Bien-être et santé

Le parachutisme, un sport extrêmement sûr

Le premier pas à franchir est le plus dur. Mais, une fois en l’air, personne ne l’a jamais regretté. Découvrez le parachutisme.

Les origines du parachutisme

Le 22 octobre 1797, l’aérostier français André-Jacques Garnerin effectuait le tout premier saut en parachute de l’Histoire, depuis son ballon à hydrogène : il atterrit au parc Monceau devant une foule ébahie de le voir en vie.

Il en est quitte pour une entorse et, sous peu, son mariage avec son élève, la première femme parachutiste, Jeanne Labrosse. Le parachutisme est l’un des sports où les femmes ont le moins attendu pour s’y adonner aussi : deux ans plus tard seulement !

Après un usage rapidement militaire, le parachutisme qui s’est développé avec l’avion et la modernisation de la toile des parachutes, est, depuis les années 80, devenu le sport extrême le plus populaire.

Parachutisme : sensations fortes et sécurité
Parachutisme : sensations fortes et sécurité

Un sport extrême aux conditions strictes

Qui dit sport extrême, dit mesures de sécurité très strictes : pas question de sauter depuis 3000 mètres sans apprentissage. Le baptême, aussi bien que les séances avant le lâcher en solo, se font évidemment en tandem avec un moniteur.

La méthode de formation PAC (Progression en Chute Assistée) et le parachute Tandem ont permis l’accès du parachutisme au plus grand nombre. Sans compter la mise au point par le français Patrick de Gayardon, véritable légende du parachutisme, du wingsuit, combinaison souple qui se remplit d’air dès la sortie de l’avion pour épargner les premiers mètres en chute libre avant l’ouverture du parachute, et qui en est devenu un autre sport extrême, à part entière.

Par ailleurs, interdit de sauter en parachute sans avoir présenté un certificat médical, condition en l’occurrence sine qua non : interdit au cardiaques, le parachutisme l’est, aujourd’hui encore, aux diabétiques, même si certaines personnes le déplorent. Et il ne faut pas non plus peser plus de 90 kilos.

En revanche, les personnes à mobilité réduite ont le droit de pratiquer le parachutisme. De même que celles qui ont un problème de genou ou de cheville.

Enfin, interdit d’avoir bu de l’alcool moins de 12 heures avant un saut.



Parmi les sensations fortes

Le saut en parachute se pratique en moyenne à 3000 mètres d’altitude. Premières sensations, l’avion n’est pas un gros porteur et les sensations peuvent être nouvelles. Puis, quand la porte s’ouvre, le froid envahit l’avion : même en été, là-haut, il fait frais. Parmi les consignes, vous aurez reçu celle de prendre une petite laine !

L’angoisse de sauter vous saisit. C’est normal, mais aucune crainte : votre moniteur auquel vous êtes rivé dispose de trois parachutes : le premier, le plus petit, pour limiter la chute au sortir de l’avion à 200 km/H, puis le plus gros ou voile principale qui vous permettra de profiter du saut, l’évolution dans les airs mais aussi la splendeur du paysage. Le troisième ou voilure de sécurité s’ouvre automatiquement si la voilure principale ne s’ouvre pas.

Parachutisme : sensations fortes et sécurité
Parachutisme : sensations fortes et sécurité

Le moment de lâcher la porte de l’avion et de sauter est celle qui crée une sensation un peu forte. Puis les premiers mètres avec le petit parachute, où la descente est rapide, et le vent vous surprend. Mais, une fois cette étape de passée, c’est le bonheur intégral : avec le second parachute, la vitesse de descente se stabilise. C’est là, que vous allez appliquer les consignes pour faire des pirouettes dans les airs, de la position horizontale à la verticale.

Vous allez alors vous régaler. Le parachutisme ne se pratique que par beau temps : le spectacle est toujours magnifique. C’est la terre vue du ciel, comme vous ne l’avez jamais vue. Et puis, allez, vous avez franchi votre peur, autrement-dit, une limite de plus.

A l’atterrissage, on replie tout son petit matériel

Pour un baptême ou un apprentissage, vous n’avez pas besoin de votre propre matériel : vos seuls effets personnels sont une tenue confortable, des chaussures en conséquence (ce n’est pas franchement le jour de sortir vos talons-aiguille).

Le sac-harnais vous est fourni. En école, ils sont réglables au maximum, de manière à s’adapter à tous les gabarits. De même, la voilure est adaptée à votre gabarit, de 25 à 35 mètres carrés. Dans la poche (ou conteneur) du bas, la voile principale, dans celle du dessus, la voilure de sécurité. Et sur le devant du harnais, les deux poignées permettant de libérer ces voilures. Celles-ci ne se déploient pas directement, mais par l’intermédiaire d’un extracteur, de manière à ne pas s’ouvrir à votre nez !

Des accidents, en parachutisme ?

En France, 3 accidents sur 500 000 sauts se produisent chaque année. Il est donc bien moins dangereux de sauter en parachute que de prendre sa voiture. Aucun accident ne se produit avec le saut en moniteur. Le risque majeur est toujours l’excès de confiance, après les premiers sauts : c’est là, que peut se produire l’accident.

Réellement, aucune chance d’atterrir au sol comme un caillou : si votre parachute ne s’ouvre pas… ou si vous êtes pris d’un malaise, votre parachute de secours s’ouvre de lui-même. Et vous êtes en contact par radio, avec le moniteur.

Au fait, le vertige ? Cette sensation est visuelle, elle due aux lignes verticales. Or, dans l’espace, pas de lignes verticales pour vous donner le vertige.

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Pascale

Née en 1960 à Dakar au Sénégal, Pascale est toujours un peu cet enfant qui a grandi au bord de la mer, même si elle vit aujourd’hui à Paris. Les obligations professionnelles de ses parents l’ont amené à voyager à travers le monde et à rejeter le matérialisme pour se concentrer sur l’humain. Quand elle arrive en France pour faire Sciences Po Paris, c’est un grand décalage qui l’attend. Elle conforte alors sa vision de la vie aux autres jeunes gens de son âge. Elle s’habitue à ce nouveau rythme, mais c’est la perpétuelle recherche du « reste du monde » qui la guide et la mène au journalisme. Elle découvre la radio, elle collabore d’ailleurs toujours à Radio Ethic, puis le média web. Ses domaines de prédilection : le sport, pour sa dimension d’échanges et partages, et l’écologie bien sûr. Elle la vit au quotidien en se déplaçant à bicyclette et trouvant toujours une astuce récup’ pour ne pas acheter neuf inutilement. Elle rejoint l’équipe de Toutvert.fr en 2016, dont elle devient rapidement un pilier central !

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