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Le radon, ce gaz naturel radioactif

Gaz radioactif naturel plus particulièrement présent dans les sols granitiques et volcaniques, le radon est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabac. La meilleure solution ? Éviter sa concentration en milieu confiné.

Définition : qu’est-ce que le radon ?

Ce gaz radioactif se transmet surtout par l’atmosphère.

En France, c’est la première source d’exposition aux rayonnements ionisants. Le radon est ce gaz radioactif naturel inodore, incolore et inerte, issu de la désintégration de l’uranium et du radium (d’où son nom) présents dans la croûte terrestre.

Il se transmet à l’atmosphère et aux eaux souterraines par la porosité des roches. Si sa période de radioactivité est brève (la radioactivité d’une quantité donnée de radon 222 diminue de moitié en 3,82 jours) il se dégrade en formant des « descendants » solides, également radioactifs et qui s’agrègent aux poussières de l’air.

Une fois inhalé, le radon se dépose sur les voies respiratoires et les irradie. L’air, bien plus que l’eau, constitue un risque pour la santé humaine. En 1987, ce gaz a été reconnu comme cancérigène pulmonaire pour l’homme, par le centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS).

Où est-il le plus localisé ?

La première cause de concentration en radon est la constitution des roches. Ainsi la Bretagne granitique est-elle l’une des régions les plus exposées avec le Massif central. Mais le Limousin, les Vosges, les Alpes, les Pyrénées et la Corse le sont aussi.

Le radon, un gaz radioactif naturel
Le radon, un gaz radioactif naturel

Dans une moindre mesure, la météorologie a une influence : le vent, l’ensoleillement, les précipitations, le froid sont autant de facteurs qui modifient l’émission de ce gaz dans l’atmosphère.

Mais une fois à l’air libre, le radon se dilue rapidement : sa concentration alors inoffensive est en moyenne d’une dizaine de Bq/m3. Le réel danger est son accumulation en lieu clos, où elle peut atteindre plusieurs milliers de Bq/m3 : ainsi des grottes souterraines et de l’air confiné des bâtiments. L’OMS recommande une exposition maximale de 300 Bq/m3.

En France, le taux maximal vient d’être abaissé de 400 à 300Bq/m3 pour les établissements accueillant du public depuis les crèches aux hôpitaux (décret du 4 juin 2018) et les habitants des zones les plus exposées disposent désormais de la « boîte à outils pour la mise ne œuvre des actions de sensibilisation locale » mise à disposition par le ministère de la Santé (Sources : ministère de la santé et de la solidarité).



Que faire pour s’en prémunir naturellement ?

Aération et étanchéité

Le radon se propage à l’intérieur des bâtisses et bâtiments par le sol : la cave, les sanitaires, le plancher des sols des niveaux les plus bas. Ce gaz passe par les fissures et les canalisations qui courent à travers les dalles et les planchers. La conception d’un bâtiment, son étanchéité et le mode de chauffage sont autant de facteurs importants.

L’autre mesure est, bien sûr, l’aération des pièces : un bâtiment confiné et mal ventilé est une source de concentration du radon.

Des mesures d’autant importantes, que l’irradiation au radon est la cause d’un millier à près de 3 000 décès en France chaque année.

Ce gaz s'infiltre par les sol : attention à avoir une bonne étanchéité
Ce gaz s’infiltre par les sol : attention à avoir une bonne étanchéité

Et dans l’eau ?

Les eaux profondes (puits) et les eaux superficielles ayant pour réservoir des roches anciennes affleurantes, sont susceptibles de contenir une forte concentration de radon. Néanmoins, au regard de la très forte volatilité et de la très courte période de radioactivité de celui-ci, le risque sanitaire est moins l’ingestion de l’eau que son inhalation, lors du dégazage naturel de l’eau.

A ce jour, aucune étude épidémiologique n’a établi de lien entre l’ingestion de radon par l’eau et un risque de cancer.

En revanche, il est avéré que les fumeurs sont plus exposés que les autres, en cas d’inhalation, compte tenu de l’effet démultiplicateur des effets nocifs de la fumée du tabac et de ce gaz radioactif.

Pour en savoir plus

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Pascale

Née en 1960 à Dakar au Sénégal, Pascale est toujours un peu cet enfant qui a grandi au bord de la mer, même si elle vit aujourd’hui à Paris. Les obligations professionnelles de ses parents l’ont amené à voyager à travers le monde et à rejeter le matérialisme pour se concentrer sur l’humain. Quand elle arrive en France pour faire Sciences Po Paris, c’est un grand décalage qui l’attend. Elle conforte alors sa vision de la vie aux autres jeunes gens de son âge. Elle s’habitue à ce nouveau rythme, mais c’est la perpétuelle recherche du « reste du monde » qui la guide et la mène au journalisme. Elle découvre la radio, elle collabore d’ailleurs toujours à Radio Ethic, puis le média web. Ses domaines de prédilection : le sport, pour sa dimension d’échanges et partages, et l’écologie bien sûr. Elle la vit au quotidien en se déplaçant à bicyclette et trouvant toujours une astuce récup’ pour ne pas acheter neuf inutilement. Elle rejoint l’équipe de Toutvert.fr en 2016, dont elle devient rapidement un pilier central !

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