Bien-être et santé

L’ongle incarné

C’est surtout le gros orteil qui s’incarne. Et dans la plupart des cas, parce que l’on s’est coupé l’ongle de travers. Attention à la façon de manier le coupe-ongles. Et vigilance si vous êtes diabétique. Focus sur l’ongle incarné.

Ongle incarné, définition

Comme son nom l’indique, un ongle incarné (onychocryptose) pénètre la chair : sur ses bords latéraux. Il la blesse au risque qu’elle s’infecte.

Comme tous les phanères, l’ongle est en kératine, une protéine riche en soufre. Il prend racine dans le doigt et repose ensuite sur le lit unguéal. De chaque côté, l’ongle est bordé par un pli de peau, le « repli unguéal ».
Lorsque l’ongle s’incarne, il pousse dans ce « repli unguéal ». Si tous les ongles peuvent s’incarner, celui du gros orteil ou hallux est celui qui s’incarne le plus.

Les adolescents et jeunes adultes sont les plus concernés. Mais les personnes diabétiques et les personnes âgées doivent également être vigilantes.

Une bonne hygiène, et un bon entretien de ses orteils
Une bonne hygiène, et un bon entretien de ses orteils

Ongle incarné, les causes

C’est la grande majorité des cas : on se coupe les ongles trop courts ou en formant des angles trop arrondis. La peau passe alors par-dessus l’ongle.

Mais cela arrive aussi : vous vous coupez l’ongle et un petit bout pointu reste attaché à la peau. Si vous ne l’enlevez pas, votre ongle risque aussi de s’incarner.

Les chaussures peuvent aussi provoquer un ongle incarné : le bout est trop dur, elles sont trop serrées. Et pour les femmes, des talons trop haut font buter les orteils contre l’avant de la chaussure.

Quant aux chaussettes, celles qui favorisent la transpiration sont aussi une source d’ongles incarnés.

Vous pratiquez le football et avez shooté un peu fort : vous pouvez en avoir un ongle incarné.



Et puis, vos orteils peuvent se déformer. C’est le cas le plus fréquent chez les personnes âgées : les orteils qui se désaxent ou l’arthrose favorisent les ongles incarnés.

Un ongle incarné peut aussi être lié à une pathologie chronique : diabète, artérite des membres inférieurs, mais aussi maladie immunitaire ou neurologique.

Ongle incarné, les symptômes

L’ongle incarné évolue en trois étapes : la première, le « repli unguéal » est rouge et légèrement enflé. Cela fait un peu mal pour enfiler sa chaussure et lorsque l’on pratique une activité physique. Mais guère plus.
C’est ensuite, que cela devient plus douloureux : la peau qui borde l’ongle enfle en un bourrelet rouge et chaud. L’ongle incarné fait mal en permanence : une douleur à la limite du tolérable au moment d’enfiler une chaussure, et désagréable pour marcher.

Lorsque l’ongle incarné s’infecte. Si l’infection s’étend aux autres tissus, on parle alors de panaris : le bourrelet de peau est gros et très douloureux, sous la pression d’un pus malodorant qui finit par s’écouler. Ce panaris peut se transformer en « botryomycome », un bourgeonnement qui saigne facilement.

Ongle incarné, pied

Si vos ongles sont larges et épais, vous avez plus de risques d’avoir un ongle incarné.

A fortiori si vous les coupez trop court, ou de façon irrégulière : n’attendez donc pas qu’ils deviennent des crochets pour vous les couper. Et à ce moment-là, ne coupez pas exagérément trop ras… pour que ce soit fait une fois pour toute. Ils risquent de pousser de travers.

D’ailleurs, à ce sujet, les ados et les jeunes adultes sont les premiers abonnés aux ongles incarnés. Sans jugement sur personne.

Si vous soufrez d’une mycose, c’est la double peine : vos ongles risquent de s’incarner plus facilement.

S vous êtes militaire, vous connaissez les joies des godillots, durs au point de vous blesser l’orteil. L’ongle incarné fait un peu partie de l’uniforme. Si vous n’êtes pas sous les drapeaux, vous avez le choix de chaussures adaptées à votre pied.

Enfin, si vous êtes diabétique, vous devez être vigilant : le diabète rend moins sensible à la douleur, mais gêne la cicatrisation et l’infection joue sur la glycémie. Si vous êtes diabétique, vous le savez, vous devez avoir un œil sur vos orteils. Et ne pas vous dispenser de consulter.

Ongle incarné infecté

Si vous ne présentez aucun risque de santé et que votre ongle incarné n’est pas encore infecté, vous pouvez le soigner par vous-même : par des bains de pied trois fois par jour, dix à vingt minutes dans de l’eau avec du gros sel qui aura un effet drainant.

Ensuite, nettoyez bien votre pied à l’eau et au savon. Et surtout, séchez-le bien. Coincez un petit bout de coton entre l’ongle et la peau, afin que l’ongle cesse de blesser celle-ci. Si vous êtes chez vous, restez pieds nus pour qu’il soit à l’air.

Si votre ongle incarné s’infecte, vous pouvez encore le soigner par vous-même, à la condition de ne pas avoir d’autres symptômes (fièvre) et que la douleur, signe de l’infection, diminue au bout de quarante-huit heures.

Si ce n’est pas le cas, il est plus sérieux de consulter car l’infection peut s’étendre aux tissus puis à l’os. Votre médecin vous prescrira un antiseptique local et des antibiotiques. Éventuellement des soins de podologie.

Ongle incarné : quand consulter ?
Ongle incarné : quand consulter ?

Ongle incarné et opération

Si des bouts d’ongle sont incrustés dans la peau, le bourrelet trop important, et si votre ongle est positionné de façon à pousser de travers et donc à récidiver, c’est le bistouri. Une opération avec anesthésie locale, qui se pratique désormais aussi au laser. Le temps de la cicatrisation, vous serez amené à ne pas trop marcher, puis à surveiller la bonne évolution de votre ongle.

Ongle incarné, huiles essentielles

Les huiles essentielles soulagent la douleur et limitent l’infection. Associez de l’huile essentielle de Tea Tree (40 gouttes), de Lavande vraie (40 gouttes) et d’Hélichryse de Madagascar. Appliquez deux fois par jour sur votre ongle incarné.

Ne pas utiliser si vous êtes enceinte, asthmatique ou épileptique. Les huiles essentielles ne doivent pas non plus être utilisées pour les enfants de moins de six ans.

Pour en savoir plus

La rédaction de toutvert.fr vous invite à découvrir les articles suivants :

Pascale

Née en 1960 à Dakar au Sénégal, Pascale est toujours un peu cet enfant qui a grandi au bord de la mer, même si elle vit aujourd’hui à Paris. Les obligations professionnelles de ses parents l’ont amené à voyager à travers le monde et à rejeter le matérialisme pour se concentrer sur l’humain. Quand elle arrive en France pour faire Sciences Po Paris, c’est un grand décalage qui l’attend. Elle conforte alors sa vision de la vie aux autres jeunes gens de son âge. Elle s’habitue à ce nouveau rythme, mais c’est la perpétuelle recherche du « reste du monde » qui la guide et la mène au journalisme. Elle découvre la radio, elle collabore d’ailleurs toujours à Radio Ethic, puis le média web. Ses domaines de prédilection : le sport, pour sa dimension d’échanges et partages, et l’écologie bien sûr. Elle la vit au quotidien en se déplaçant à bicyclette et trouvant toujours une astuce récup’ pour ne pas acheter neuf inutilement. Elle rejoint l’équipe de Toutvert.fr en 2016, dont elle devient rapidement un pilier central !

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