Freegan Pony : la recette d’un restaurant eco responsable

Aladdin Charni vient de rouvrir le Freegan Pony, un restaurant végétalien où tous les plats sont cuisinés avec les invendus de Rungis.


Ce restaurant eco responsable installé dans un squat du 19ème arrondissement de Paris veut à la fois lutter contre le gaspillage alimentaire et créer du lien non basé sur un rapport monétaire.

Le concept freegan est basé sur le refus du gâchis alimentaire. Trop de professionnels de la distribution jettent leurs invendus alors qu’ils sont encore comestibles et consommables.

Freegan Pony récupère ceux de Rungis que des chefs cuisineront et seront vendus pour la modique somme de 2€ chacun !

Freegan Pony : entièrement végétalien

Autre particularité ce restaurant est entièrement végétalien, c’est-à-dire qui:




  • il n’y a pas de viande
  • ni aucun produit d’origine animale (pas d’œuf, lait, fromage, miel…).

Une façon de sensibiliser aux conséquences des élevages intensifs et de leurs répercussions climatiques.

Vegan et freegan : la recette d’un restaurant eco responsable
Vegan et freegan : la recette d’un restaurant eco responsable

Dernière touche d’originalité pour ce restaurant hors norme : c’est un squat.

Le local de 500 m² qu’il occupe dans le 19è à Paris ne leur a été attribué par la mairie. Aladdin Charni a décidé de s’y installé sans autorisation.



Freegan Pony : la recette d’un restaurant eco responsable
Vegan et freegan : la recette d’un restaurant eco responsable, Freegan Pony

Il n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai, en 2014 il avait déjà ouvert un restaurant vegan mais qui avait dû fermer ses portes. Il est actuellement sous le coup d’une procédure d’expulsion.

A LIRE : Silo : premier restaurant « zéro déchet » en Europe

Mais ce n’est pas ce qui arrête Aladdin Charni pour qui la cause passe avec les considérations pratiques.

En effet, avec Freegan Pony, Aladdin Charni arrive à démontrer qu’il est tout à fait possible de proposer une cuisine de qualité avec des aliments qui auraient été jetés !



Et ce pour quelques euros afin que tout le monde puisse en profiter, à l’image de ces migrants expulsés qui peuvent venir y manger, comme des

  • bobos,
  • hipsters,
  • bourgeois
  • ou cataphiles comme le décrit Aladdin Charni.

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