Bien-être et santé

Douche froide et autres pratiques ancestrales d’hygiène de vie oubliées

Avec l’avènement de la médecine moderne, la société a eu tendance à rejeter l’ensemble des pratiques ancestrales d’hygiène de vie. Pourtant, nombreuses sont celles dont la science révèle aujourd’hui le bien-fondé.

Voici donc une sélection de pratiques dont les bienfaits ont été prouvés, et que nos sociétés modernes pourraient recycler avec grand profit.

Douche froide et autres pratiques ancestrales d’hygiène de vie oubliées

Vivre au rythme de la nature

Au sein des sociétés traditionnelles, la vie quotidienne épouse le rythme de la nature : on se lève et se couche avec le soleil. On hiberne l’hiver, on renaît au printemps.

Pour se synchroniser à leur environnement, les paysans se réfèrent à un almanach indiquant le retour des saisons, des pluies, des crues, de la sécheresse…

Dans les villes médiévales, le temps de travail des artisans varie selon la saison, de 7 à 8 heures en hiver 14 heures en été, les corporations de métiers ayant observé que la production était meilleure à la lumière du soleil.

Un mode de vie que valident aujourd’hui les tenants de la chronobiologie. Vivre décalé par rapport à ces rythmes naturels, c’est s’exposer au stress et à la fatigue. Le premier rythme à respecter est celui du sommeil.

Sa régularité est essentielle. Quant aux vacances, mieux vaut les prendre fin octobre et fin février, des périodes où nous sommes moins résistants, tant physiquement que psychiquement.

Trop d’hygiène tue l’hygiène

Les bains publics, suspectés de favoriser la propagation des épidémies, disparaissent au XVIe siècle. La propreté du corps connaît alors un long hiver… La découverte des germes par Pasteur à la fin du XIXème siècle inverse la tendance.

Gant de crin, bain très chaud, produits de lavage agressifs, tout est bon pour décaper l’épiderme. Mais selon les experts, cet excès est une hérésie.



Il supprime le film hydrolipidique qui protège la peau, et détruit sa flore microbienne, offrant un boulevard aux mycoses et autres bactéries pathogènes. Bref mieux vaut utiliser un savon doux et éviter de prendre plus d’une douche par jour.

De la douche froide

Au XIème siècle avant J.-C, les Grecs inventent les bains publics. Jouxtant les gymnases, ces établissements offrent des bains à différentes températures, dont des bains froids, considérés comme fortifiants.

Une pratique que l’on retrouve dans les thermes romains. Mais au Moyen-Age, les bains publics et les étuves n’offrent plus que de l’eau chaude.

Après des siècles d’oubli, l’eau glacée suscite à nouveau l’engouement au milieu du XVIIIème siècle, avec la mode de l’antique. Jean-Jacques Rousseau préconise d’y tremper les enfants pour « endurcir leurs corps » comme il l’écrit dans Émile ou de l’éducation.

Les vertus du froid sont aujourd’hui validées scientifiquement. Le choc thermique ralentit la transmission de l’influx nerveux et ainsi a un effet antidouleur.

Le froid a par ailleurs retrouvé sa place dans l’arsenal thérapeutique, avec la cryothérapie : l’eau est remplacé par de l’air à -110 °C,  auquel les patients sont soumis pendant 15 minutes.

Un traitement souverain pour accélérer la récupération des sportifs, améliorer leurs performances et traiter les pathologies musculaires ou articulaires.

Plaie ouverte, plaie couverte

Pour traiter les blessures au Moyen Age, on les couvre de bandages et d’emplâtres. Dans les années 1980, il est recommandé de laisser les plaies à l’air et de les badigeonner de produits asséchant comme l’éosine.

Erreur ! La croûte provoque une inflammation douloureuse et la prolifération des microbes. Pour traiter une plaie, il faut appliquer une crème favorisant la cicatrisation, grâce à des composés-hydratants comme l’allantoïne, puis un pansement le temps que l’épiderme se régénère.

De la viande mais pas tous les jours

Assimilée au pouvoir et à la force, la viande fait l’objet d’une consommation importante et croissante à partir de l’an mille chez les privilégiés.

Seigneurs et bourgeois mangent du gibier, des animaux de boucherie ou de basse-cour. Trois à cinq services se succèdent au cours des repas, avec viandes rôties, pâtés, tourtes…

Soulignant que la viande risque d’échauffer le mangeur et de le conduire à la luxure, l’église multiplie les jours maigres, afin de freiner ces excès. On en comptera près de 50 par an.

Au XXe siècle, en France, la consommation de viande explose à partir des Trente Glorieuses, jusqu’à devenir biquotidienne.

« Cette surconsommation déséquilibre l’alimentation au détriment des légumes, du poisson et des protéines végétales », observe le Dr Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition de l’institut Pasteur à Lille.

« On a aussi démontré qu’elle est associée à un risque accru d’obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires et cancer, a fortiori lorsqu’elle est mangée grillée.»

Le hareng sort du lot

Grâce aux progrès des techniques de conservation, le hareng est un poisson consommé partout en France à partir du XIIIème siècle.

Il est connu pour soigner la sciatique, la gangrène, les ulcères fétides… On sait aujourd’hui que cet aliment est riche en oméga-3 et qu’il contient dix fois plus de vitamine D que la raie, par exemple.

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