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Pêche & labels : ce qu’il faut savoir !

Longtemps nous avons cru que les océans étaient des sources abondantes et inépuisables de poissons, dans lesquels nous pouvions puiser sans limite. Aujourd’hui, de nombreuses données nous alarment sur la baisse des stocks de poissons (qui avaient été largement surestimées) et sur les dégâts causés par certains modes de pêche dangereux pour nos fonds marins.

Sachant qu’un français consomme en moyenne 20 kg de poissons par an, comment faire pour manger des produits de la mer tout en respectant les océans et ses habitants ? Des labels existent, certains sont plus réputés que d’autres, voici quelques explications.

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Tout d’abord, certainement le plus connu : le MSC pour Marine Stewardship Council. Ce label privé indépendant qui a une quinzaine d’années, certifie près de 230 pêcheries ce qui représente près de 8% des consommations de poissons, il a donc une certaine importance. L’obtention du label repose sur 30 critères liés au type de pêche pratiqué et à l’impact de cette dernière sur les océans. Mais les détracteurs de ce label mettent en avant le coût élevé (jusqu’à 100 000€) et le mode d’attribution faisant appel à des cabinets d’audit plus ou moins scrupuleux.

Parallèlement au leader MSC, d’autres petits labels se développent en souhaitant répondre plus justement aux exigences des consommateurs, mais la tâche est ardue. Par exemple le label Artysanal défend la pêche artisanale qui selon ses concepteurs, ne peut être que le seul mode de pêche respectueux et responsable.

UNE ALTERNATIVE ? Se passer de viande : quelles sont les autres sources de protéines ?

France Agrimer est un nouveau label, non encore en service qui souhaite promouvoir les pêches françaises responsables. Ce label public repose sur les mêmes fondements que le MSC mais avec plus de transparence quant à son obtention. Cependant, certains y voient déjà une promotion des productions françaises au détriment de celles d’autres endroits du monde…

Il n’est donc pas facile de trouver le label idéal dans le milieu de la pêche, celui qui serait intransigeant avec les pratiques dangereuses et irrespectueuses, tout en étant transparent et qui favoriseraient les pêches réellement durables.

Face à ce constat, certaines ONG et associations donnent des conseils au public pour adopter une consommation responsable, c’est le cas du guide édité par Greenpeace Avec nous, plongez dans les profondeurs et menez l’enquête.

Adeline

Née en 1983 dans le sud-ouest de la France, Adeline a grandi à la campagne avant de partir à Toulouse, puis Paris, pour poursuivre ses études. Diplômée en sciences de gestion, elle travaille en Allemagne et en Angleterre puis regagne Paris. A la naissance de son premier fils, elle décide de changer de vie professionnelle et de s’orienter vers un domaine qui a plus de sens pour elle, à savoir l’écologie et le développement durable. En 2013, elle rejoint Toutvert où elle peut s’exprimer par la plume sur des sujets de l’économie verte qui lui sont importants. Elle crée en parallèle une activité de conseils et sensibilisation au développement durable (www.environa.eu). En 2016, elle devient rédactrice en chef et responsable éditorial de Toutvert France.

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