Bien-être et santé

Le Quinquina, découvrez ses vertus fébrifuge et anti paludéenne naturelles

Le quinquina, cet arbre andin, gagne à être connu sous nos latitudes. Employée en phytothérapie avant tout pour ses vertus fébrifuge et anti paludéenne, son écorce contient bien d’autres bienfaits. A découvrir !

Le Quinquina ou Cinchona Officinalis

De son nom scientifique, le quinquina est aussi souvent nommé « bois aux fièvres » en référence à sa première application, « kina kina » ou plus poétiquement « poudre de princesse ».

S’il est peut connu dans nos contrées, c’est certainement parce qu’il n’y pousse pas. En effet, cet arbre au feuillage persistant, se plait uniquement dans les forêts sèches de haute altitude (plus de 1700 mètres !), essentiellement dans les Andes.

Un fébrifuge de légende

Au milieu du XVIIème siècle, Louis XIV aurait été « miraculeusement » guéri d’une sévère fièvre grâce à une poudre qui lui aurait été administrée par les Jésuite.

Quelques années plus tard, c’est au tour de son fils, le Grand Dauphin, d’éprouver les bienfaits du quinquina. Si son utilisation était alors empirique, sa propriété fébrifuge est aujourd’hui scientifiquement prouvée.

C’est grâce à la quinine, fortement contenue dans son écorce que le quinquina agit aussi efficacement contre la fièvre. Par extension, il soigne également la grippe et les états fébriles.

Il est également largement employé dans certaines régions du monde pour lutter contre le paludisme.

Le quinquina : ses bienfaits pour une santé au naturel
Le quinquina : ses bienfaits pour une santé au naturel

Le quinquina, un allié pour la santé

Si sa propriété fébrifuge est connue de longue date, ses propriétés thérapeutiques ne s’arrêtent pas là ! Son écorce est un véritable antiseptique naturel.

Cette vertu lui permet de combattre les maux de gorge et certaines démangeaisons cutanées. Le quinquina permet aussi d’atténuer les troubles digestifs.



Pour plus d’efficacité il pourra alors être associé au chardon marie ou à l’artichaut. Il stimule aussi l’appétit de ceux qui l’auraient perdu, il est alors conseillé de le consommer avec du fenugrec.

Enfin, il est également un allié du cuir chevelu. Si le vôtre est irrité ou propice aux pellicules, le quinquina sera alors efficace. Il est possible de l’associer à la bardane ou à de l’huile de serpent.

Effets secondaires

Des réactions allergiques ou une intolérance gastrique (vomissements, nausées, gastro-entérite) et une réduction du nombre de plaquettes peuvent survenir.

Contre-indications

Les principales contre-indications concernent l’utilisation pendant la grossesse et l’allaitement. Éviter l’utilisation en cas d’ulcère gastroduodénal, de gastrite et d’hypersensibilité avérée à un ou plusieurs composants.

Interactions pharmacologiques

Il peut avoir des interactions médicamenteuses avec des médicaments, tels que :

  • Anticoagulants et/ou antiagrégants plaquettaires (augmente le risque de saignement) ;
  • Digoxine, phlécaïnide et autres médicaments anti-arythmiques, puisque la prise concomitante de quinine peut augmenter la toxicité de ces médicaments ;
  • L’astémizole, parce que l’utilisation simultanée de quinine peut augmenter la concentration plasmatique et, par conséquent, peut également augmenter les effets secondaires sur le cœur.

Comment le consommer ?

Le quinquina s’achète sous forme de poudre, infusion ou sirop. Il est recommandé de demander l’avis à son médecin ou phytothérapeute avant d’entamer une cure.

En effet, en ingérer à une trop haute dose peut mener à un coma. Si les cas sont rares, le quinquina est de toute façon interdit aux femmes enceintes et aux personnes sujettes aux allergies.

Autres conseils

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Adeline

Née en 1983 dans le sud-ouest de la France, Adeline a grandi à la campagne avant de partir à Toulouse, puis Paris, pour poursuivre ses études. Diplômée en sciences de gestion, elle travaille en Allemagne et en Angleterre puis regagne Paris. A la naissance de son premier fils, elle décide de changer de vie professionnelle et de s’orienter vers un domaine qui a plus de sens pour elle, à savoir l’écologie et le développement durable. En 2013, elle rejoint Toutvert où elle peut s’exprimer par la plume sur des sujets de l’économie verte qui lui sont importants. Elle crée en parallèle une activité de conseils et sensibilisation au développement durable (www.environa.eu). En 2016, elle devient rédactrice en chef et responsable éditorial de Toutvert France.

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