Le maraîchage écologique pour mieux nourrir la planète ?

Le maraîchage désigne la culture de plantes alimentaires destinées à être vendues pour la consommation. Il s’agit principalement de légumes et de certains fruits, fines herbes et fleurs consommables. Mais qu’en est-il du maraîchage écologique ? Découvrons ensemble ses spécificités !


Un peu d’histoire 

Durant le siècle passé, l’agriculture s’est transformée afin d’essayer de s’adapter à la demande de nourriture toujours croissante. Les grands champs de monocultures se sont donc multipliés.

Or, les monocultures (une seule culture par champ) ont entraîné une baisse de la biodiversité rendant ainsi les cultures moins résilientes aux nuisibles et aux intempéries. Pour faire face aux nuisibles, les agriculteurs ont dû répandre sur leurs champs des produits phytosanitaires.

Ces derniers ont été une réponse efficace sur le court terme. Puis, la résistance des ravageurs aux produits phytosanitaires s’est développée au fil des années. Certains insectes sont résistants à plusieurs insecticides, et il faut donc maintenant utiliser divers produits et en plus grande quantité pour en venir à bout.

C’est ce constat alarmant qui a décidé un certain nombre d’agriculteurs à se convertir au maraîchage écologique. Le but est de produire de la nourriture de qualité en quantité suffisante tout en respectant l’environnement. 




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Le maraîchage écologique : définition

Le maraîchage écologique se base sur une plus grande biodiversité que l’agriculture conventionnelle. Il n’hésite pas à cultiver diverses espèces et variétés de plantes.

Elles peuvent être cultivées selon différents procédés, comme par exemple : la culture sur buttes, sous abri, en plein champs, etc. Ces méthodes permettent une meilleure gestion du sol et du climat, ce qui augmente le rendement et la productivité pour les productions hors saison ou dans des zones difficiles.

Les principaux avantages que l’on confère au maraîchage écologique sont les mêmes que pour d’autres techniques de production plus respectueuse de l’environnement, à savoir :



  • Meilleure fertilité des sols
  • Réduction de l’utilisation d’intrants
  • Diminution du travail du sol
  • Réduction de l’érosion
  • Meilleure résilience des cultures
  • Plus grande stabilité économique

Les ravageurs sont toujours présents dans le maraîchage écologique, mais les agriculteurs savent adapter leurs méthodes de production. Rien ne vaut un exemple pour mieux comprendre!

L’exemple du push-pull

Le push-pull est une méthode de stimulo dissuasion qui a d’abord été développée sur le maïs en Afrique par l’International Centre of Insect Physiology and Ecology.

Cette méthode est principalement utilisée en Afrique orientale et australe, pour faire face aux parasites du maïs. Les foreurs de tiges (parasites) endommagent les cultures de maïs et diminuent en conséquence leurs rendements.

Le procédé push-pull offre une solution écologique à ce problème. Cela consiste à repousser les foreurs de tiges grâce à des plantes répulsives (push) et à les attirer en bordure des parcelles cultivées grâce à des plantes pièges (pull). Cela permet également d’attirer les auxiliaires afin qu’ils s’attaquent aux ravageurs. Un équilibre écologique se met donc en place.

Cette méthode se base sur une observation et une compréhension de l’écosystème.

Les foreurs de tiges ont la particularité de pondre leurs œufs à l’intérieur des tiges de maïs. Mais à choisir, ces ravageurs vont préférer laisser leurs œufs dans certaines graminées. Planter du napier, ou herbe à éléphant, autour des champs de maïs a donc eu l’effet espéré : les ravageurs sont venus pondre dans le napier.




Après l’éclosion, les larves se sont donc régalées de cette plante en épargnant le maïs. En plus de cela, l’herbe à éléphant sécrète une matière gluante qui prend au piège les foreurs. Afin d’être certain que les ravageurs n’allaient plus pondre dans le maïs, les scientifiques à l’origine du push-pull ont également planté du desmodium dans les champs de maïs. Cette légumineuse produit une odeur qui repoussent les foreurs. Les chercheurs s’assurent ainsi que ces derniers iront pondre dans le napier.

Le maraîchage écologique nécessite des solutions au cas par cas. Il ne s’agit plus d’appliquer les mêmes solutions à tous les terrains et toutes les cultures. Un changement de vision est donc nécessaire si l’on veut davantage développer des techniques de production plus respectueuses de l’environnement.

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