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Monte Verità, une histoire des premières communautés écolos

Héritages des années hippies et d’expériences antérieures, il existe encore aujourd’hui des communautés où hommes et femmes ont choisi de vivre en communautés écolos, plus en harmonie avec la nature. Mais quand est-ce que tout a commencé ?

Hendrik Oedenkoven, fïls d’un riche industriel d’Anvers, et Ida Hofmann, pianiste austro-hongroise, rêvaient d’une autre vie, loin de la frénésie de la ville. Avec cinq amis de bonne famille, ils fondèrent sur une colline enchanteresse dominant le lac Majeur, à Ascona (Suisse), ce qui fut sans doute une des premières communautés écolos au monde : le Monte Verità.

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C’était en 1900. Végétariens, partisans de l’égalité homme-femme et de l’amour libre, ils vivaient dans des huttes bâties de leurs mains, cultivaient de quoi se nourrir, adoraient le soleil et dansaient nus dans les bois, communiant avec la nature jusqu’à l’extase.

Le « prophète aux pieds nus » Gustav Gràser, le plus radical d’entre eux, lecteur des Upanishad, textes à l’origine de l’hindouisme, et qui traduisit Lao-Tseu et inspira Siddhartha à Hermann Hesse, fréquenta en effet ces communautés écolos. Comme André Gide, Francis Picabia, Carl Gustav Jung

une histoire des premières communautés écolos
Photo de Gustav Gràser

L’utopie ne résiste pas à la Première Guerre mondiale. Mais quelques années plus tard, Eden Ahbez, un jeune New-Yorkais, croise la route d’immigrés allemands passés par le Monte Verità.

Inspiré par leur expérience, il s’installe en Californie dans les années 1940, où il vit comme un vagabond, avec barbe et cheveux longs, en sandales et robe blanche. Il dort à la belle étoile, se nourrit de fruits, de légumes crus et de mysticisme oriental. Pas question de mettre une majuscule à son nom : un privilège réservé aux dieux, selon lui. En 1947, il écrit Nature Boy, qui influencera les Communautés peace and love de l’Amérique des années 1960.

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En France, Mai 1968 vient amplifier le mouvement de retour à la nature, initié par des pionniers comme Pierre Rabhi. Les néoruraux réinvestissent les hameaux abandonnés d’Ariège, d’Ardèche et des Cévennes. Le but est souvent plus politique que spirituel, la plupart des communautés ne dureront pas.

« Le début des années 1980 a été marqué par la disparition progressive des communautés et le retour à un mode de résidence plus conventionnel centré sur le couple et la famille », affirment Nathalie Bonini et Françoise Clavairolle, anthropologues et maîtres de conférences à l’université de Tours.

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Aujourd’hui, la vie communautaire en milieu rural prend la forme d’« éco-villages ». Ils regroupent des citoyens unis autour d’un projet de vie écolo.

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Les Arches de Lanza del Vasco, fondées en 1948 (il y en a trois en France), font figure d’exception avec leur vocation spirituelle. Ses membres, inspirés par Gandhi prônent la non-violence et mènent une vie simple entre travail manuel, action civique et méditation.

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