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Les plantes dépolluantes à avoir chez soi

Une sélection de plantes pour purifier votre intérieur

Découvrez notre guide sur les plantes dépolluantes pour purifier l’environnement intérieur de nos logements.

Comment est-ce possible de lutter contre la pollution avec des plantes dépolluantes ?

Il existe des plantes qui permettent de dépolluer l’atmosphère en absorbant les composés volatils les plus polluants.

Ces plantes peuvent aider à neutraliser les effets nocifs de la pollution de l’air de notre maison.

En fait l’air intérieur des logements est souvent très pollué : odeur de tabac et fumée de cigarette, produits ménagers, parfum, produits d’hygiène, chauffage, mobilier…

Ces produits contiennent des substances novices pour la santé, parfois cancérigène. Il est toujours conseillé, même en hiver, d’aérer au minimum 10 minutes par jour. C’est le premier réflexe à avoir pour lutter contre la pollution intérieure.

Avoir certaines plantes dépolluantes est également un atout de taille pour éliminer jusqu’à 96% des émanations de certaines substances chimiques dangereuses.

Ces plantes captent par leurs stomates (ce sont des sortes de pores par lesquels ont lieu les échanges gazeux) les substances chimiques qui sont ensuite stockées dans leurs tiges et feuilles.

Chacune des plantes dépolluantes s’attaque à une ou plusieurs substances chimiques dangereuses.

Donc, en fonction de la pollution contre laquelle vous souhaitez lutter, vous pouvez choisir la plante qui correspond le mieux !

Les plantes dépolluantes à avoir chez soi

Et voici maintenant notre sélection de plantes pour purifier l’air intérieur.



Azalée

L’azalée est une plante très connue en France. Sa floraison généreuse et colorée ravit aussi bien nos jardins que nos intérieurs.

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Cette plante est efficace contre l’ammoniac, qu’il est un irritant, et le formaldéhyde qui se révèle cancérigène.

Ces produits chimiques se trouvent essentiellement dans les produits ménagers, engrais et fumée de cigarette.

Pothos

Le pothos est une plante d’intérieur très appréciée, très robuste et capable de se débrouiller avec peu de soin, même dans des conditions environnementales pas tout à fait idéales.

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Cette plante est efficace contre le monoxyde de carbone qu’il peut provoquer de vertiges et le formaldéhyde  contenus dans le bois reconstitué, peinture, tissus, tabac, cosmétiques et chauffage.

Aréca

L’une des variétés les plus intéressantes de plantes d’appartement est l’Areca Chrysalidocarpus lutescens. C’est un petit palmier qui peut atteindre deux mètres de hauteur, avec des feuilles fines, lancéolées et d’un vert vif.

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Elle est efficace contre les substances chimiques, seules ou en mélange, détenues dans les solvants, colles, peintures, essences, cigarettes, insecticides : tels que le formaldéhyde et le xylène, le toluène qui sont cancérogènes et l’ammoniac, qui est un irritant.

Codiaeum

Le Codiaeum (également appelé Croton) est efficace contre le benzène et le formaldéhyde, qui se trouvent dans les plastiques, vernis, solvants, résines, tabac et bois reconstitués.

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Lierre

La lierre aide à lutter contre le benzène, le formaldéhyde, le monoxyde de carbone, qui peut donner de vertiges et nausées, trichloréthylène, contenus dans les produits d’entretien, vernis, encre, tabac, colle, chauffage.

Cierge du Pérou

Le Cierge du Pérou (Cereus peruvianus) est un genre de cactus très efficace contre les ondes électromagnétiques (qui donnent des céphalées) provenant des wifi et écrans.

C’est une plante charnue de couleur verte tendant vers le bleu, avec des branches épineuses. Elle a une croissance verticale avec peu d’ouverture latérale. Elle pousse facilement et ne nécessite pas beaucoup d’attention.

En pleine terre, elle peut atteindre des dimensions considérables, jusqu’à 12 m d’hauteur.

Spathiphyllum

Le Spathiphyllum peut atteindre un mètre de hauteur et donner de belles fleurs qui en font une parfaite plante ornementale d’intérieur.

Cette plante est efficace contre l’alcool, le formaldéhyde, toluène, acétone (qui donne de troubles respiratoires, ammoniac, benzène.

Elle est efficace aussi contre le trichloréthylène contenus dans les tissus, isolants, tabac, plastiques, insecticides, colles, solvants.

Les plantes métallophytes et leurs capacités dépolluantes de métaux lourds

Les plantes métallophytes sont des plantes qui poussent sur des sols riches en métaux. Elles sont très répandues autour d’anciennes ou d’éventuelles mines.

La chimiste Claude Grison s’est penchée sur le potentiel dépolluant de ces plantes et leurs possibles applications. Ce qui a débouché sur plus de 12 brevets !

Claude Grison, universitaire et chimiste, a commencé à s’intéresser aux plantes métallophytes suite à des pistes de recherches abordées avec ses étudiants.

La phytoremédiation

Claude Grison a concentré ses recherches sur la phytoremédiation, c’est-à-dire l’utilisation de certaines plantes pour assurer la dépollution des eaux et sols, et en particulier sur d’anciens sites miniers.

Elle s’est intéressée spécifiquement à un ancien site minier du Gard car de nombreux cas de saturnisme avaient été détectés dans les environs (le saturnisme est causé par une intoxication au plomb).

Mais son projet bien que d’utilité publique est jugé trop coûteux. Elle décide alors de tenter de trouver des applications commerciales qui compléteraient les extractions de métaux lourds par les plantes.

Elle oriente alors ses recherches vers la substitution des métaux lourds par le métal contenu dans les plantes métallophytes qui extraient les métaux lourds des sols pour les stocker dans leur appareil végétatif.

Elle trouve rapidement des possibilités d’application concrète, ce qui débouche sur des brevets et partenariats !

Cette méthode permet à la fois de dépolluer des sols et d’éviter des extractions minières coûteuses financièrement et écologiquement.

Les recherches de Claude Grison ont débouché sur la création entre autre d’insecticides non toxiques, de médicaments et de cosmétiques !

Rinorea Niccolifera

Aux Philippines, une équipe de chercheurs a récemment découvert une plante, le Rinorea Niccolifera, qui aurait des propriétés dépolluantes.




Cette plante serait capable de capter les métaux lourds contenus dans les sols et de les en débarrasser.

Les « métaux lourds » sont des métaux naturellement présents dans l’environnement, mais qui sont à certaines concentrations, dangereux et toxiques pour l’homme.

Les métaux lourds les plus connus sont par exemple le mercure, le cadmium, le chrome 6, l’aluminium, le plomb

Ils peuvent être présents dans le sol, l’eau ou l’air et sont très dangereux pour les écosystèmes et la santé humaine et animale. 

Ainsi, aux Philippines, l’île de Luzon est sévèrement touchée par la pollution aux métaux lourds. En effet, son sol en contient la plus forte concentration du pays ! Mais cette aussi sur cette île que les chercheur ont découvert le Rinorea Niccolifera, qui y pousse en abondance.

Cette plante est capable de stocker jusqu’à 18 000 mg de nickel par kilogramme par exemple. C’est ce qu’on l’on appelle une plante accumulatrice.

Cette découverte est une opportunité pour ce pays qui souhaite mener une grande campagne de dépollution des sols. Le Rinorea Niccolifera se présente donc comme une solution naturelle et locale.

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Adeline

Née en 1983 dans le sud-ouest de la France, Adeline a grandi à la campagne avant de partir à Toulouse, puis Paris, pour poursuivre ses études. Diplômée en sciences de gestion, elle travaille en Allemagne et en Angleterre puis regagne Paris. A la naissance de son premier fils, elle décide de changer de vie professionnelle et de s’orienter vers un domaine qui a plus de sens pour elle, à savoir l’écologie et le développement durable. En 2013, elle rejoint Toutvert où elle peut s’exprimer par la plume sur des sujets de l’économie verte qui lui sont importants. Elle crée en parallèle une activité de conseils et sensibilisation au développement durable (www.environa.eu). En 2016, elle devient rédactrice en chef et responsable éditorial de Toutvert France.

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