Bien-être et santé

Le myosotis des champs, la petite souris de la phytothérapie

Le myosotis des champs égaie chaque printemps de son bleu indigo. Peu utilisé en phytothérapie, il est pourtant très efficace contre les bronchiques chroniques. Fatigue ou sur nervosité ? Pensez-y aussi.

Myosotis : identification

Tout est charmant, chez le myosotis des champs (Myosotis arvensis) : ses tout petits pétales lui ont donné le surnom d’ « oreille de souris ». De petits pétales qui auréolent un cœur jaune. Cette plante herbacée de la famille de la bourrache a le don d’égayer les bordures de champs, où elle se mêle aux pâquerettes et coquelicots.

Lorsqu’il n’est pas dans un vase (la peinture Rose et Myosotis Bleus de Gustave Caillebotte), le myosotis des champs a ainsi l’art de transformer bordures et chemins, et même terrains un peu caillouteux, en tapis floral. Pourvu que le sol soit frais et bien drainé, le myosotis peut être une plante bisannuelle, ce qui est une bonne façon se de figurer qu’il y a deux printemps.

Le Mysostis arvensis est à ne pas confondre avec d’autres variétés proches :

Myosotis stricta

Aussi appelé Myosotis raide, c’est une annuelle aux feuilles velues.

Myosotis sylvatica

C’est une variété cultivée, généralement associée aux bulbes printaniers.

Myosotis scorpioides

Également connu sous le nom de Myosotis des Marais ou Myosotis faux scorpion, cette variété affectionne particulièrement l’eau.

Le myosotis, tout un symbole

Une petite fleur riche en symboles, non sans une touche de romantisme voire de mélancolie du côté des peintres et des poètes. Eh oui, Alphonse de Lamartine : « J’aime les étangs et j’habite/ Partout où l’eau se creuse un lit/ Ma fleur d’un bleu pâle s’agite (… ). »

Elle représente aussi la conviction politique : le myosotis a été choisi pour commémorer le centenaire du génocide arménien, et à ce titre devenu l’emblème de la mémoire pour les Arméniens, le fameux Forget me not.

Mais le myosotis est aussi le symbole de la Société Alzheimer, en référence à la perte de mémoire, dont cette maladie est l’un des premiers symptômes. Une allusion également au fait de ne pas délaisser les personnes touchées par cette maladie, qui sont en même temps des personnes âgées, subissant donc la double peine.



Papillons et myosotis des champs
Papillons et myosotis des champs

Myosotis Arvensis : ses propriétés

Pour soulager les voies respiratoires

On l’appelle la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). La bronchite chronique est à 90% celle des fumeurs. Elle est une inflammation des bronches, qui devient hélas permanente. Son symptôme, la rituelle toux matinale du fumeur, pour se débarrasser des glaires accumulées la nuit. Une description pas très jolie…

Mais, pour une fois, ne tirons pas l’oreille aux fumeurs, suggérons-leur plutôt les petites oreilles : les pétales de myosotis calment l’inflammation des bronches. En infusion, le myosotis apaise l’agression subie au quotidien par celle-ci : sachant qu’éteindre le feu de ses bronches à coups d’infusion, tout en l’entretenant en continuer à fumer, est relativement peu efficace. Jamais une infusion ne compensera la cigarette. Mais bon, ne tirons pas les oreilles, proposons les bonnes….

Le plein de potassium contre la fatigue : pétales et feuilles de myosotis

Qui dit potassium dit, en même temps, tonus et moindre nervosité : être à la fois un tonique et un sédatif, cela n’est pas incompatible ! Tout dépend comment on utilise les jolis petits pétales – et aussi les feuilles -, véritables réserves de potassium : si vous êtes fatigué, c’est la décoction qui est utile, si vous êtes trop nerveux, c’est l’infusion qui vous relaxera.

Si vous avez des douleurs articulaires

En l’occurrence, pas de miracle : les infusions de myosotis ne vous exonérerons jamais du suivi médical correspondant aux douleurs rhumatismales dont vous souffrez.

Néanmoins, le myosotis ne connaissant pas, à ce sujet, de contre-indication, il d’autant un confort bienvenu, qu’il aide à prendre de meilleurs habitudes : pendant que l’on prend une infusion de myosotis, on n’oublie de boire des tasses de café, nettement moins conseillées.

Où s’approvisionner en myosotis ?

Ce n’est pas le printemps tout l’année, et peut-être n’avez-vous pas de massif de fleur à disposition dans un coin de jardin. Quant à se servir en bordure des champs, c’est long, et vous ne savez pas si un chien ne serait pas passé par là.

Sachez que le myosotis existe en solutions buvables, dont le goût est certes légèrement amer, mais très rafraîchissant. Il existe aussi sous forme de fleurs séchées : là, privilégiez les vraies herboristeries, où vous serez sûrs de l’approvisionnement sans rupture de stock.

Sur internet, le bémol est que qu’il s’agit parfois de mélanges, notamment vendus par des distributeurs asiatiques. Non pas qu’elles soient à jeter aux orties, mais il s’agit plus rarement de myosotis des champs. Or, il existe une bonne centaine de variétés de myosotis. Et le myosotis des champs pousse très bien du côté de Rambouillet !

Vous pouvez d’ailleurs faire, vous-mêmes, sécher des fleurs de myosotis que vous aurez cueillies lors d’une promenade (en choisissant votre endroit, idéalement sous-bois) : décoctions et infusions, mais aussi décoration de fromages et de salades. Vous pouvez aussi en mettre dans vos gâteaux.

Famille des myosotis des champs

Attention simplement, les fleurs de la famille de la bourrache sont déconseillées aux femmes enceintes ou allaitantes, de même qu’à celles souffrant de problèmes hépatiques.

Pour en savoir plus

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Pascale

Née en 1960 à Dakar au Sénégal, Pascale est toujours un peu cet enfant qui a grandi au bord de la mer, même si elle vit aujourd’hui à Paris. Les obligations professionnelles de ses parents l’ont amené à voyager à travers le monde et à rejeter le matérialisme pour se concentrer sur l’humain. Quand elle arrive en France pour faire Sciences Po Paris, c’est un grand décalage qui l’attend. Elle conforte alors sa vision de la vie aux autres jeunes gens de son âge. Elle s’habitue à ce nouveau rythme, mais c’est la perpétuelle recherche du « reste du monde » qui la guide et la mène au journalisme. Elle découvre la radio, elle collabore d’ailleurs toujours à Radio Ethic, puis le média web. Ses domaines de prédilection : le sport, pour sa dimension d’échanges et partages, et l’écologie bien sûr. Elle la vit au quotidien en se déplaçant à bicyclette et trouvant toujours une astuce récup’ pour ne pas acheter neuf inutilement. Elle rejoint l’équipe de Toutvert.fr en 2016, dont elle devient rapidement un pilier central !

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