La prostate, vingt grammes au masculin

By Pascale

La prostate, une maladie masculine

En raison de son intimité anatomique avec l’urètre, la prostate crée des ennuis urinaires à un homme sur deux âgé de plus de cinquante ans. Vingt grammes qui leur empoisonnent alors l’existence.

Définition de la prostate

La prostate est une glande génitale masculine, qui entoure l’urètre (le canal par lequel l’urine) juste au-dessous de la vessie. Chez l’homme jeune, elle est de la taille d’une prune (d’un diamètre d’environ trente-huit millimètres) et pèse une vingtaine de grammes.

Prostate : rôle et fonction

Cet organe a pour fonction de produire le liquide séminal (avec les vésicules séminales), qui s’y mélange avec les spermatozoïdes produits par les testicules. Un liquide qui nourrit et protège les spermatozoïdes : il réduit notamment l’acidité des sécrétions vaginales, susceptibles de détruire ces derniers.

La prostate fabrique également une protéine (l’Antigène prostatique spécifique (APS)) qui aide le sperme à demeurer sous forme liquide après l’éjaculation. Cet APS libéré avec l’éjaculation se retrouve aussi dans le sang, où sa concentration sert à déceler un cancer de la prostate.

Cet organe sert aussi à contrôler l’écoulement urinaire et de l’éjaculation, par le relâchement ou la contraction de ses fibres musculaires.

Un organe important
Un organe important

Maladie de la prostate, un quinqua sur deux

Prostatite

Trois principales affections touchent la prostate : la prostatite, qui est une inflammation souvent due à une infection bactérienne, en l’occurrence la bactérie E. Coli. Celle-ci se traite par antibiotiques, le but étant d’éviter que cette inflammation ne devienne chronique.

Cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est, en très grande majorité, une tumeur maligne des cellules cancéreuses. S’il reste la quatrième cause de mortalité par cancer en France, avec un risque important de métastases, il se soigne d’autant mieux qu’il est pris de bonne heure, car il évolue lentement. L’ablation de la prostate fait souvent partie des solutions envisagées.

Lutte contre le cancer
Lutte contre le cancer

HBP

La troisième cause la plus fréquente de problème de la prostate n’est pas à proprement parler une pathologie. Mais, au regard de sa situation sous la vessie, l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) représente une véritable gêne pour vider celle-ci : des troubles urinaires « obstructifs » provoquant une difficulté à uriner et ses corollaires, une envie fréquente, des douleurs liées à l’irritation. Et, au bout du compte, l’incontinence. Des traitements médicamenteux, voire la chirurgie, sont envisagés.

Prostate : quels symptômes et conséquences ?

Il n’est pas très drôle de se lever même la nuit, pour cause d’envie pressante. Voici qui perturbe le sommeil et la vie de couple. Encore moins agréable, devenir incontinent, ce qui guette l’homme atteint d’hypertrophie bénigne de la prostate.

Et si les deux affections sont sans commune mesure, les traitements salutaires d’un cancer et ceux d’une hypertrophie bénigne, n’en occasionnent pas moins des troubles de la sexualité, et aussi une diminution de la taille du pénis.

Après une opération chirurgicale, la moitié des hommes éprouvent, au moins les premiers temps voire les quatre à cinq années suivantes, des troubles de la sexualité : difficulté érectile, éjaculation rétrograde certes indolore (le sperme remonte dans la vessie au lieu d’être expulsé), orgasme de moindre intensité, ou encore une perte d’urine au moment de l’orgasme.

Certains souffrent également d’une diminution de la taille du pénis en érection, de l’ordre de plus d’un centimètre.

La raison de ces troubles est que, lorsqu’il pratique une ablation de la prostate et des vésicules séminales, le chirurgien ne peut pas toujours éviter de léser les nerfs érecteurs qui longent la prostate, en particulier s’il veut passer « large » autour d’un cancer.

Parmi les traitements non-médicamenteux conseillés, reprendre dès que possible, une activité sexuelle.

Mauvaise hygiène de vie : une cause de la prostate

Eh oui, messieurs, rester mince et bouger prémunirait d’une HBP ! Des chercheurs italiens auraient même constaté une rentrée des choses dans l’ordre en dix-huit semaines, auprès d’un échantillon d’hommes ennuyés par leur prostate. Le traitement ? Une marche sportive, à raison de trois fois par semaine.

Les traitements naturels

Le thé

Quant au thé vert, il n’est pas réservé aux femmes. La preuve par les nippons, dont c’est la boisson nationale, et qui souffrent peu d’HBP. Là, ce serait la catéchine présente dans le thé vert et qui aurait un rôle sur les hormones responsables de l’augmentation du volume de la prostate.

Vive le café et les tomates ?

Le café, lui aussi, serait bon pour la prostate : grâce à sa haute teneur en polyphénols : selon une étude réalisée par le National Cancer Institute auprès d’une population de 48 000 personnes, boire six tasses de café par jour réduirait tout de même de 60% le risque de développer un cancer de la prostate.

Inconvénients, dur de trouver le sommeil, sans compter les irritations d’estomac et autres inconvénients liés à l’excès de caféine. Heureusement, la prévention vaudrait aussi pour du décaféiné. Moins mal pour le sommeil.

Notez que la même étude a mis en avant le rôle également préventif de la consommation de tomates cuites, trois fois par semaine : il y a moins d’inconvénients qu’avec le café quotidien à haute dose, mais la tomate ne réduit que d’un tiers, le risque de développer un cancer.

Une meilleure hygiène de vie en somme

Au total, un régime alimentaire moins carné et une activité physique régulière seraient bénéfiques contre les ennuis de prostate. Vous savez ce qu’il vous reste à faire, pour vivre heureux longtemps.

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