Plantes médicinales

Le physalis : des bienfaits et vertus insoupçonnés

Un fruit gorgé de vitamines !

Originaire des Andes, le physalis est une baie qui fait partie de la même famille que les aubergines et tomates (solanacées). Aussi connu sous les noms de cerise d’hiver, lanterna japonaise ou groseille du Cap, les surnoms de ce fruit sont très nombreux tout comme le nombre de ses variétés.

Le physalis : des bienfaits et vertus insoupçonnés

Juteux, acidulé et sucré à la fois, le physalis est une baie gorgée de vitamines et riche en nutriments et oligo-éléments.

Facile à reconnaître grâce à son calice doré, le physalis est de forme ronde et de couleur orange ou violette selon la variété. Idéal comme dessert ou en-cas, cette baie apporte équilibre et bien-être !

Voici tous les mystères de cette petite baie aux qualités décoratives et gustatives.

Les différentes variétés de physalis

Une dizaine de variétés sont disponibles. Toutes se distinguent de par leur forme, goût et utilisation.

 

Sur les étals, trois sont présentes :

  • Le physalis du Pérou qui ressemble à une grosse cerise dorée et recouverte d’un calice sec. Sa texture est juteuse, sa saveur est acidulée et son goût rappelle celui de la mangue et de la groseille. Cette variété est récoltée à la fin du mois d’août et est idéale pour préparer des confitures.
  • Le physalis à goût de prune qui a un goût délicat qui rappelle celui de la prune et de la framboise. Cette variété se récolte à la fin du mois de juillet.
  • Le physalis mexicain au goût citronné et rafraîchissant. Très populaire au Mexique, cette variété se cultive sous le soleil et se récolte durant le mois d’août.

Physalis peruviana

« Amour en cage« , « lanterne japonaise » ou « lanterne chinoise » sont autant de petits noms donnés au physalis. Cette plante vivace gagne à être connue pour les propriétés de ses fruits.

A la saveur aigre mais agréable, ils se présentent sous la forme de baies oranges enfermées dans des calices rouges-orangés en forme de lanternes.

physalis, l'amour en cage sur une branche



Facile à reconnaître grâce à son calice doré, le physalis est de forme ronde et de couleur orange ou violette selon la variété. Idéal comme dessert ou en-cas, cette baie apporte équilibre et bien-être !

Le physalis peruviana est le nom scientifique du coqueret du Pérou aussi connu sous l’appellation « groseille du Cap ». Il s’agit d’une espèce de plante appartenant à la grande famille des physalis. Cette espèce de physalis vient initialement d’Amérique du Sud mais elle a su s’adapter à différents climats et se retrouve notamment aujourd’hui beaucoup sur le continent africain.

Il existe de nombreuses espèces de physalis, attention à ne pas les confondre ! Il existe en effet de nombreuses confusions possibles entre le physalis peruviana et d’autres espèces de physalis. Veillez par exemple à ne pas confondre le physalis peruviana avec le physalis pruinosa également connu sous le nom de « cerise de terre » et que l’on retrouve surtout au Canada ; ni avec le physalis alkekengi davantage ornemental ; ou encore avec le « faux coqueret » Nicandra physaloïdes.

Pour reconnaître le physalis peruviana, sachez que son fruit jaune orangé est assez gros et le calice entourant son fruit est d’une couleur verte plus claire. Ses fruits sont à la fois décoratifs et comestibles.

Physalis alkekengi

Le physalis alkekengi, également appelé « Amour en cage » ou « lanterne japonaise » ou « chinoise » est une plante presque exclusivement cultivée comme plante ornementale et ses fruits sont décoratifs.

Cette plante est originaire de l’Europe et de l’Asie. Idéalement il faut planter cette plante au printemps car elle déteste le froid.

À la fin de l’été, le physalis alkekengi se pare de lanternes oranges très appréciées pour leur rôle décoratif. Ses baies sont principalement utilisées pour créer des bouquets secs. Pour créer vos bouquets, il suffit de couper les tiges sur lesquelles sont les lanternes à la fin de l’été lorsqu’elle sont de couleur rouge vif. Il faudra ensuite faire sécher ces tiges pour confectionner vos bouquets secs.

Les physalis sont des plantes plutôt envahissantes qui ont besoin d’espace pour pousser : cette plante peut atteindre 70cm de hauteur et 1 mètre de large.

Il est déconseillé de manger ses fruits qui sont susceptibles de causer des troubles intestinaux. L’amour en cage est souvent confondu avec le coqueret du Pérou dont les fruits sont comestibles !

Quel physalis est comestible ?

Les fruits du physalis sont des baies de couleur vive allant du jaune orangé à l’orange ou au rouge selon les espèces. Attention, toutes les espèces ne sont pas comestibles !

Le peruviana est comestible. Ses fruits se récoltent dès le mois de mai et ce jusqu’au mois d’octobre. Si le physalis a bien poussé, il peut donner jusqu’à 300 fruits dont le goût est sucré, doux et légèrement acidulé.

Lorsque les fruits sont murs, cela se voit car le calice devient une dentelle très fine et il est possible d’apercevoir le fruit charnu à travers.

Quel est le physalis toxique ?

En revanche, les fruits de l’alkekengi sont davantage ornementaux que comestibles et certains estiment que ses fruits peuvent être toxiques lorsqu’ils ne sont pas murs du fait de la forte concentration en alcaloïdes.

D’autres sources estiment que tout au plus le fait d’ingurgiter des fruits d’alkekengi pas assez murs engendrerait des troubles intestinaux.

Dans tous les cas, et même si le fait de manger ces fruits ne présente pas de danger mortel, il est conseillé de se nourrir exclusivement des fruits du coqueret du Pérou et de laisser les fruits de l’alkekengi pour votre déco !

Les bienfaits du physalis sur la santé

Si le physalis est considéré comme une plante ornementale de grande beauté, ce n’est pas là son seul atout. Originaire d’Europe et de Chine, elle est également connue pour ses vertus homéopathiques depuis des temps immémoriaux.

Cette baie est gorgée de vitamines et riche en nutriments et oligo-éléments.

Du fait de la présence de vitamine C, il a des propriétés diurétiques, laxatives et rafraîchissantes non négligeables.

Cette baie est donc intéressante pour stimuler le système digestif et les voies urinaires. Grâce à ses vertus diurétiques, ce fruit aide aussi à combattre certaines maladies et à purifier le sang.

Ses fruits, aussi appelés cerise de terre, sont riches en vitamine C et en caroténoïdes. Ils ont des propriétés rafraîchissantes, diurétiques, éliminatrice de l’acide urique et légèrement laxatives.

Ils représentent de fantastiques stimulants pour le système digestif et les voies urinaires. Ils protègent le système urinaire grâce à ses propriétés diurétiques qui aident à combattre les maladies et virus.

Les fruits, véritables toniques pour l’organisme, sont préconisés entre autres pour les personnes souffrant de rhumatismes, de la goutte, de calculs rénaux, de rétention d’eau ou encore de problèmes de vésicule biliaire.

Pour un régime alimentaire qui stimulera votre vésicule biliaire, vous pouvez consommer des baies de physalis en complément avec de l’artichaut, du radis noir et du boldo.

physalis : en fleur sur une branche

Il peut aussi être associé à la mélisse, au romarin et à l’angélique pour combattre les spasmes intestinaux. Enfin, la spiruline et la propolis agiront en prévention contre les maladies et les virus.

Consommer cette baie est aussi conseillé chez les personnes souffrant de rétention d’eau, de rhumatismes, de crises de goutte, de calculs rénaux ou de problèmes au niveau de la vésicule biliaire.

Dans le cadre d’un régime minceur, le physalis peut également être consommé sans avoir peur de prendre quelques kilos.

Enfin, le Coqueret du Pérou est aussi utilisé pour diminuer la fièvre, pour soigner la jaunisse et pour renforcer le nerf optique.

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Physalis : comestible

Peu connu en France, le physalis est une baie savoureuse qui renferme de nombreux minéraux et oligo-éléments.

Juteux, acidulé et sucré à la fois, le fruit se consomme cru ou en succulentes confitures et gelées !

Malgré tous les avantages de cette plante, une mise en garde s’impose. Lorsqu’ils ne sont pas mûrs, ses fruits sont légèrement toxiques en cas d’ingestion importante, et peuvent causer des troubles intestinaux.

Toutes les espèces de physalis ne sont pas comestibles, n’hésitez pas à demander les conseils d’un professionnel en cas de doute.




physalis : fruits sur une table rustique

Les propriétés nutritionnelles du physalis

Fruit gorgé de vitamines, 100 g de physalis couvre environ 35% des apports conseillés en vitamine C.

Ce fruit est également peu calorique : environ 53 kcal pour 100 g. Pour ce même poids :

  • 0.7 g de lipides,
  • 11 g de glucides
  • 1.9 g de protéines

1 mg de fer et 9 mg de calcium sont aussi présents dans 100gr de ce fruit.

Idéal pour grignoter sur le pouce, n’hésitez pas à intégrer cette baie dans votre alimentation afin de profiter de tous ses bienfaits !

Comment se mangent les physalis ?

Les fruits du peruviana se consomment crus et façon très simple : à grignoter comme des petites tomates cerises.

Vous pouvez également ajouter le physalis pour agrémenter vos préparations de tartes ou de flans, vos salades de fruits, et même en faire des gelées ou des confitures.

Photo de la fleur et du fruit du physalis

Physalis : fleur, fruits et feuilles

Recettes avec le fruit de physalis 

Confiture de physalis 

Pour réaliser cette confiture, vous avez simplement besoin de 1 kg de fruits, 1/2 citron, 750 g de sucre et 25 cl d’eau. Une fois ces ingrédients réunis, commencez par réaliser un sirop en mélangeant le sucre et l’eau. Dès que le sirop prend, incorporez vos fruits et laissez cuire 25 minutes en remuant de temps en temps.




Dès que la texture ressemble à de la confiture, laissez 10 minutes de côté. Écumez et mettez en pot.

Clafoutis physalis et noix de coco

Pour ce gâteau, les ingrédients nécessaires sont :

  • 40 physalis
  • 3 cuillères à soupe de farine
  • 2 cuillères à soupe de noix de coco
  • 3 cuillères à soupe de cassonade
  • 2 œufs
  • 3 cuillères à soupe de crème fraîche épaisse
  • 1/2 cuillère à café de levure chimique
  • 1 cuillère à soupe de rhum
  • 1 pincée de cannelle en poudre
  • 1 pincée de sel

Préparation. Lavez vos fruits, coupez-les en deux et mettez-les dans des petits moules beurrés. Dans un saladier, mélangez tous les ingrédients de la recette et versez cette préparation dans chacun des moules sur vos baies. Mettez au four pendant 20 – 30 minutes à 180°.

Dès que le dessus de vos clafoutis est de couleur dorée, vos gâteaux sont prêts. Vous pouvez les déguster seuls ou accompagnés d’une boule de glace à la vanille.

Où et comment planter des physalis ?

Les physalis peuvent tout à fait être plantés dans un potager ou un jardin. Cette plante a besoin de chaleur et d’espace pour pouvoir pousser correctement. Elle ne supporte pas le froid : si la température descend sous les 10°C il en pâtit et s’il gèle, la plante meure.

Si vous vivez dans une région du Nord avec un hiver froid, vous pouvez toujours cultiver cette plante en pot et la rentrer l’hiver dans un endroit chaud et ensoleillé et le remettre dehors lorsque les beaux jours reviennent.

Sa culture ressemble à celle de la tomate, ils font d’ailleurs partie de la même famille. Les semis se font idéalement au mois de mars et lorsque la température est au minimum de 18°C et la mise en place dès le mois de mai.

Concernant les propriétés nécessaires du sol, il suffit que le sol soit bien drainé pour que la plante puisse pousser. Cependant, si vous souhaitez récolter de nombreux fruits, l’idéal est de planter les physalis dans un support de culture pauvre et plutôt sableux. Si le substrat est trop riche, cela favorisera la croissance des feuilles au détriment de celle des fruits.

Il n’est pas difficile d’entretenir des physalis, il suffit de les arroser et d’effectuer des binages régulièrement c’est-à-dire rompre la croûte du sol pour favoriser la pénétration de l’eau jusqu’aux racines.

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Marjorie Tourette

Née en novembre 1990 dans les Vosges, Marjorie est partie vivre à Nancy puis à Grenoble pour faire ses études. Elle a obtenu un Master en coopération internationale afin de pouvoir travailler dans le secteur associatif. A l’issu de ses études, elle a travaillé dans diverses organisations, notamment en lien avec le commerce équitable, le développement rural et la protection de l’environnement. Elle aime à croire que chacun à son échelle peut agir pour transformer nos modes de vie consuméristes en modes de vie plus durables.

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