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Un robot dévoreur de déchets ?

30% des déchets produits par les ménages sont des déchets organiques. Ce qui représente autant de déchets « facilement » traitables dans la mesure où ces déchets sont biodégradables. Un « robot mangeur de déchets » serait-il la solution ?

Les municipalités étant contraintes par une directive européenne de réduire de 35% les détritus mis en décharge avant fin 2016, les déchets organiques pourraient donc constituer un véritable levier d’action!

PETIT RAPPEL : Les déchets et leur durée de vie lorsqu’ils sont abandonnés dans la nature

C’est l’axe de travail qu’a choisi l’Italie avec son projet Nowaste (qui signifie littéralement « pas de gaspillage ») et la création d’un appareil ménager appelé « le robot mangeur de détritus ».

Comme son nom l’indique de façon explicite, ce robot installé dans la cuisine de chaque foyer aurait pour fonction de « manger » puis « digérer » les déchets organiques. Ce robot est testé en Sicile où les essais sont concluants.

Les familles disposent d’un robot qui prend la forme qu’une grosse boite qui fait la moitié de la taille d’un lave-linge. Elles mettent leurs déchets organiques dans le robot qui séparent les liquides des solides pour les compacter. Les résidus obtenus sont collectés par les municipalités.

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Ces déchets organiques peuvent ensuite être utilisés par les municipalités pour faire du biogaz (pour celles qui disposent des infrastructures) ou comme engrais. Elles pourront aussi vendre les excédents à des usines de biogaz ou à des agriculteurs. Les gains générés permettront de rentabiliser les investissements dans les robots et collectes.

Ce robot va maintenant être testé à plus grande échelle. L’Italie espère ainsi réduire de près de 70% ses détritus organiques mis en décharge.

Adeline

Née en 1983 dans le sud-ouest de la France, Adeline a grandi à la campagne avant de partir à Toulouse, puis Paris, pour poursuivre ses études. Diplômée en sciences de gestion, elle travaille en Allemagne et en Angleterre puis regagne Paris. A la naissance de son premier fils, elle décide de changer de vie professionnelle et de s’orienter vers un domaine qui a plus de sens pour elle, à savoir l’écologie et le développement durable. En 2013, elle rejoint Toutvert où elle peut s’exprimer par la plume sur des sujets de l’économie verte qui lui sont importants. Elle crée en parallèle une activité de conseils et sensibilisation au développement durable (www.environa.eu). En 2016, elle devient rédactrice en chef et responsable éditorial de Toutvert France.

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