Jardin potager : régénérer ses plants de pommes de terre

Depuis des décennies, suite au développement de la culture industrielle, vos plants de pommes de terre sont « préparés » par des super-professionnels, souvent dans des contrées très éloignées. Ils sélectionnent, aseptisent, traitent chimiquement contre tout virus ou maladie.

Et, un jour peut-être, pourquoi pas des hybrides FI ou des OGM ? N’oubliez pas que ces plants seront d’origine contrôlée et que leur reproduction sera interdite.


Sans parler des livres de jardinage et catalogues de grainetiers qui vous déconseillent de faire vos plants. Sans « certification », vos plants vont soi-disant, s’affaiblir, produire peu, dégénérer et devenir très sensibles aux maladies et virus…

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Or l’expérience nous montre tout le contraire. Revenez donc aux bonnes vieilles pratiques : faites vos plants de pommes de terre, ils s’adapteront ainsi au sol et au microclimat de votre région. Les plantes deviendront de plus en plus résistantes aux maladies, aux nuisibles ; leur qualité gustative et leur production augmenteront. De plus, vous réaliserez une économie non négligeable et vous disposerez de plants sains et non traités.

Mais voici une garantie supplémentaire : sélectionnez et régénérez vos plants. Cette méthode est accessible à tous et est régulièrement pratiquée dans les pays de l’Est de l’Europe.




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Régénérer ses plants de pommes de terre étape par étape

  • Récoltez et prélevez des plants de calibre régulier – six centimètres environ – qui présentent les caractéristiques de la variété. Choisissez les plus sains et prévoyez un excédent de 10%.
  • Disposez-les à plat, en une couche, dans des cageots très aérés, afin d’éviter l’humidité stagnante. Exposez-les aux variations climatiques : soleil, vent pluie, c’est-à-dire le contraire des conditions de conservation.
  • Ils verdissent, durcissent, noircissent ; les tubercules blessés, malades ou atteints de virus pourrissent… Éliminez-les aussitôt et, après quarante jours d’exposition, retirez également tout plant abîmé ou flétri. Laissez bien sécher les plants qui vous restent, entreposez-les dans un local très frais, à l’abri du gel, bien aéré et au noir complet. Surveillez régulièrement et ôtez éventuellement les plants « pourris ».
  • Un bon mois avant la plantation, exposez vos cageots en pleine lumière, à température plus douce. De nombreux germes trapus vont se développer, assurant une germination régulière, gage d’un développement rapide de la végétation, promesse d’une excellente récolte.

Une précaution importante toutefois : lorsque vous préparez la parcelle, ne faites aucun apport de calcium et ne corrigez pas le pH, vous éviterez ainsi toute apparition de petite galle.

Depuis la nuit des temps, jardiniers et cultivateurs cultivent la pomme de terre « naturellement », avec leurs propres plants. Diverses variétés apparaissent, souvent dues à des croisements involontaires ; elles sont sélectionnées afin d’obtenir une qualité et des rendements supérieurs sans pour autant rechercher la superproduction.




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