Alimentation

Marmite norvégienne : cuire ses aliments avec moitié moins d’énergie !

La marmite norvégienne permet de diminuer considérablement l’énergie utilisée lors de la cuisson de certains plats. Elle se présente sous la forme d’une grande caisse, extrêmement bien isolée, qui accueille casserole ou marmite et termine la cuisson à l’étouffée sans énergie supplémentaire.

Marmite norvégienne : kézakò

La marmite norvégienne est un caisson ou sac isolés qui permet une cuisson lente et douce ‘à l’étouffée’, mais hors du feu. En fait, elle est également appelé ‘cuiseur sans feu’.

Elle se base sur le principe de rétention de chaleur : un moyen astucieux de réduire ses dépenses en gaz ou électricité.

On en trouve quelques modèles à la vente dans certains pays asiatiques et aux Etats Units (ici on l’appelle cooking bag ou wonder bag), mais en Occident les utilisateurs la fabriquent le plus souvent eux-mêmes.

Il faut donc être très attentif à l’isolation si vous souhaitez faire la vôtre.

Marmite norvégienne : comment cela fonctionne

Le principe est simple : il faut démarrer la cuisson du plat contenu dans une casserole, marmite ou cocotte de façon habituelle, puis le déposer dans la marmite norvégienne qui terminera la cuisson grâce à la chaleur emmagasinée lors de la première phase de cuisson.

La cuisson est alors un peu plus longue. La condition du succès de ce mode de cuisson sans énergie est une excellente isolation.

On en trouve quelques modèles à la vente dans certains pays asiatiques, mais en Occident les utilisateurs la fabriquent le plus souvent eux-mêmes, il faut donc être très attentif à l’isolation si vous souhaitez faire la vôtre.

La marmite norvégienne se présente généralement dans un grand carton, une caisse en bois ou en plastique. A l’intérieur il faut disposer un isolant comme de la paille, du liège, une couverture en laine ou autre.



Attention à ce qu’elle soit le plus hermétique possible. Il est aussi conseillé de recouvrir ses parois d’une fine couche métallique pour limiter le rayonnement thermique.

La cuisson de la marmite norvégienne

La cuisson est très simple :

  • Commencez la cuisson des vos aliments dans une cocotte ou faitout sur le feu, comme d’habitude.
  • Portez à ébullition
  • Ôtez la cocotte du feu
  • Glissez-la dans le caisson ou le sac isotherme et fermez bien.
  • Laissez mijoter jusqu’à 6 heures ou le temps conseillé par type d’aliment

Les temps de cuisson sont plus longues comparés au mode de cuisson classique.

Par exemple, pour faire cuire 300 gr de carottes coupées, il faut 50 minutes de cuisson global, contre un durée classique de 30 minutes.

Pour un bœuf aux carottes, on cuit au gaz la viande 30 minutes, les carottes 10 min, et dans la marmite ils vont cuire ensembles toute la nuit, et le matin ils ont fait leur cuisson tranquillement.

Les avantages de la marmite norvégienne

Si la réalisation est un peu exigeante, la marmite norvégienne a de nombreux avantages !

Elle permet d’abord de réduire considérablement l’énergie utilisée pour la cuisson. Par exemple, pour faire cuire 2 kg de pommes de terre, il est possible d’économiser jusqu’à 50% d’énergie, en allongeant le temps de cuisson global seulement de 5 minutes !

marmite norvégienne

Autre avantage, elle tient les plats au chaud très longtemps et avec ce mode de cuisson il est impossible de faire brûler un plat, au contraire ce n’est que plus fondant.

Quelque ce soit dans un vieux meuble réadapté, une glacière détournée, un caisson en bois, une boite en carton… chacun peut facilement fabriquer sa propre marmite norvégienne.

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Adeline

Née en 1983 dans le sud-ouest de la France, Adeline a grandi à la campagne avant de partir à Toulouse, puis Paris, pour poursuivre ses études. Diplômée en sciences de gestion, elle travaille en Allemagne et en Angleterre puis regagne Paris. A la naissance de son premier fils, elle décide de changer de vie professionnelle et de s’orienter vers un domaine qui a plus de sens pour elle, à savoir l’écologie et le développement durable. En 2013, elle rejoint Toutvert où elle peut s’exprimer par la plume sur des sujets de l’économie verte qui lui sont importants. Elle crée en parallèle une activité de conseils et sensibilisation au développement durable (www.environa.eu). En 2016, elle devient rédactrice en chef et responsable éditorial de Toutvert France.

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