Actualitéfeatured

Que serait un monde sans abeilles ?

La population d’abeilles, comme celle des autres insectes pollinisateurs, décline dans l’Hémisphère nord. Elle est menacée par de multiples facteurs, allant de la pollution phytosanitaire, aux OGM et leurs effets sur la biodiversité, en passant par le réchauffement climatique.

Loin d’évoquer seulement notre seule productrice de miel, le terme « abeille » regroupe plus de 20 000 espèces différentes. La majorité d’entre elles ne produisent pas ce délicieux nectar, contrairement à ce que l’on pourrait croire.

De même, elles ne vivent pas toutes en sociétés, certaines sont solitaires, d’autres parasites. Toutes tiennent un rôle crucial dans la pollinisation des végétaux et donc dans notre alimentation.

A LIRE ÉGALEMENT : Abeilles urbaines : les projets de « ruches citadines » se developpent à Londres, Paris, New York

La disparition des pollinisateurs principaux aurait de graves conséquences environnementales, mais aussi économiques et sociales. En effet, ces derniers sont responsables pour 75% du rendement des grandes cultures, ainsi que pour 35% de la production mondiale alimentaire végétarienne (Inra). Ce ne sont que quelques chiffres parmi la pléthore disponible sur le sujet.

La baisse des rendements induite par ce bouleversement ainsi que par la faiblesse des espèces due à un patrimoine génétique peu renouvelé, signifierait l’augmentation des prix, dont l’ampleur des impacts est difficilement envisageable aujourd’hui.

Une majorité des fruits cultivés en Europe, soit plus précisément 84%, selon l’INRA, seraient ainsi dépendantes des insectes. Il s’agit par exemple des avocats, des tomates, des melons, et des framboises, mais aussi des noix, du cacao, du café et des amandes.

ET AUSSI : Souveraineté alimentaire ou pourquoi lutter contre l’utilisation des graines OGM

A l’opposé, la pollinisation des myrtilles, des coings, des figues, et des oranges s’effectue grâce au vent et à l’eau. Ainsi parmi les légumes, les aubergines, les poireaux, les radis et les citrouilles disparaîtraient, alors que les haricots verts, les carottes, les pommes de terre et les poivrons survivraient. Quant aux plantes aromatiques, presque toutes n’existeraient plus : menthe, vanille, persil et lavande. Les céréales, le sarrasin, le colza et le tournesol seraient d’exister, alors que resteraient le riz, le blé et le maïs.

L’abeille, de par sa responsabilité en tant qu’insecte pollinisateur et de par sa sensibilité aux évolutions de l’environnement, est un animal bio-indicateur.

Son déclin désigne sans conteste une fragilité grandissante de l’environnement et des risques plus grands pour la planète. Alors, si nous ne voulons pas que nos assiettes se vident, n’oublions pas les abeilles, sans lesquelles la planète ne serait vraiment pas la même.

Nous vous conseillons aussi

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page