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Mondialisation : l’accélération des échanges pour le meilleur ou pour le pire ?

« Mondialisation« …. Depuis quelques années, ce mot est partout. A l’école, nos enfants remplissent des pages entières à ce sujet, les éditorialistes l’utilisent à tout va, rose un jour, noir le lendemain… Mais qu’est-ce donc que la mondialisation ?

La rédaction de toutvert.fr a décortiqué le vrai du faux, pour vous donner un aperçu de la mondialisation d’un point de vue économique, géographique, ou historique, mais aussi ses conséquences et la diversité culturelle qui entoure ce concept.

Mondialisation : définition

Pour faire simple, la mondialisation est « le fait de devenir mondial ». Ce concept s’intéresse à l’accélération et à l’augmentation des échanges entre les différentes parties de l’humanité.

Plus précisément, la mondialisation concerne les interactions généralisées entre toutes les parties habitées du monde.

Mondialisation économique

La mondialisation économique est le résultat des politiques libérales impulsées par les pays occidentaux depuis deux siècles. En effet, l’augmentation des échanges de biens et de services est favorisée par la levée des barrières douanières.

La diminution voire la suppression des taxes d’importation et d’exportation, ainsi que le développement des transports et des technologies de la communication a été rendue possible, notamment, par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) créée en 1995.

Des territoires privilégiés et d'autres délaissés
Des territoires privilégiés et d’autres délaissés

Géographie de la Mondialisation

C’est un phénomène complexe car il est le résultat de deux logiques opposées :

  • l’intégration de nouveaux territoires aux échanges économiques, culturels ou humains à l’échelle mondiale. Par exemple, la construction d’un aéroport va accroître les échanges entre le reste du monde et la région qui accueille cette nouvelle infrastructure.
  • l’exclusion de territoires à l’échelle locale. Par exemple, une nouvelle ligne de chemin de fer favorise les échanges entre les villes connectées par des gares mais exclue toutes celles où le train ne s’arrête jamais. Les communes non desservies se trouvent alors plus enclavées que les autres.

Ainsi, les impacts de la mondialisation sur les territoires sont très inégaux, et offrent toute une palette de situations très diversifiées : des centres bien définis, des périphéries plus ou moins bien intégrées et dominées, et des marges délaissées.



Histoire de la mondialisation

C’est un processus qui s’est mis en place par étape dès l’Antiquité ! Il s’agit des premières routes commerciales entre l’occident et l’orient, comme la route de la soie. Puis le commerce triangulaire entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique a posé les bases d’une réelle économie capitalisme globale.

Mais c’est seulement à partir de 1850 qu’elle s’accélère. La première firme transnationale (FTN : entreprise qui possède des filiales dans plusieurs pays) est alors créée, et la France et le Royaume-Uni sont les deux plus gros investisseurs mondiaux à l’origine de multiples projets partout dans le monde.

La période qui suit la seconde guerre mondiale sera également favorable à la Mondialisation, notamment avec les accords de Bretton Woods au bénéfice de l’économie florissante des États-Unis.

Finalement, un nouveau regain d’énergie renforce le phénomène à la fin du XXème siècle grâce aux progrès spectaculaires des moyens de transport et des technologies de la communication, ainsi qu’à l’essor des zones de libre-échange, mais aussi au recul des politiques communistes.

Croissance économique et augmentation des inégalités
Croissance économique et augmentation des inégalités

Les effets de la mondialisation : conséquences et impacts

Ce n’est pas un phénomène à prendre à la légère car il modifie rapidement les rapports de forces économiques et politiques entre les territoires, pays et grandes régions du monde.

D’une part, il est moteur de croissance économique, donc créateur de richesses. Les effets sont particulièrement visibles pour les pays émergents, et notamment les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, et Afrique du Sud) où des millions de personnes ont pu sortir de la pauvreté.

D’autre part,la mondialisation différencie et hiérarchise les territoires. Ainsi, elle favorise l’augmentation des inégalités à toutes les échelles. Ses bénéfices ne s’appliquent réellement qu’à une poignée de pays déjà riches : les pays de la Triade (Amérique du Nord, Europe de l’Ouest et du Nord, et Asie de l’Est), et quelques pays émergents. Tandis que le reste du monde reste peu concerné par l’accroissement des échanges, et subi l’accaparement des richesses par la minorité.

Globalisation et mondialisation

A la différence du français, l’anglais utilise un seul mot pour désigner les deux concepts : « globalization« . Ce dernier a donné naissance au mot « globalisation » en français, que nous utilisons, notamment, pour désigner les interdépendances entre les États, suite au processus de mondialisation.

L’uniformisation des enjeux, suggérés par la globalisation, nécessite d’être abordée par l’angle du multilatéralisme et du principe de responsabilité de la communauté internationale. Néanmoins, les deux mots sont souvent utilisés de manière indifférenciée, les nuances qui les différencient étant souvent floues et dépendantes du contexte dans lequel ils sont utilisés.

Uniformisation des modes de vie
Uniformisation des modes de vie

Mondialisation et diversité culturelle

Un des effets bien visible de la mondialisation est l’uniformisation des modes de vie. Que se soit en termes de consommation, de loisir, ou de culture, les habitudes des citoyens tendent à se calquer sur les standards occidentaux, c’est pourquoi on entendra souvent parler « d’occidentalisation du monde« .

Les grandes métropoles sont devenues des symboles évidents de ce phénomène. En effet, elles s’organisent de plus en plus selon le modèle des villes Nord-Américaines : un centre des affaires avec des hauts buildings ultra-modernes (CBD : central business district), une profusion de centres commerciaux identiques, et une périphérie de plus en plus pauvre.

Néanmoins, la mondialisation culturelle est à relativiser grâce aux batailles menées aux échelles locales pour conserver les singularités et valeurs sociales, linguistiques, religieuses ou artistiques qui rendent notre humanité si belle !

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