (40 gr) de feuille pour un litre d’eau : faites bouillir deux minutes, puis infuser dix minutes. Important, filtrez votre décoction avec un linge fin, de manière à ne pas y laisser d’épines.

Vous pouvez alors en boire à volonté. L’infusion de feuilles de ronces est sans aucune contre-indication.

Selon l’usage que vous en avez, vous pouvez faire une décoction plus ou moins concentrée, sans risque : 25 gr pour un litre d’eau, pour un gargarisme contre le mal de gorge, 60 gr si vous avez une névralgie dentaire.

Pour en savoir plus

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Pascale

Née en 1960 à Dakar au Sénégal, Pascale est toujours un peu cet enfant qui a grandi au bord de la mer, même si elle vit aujourd’hui à Paris. Les obligations professionnelles de ses parents l’ont amené à voyager à travers le monde et à rejeter le matérialisme pour se concentrer sur l’humain. Quand elle arrive en France pour faire Sciences Po Paris, c’est un grand décalage qui l’attend. Elle conforte alors sa vision de la vie aux autres jeunes gens de son âge. Elle s’habitue à ce nouveau rythme, mais c’est la perpétuelle recherche du « reste du monde » qui la guide et la mène au journalisme. Elle découvre la radio, elle collabore d’ailleurs toujours à Radio Ethic, puis le média web. Ses domaines de prédilection : le sport, pour sa dimension d’échanges et partages, et l’écologie bien sûr. Elle la vit au quotidien en se déplaçant à bicyclette et trouvant toujours une astuce récup’ pour ne pas acheter neuf inutilement. Elle rejoint l’équipe de Toutvert.fr en 2016, dont elle devient rapidement un pilier central !

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