Les maladies du chat les plus communes : nos conseils naturels

Par chance, le chat est un animal rustique. Néanmoins, il a un talon d’Achille : ses reins. Et peut aussi souffrir d’affections pulmonaires. Voici ce qu’il faut surveiller, pour préserver son espérance de vie. Tous nos conseils pour traiter au naturel les maladies du chat.


Le rein, le talon d’Achille du chat

L’insuffisance rénale est une affection courante du chat : elle est soit aiguë, soit chronique chez le chat âgé. Chez le jeune chat adulte, la « glomérulonéphrite » ou inflammation des glomérules, ces tuyaux du rein qui filtrent le sang de ses déchets, est l’affection la plus courante.

Refus de s’alimenter, diarrhée, vomissements, difficulté à uriner, démarche hésitante, voire mauvaise haleine. Ne tardez pas à l’emmener chez le vétérinaire, votre chat souffre peut-être d’une insuffisance rénale.

Celle-ci est due soit à des calculs rénaux, soit à une insuffisante irrigation du rein, à une insuffisance cardiaque, ou à une déshydratation sévère. Un diagnostic sans tarder évite une lésion irréversible du rein.




Maladies du chat : tous nos conseils
Maladies du chat : tous nos conseils

Selon celui-ci, la perfusion puis des diurétiques permettent de nettoyer le rein. Mais celui-ci reste fragile. Un suivi et une alimentation pauvre en phosphore sont nécessaires, pour conserver le rein.

En revanche, l’insuffisance rénale chez le chat âgé (néphrite interstitielle chronique) est irréversible. Il boit de plus en plus, ce qui n’est pourtant pas le fort des chats, s’alimente de moins en moins et maigrit. Son poil, également, devient terne. Là encore, un suivi vétérinaire et une alimentation adaptée permettent une meilleure espérance de vie.

L’insuffisance rénale chez le chat en est, hélas, l’une de ses principales causes de mortalité. La greffe rénale ne se pratique pas en France, mais en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Le résultat en est aléatoire, au regard des immunodépresseurs. Ajoutez les frais de transport, le séjour en quarantaine obligatoire au Royaume-Uni. Et, aux États-Unis, l’obligation de revenir avec deux chats : le vôtre et le chat donneur. A vous de voir.



Le coryza, la fameuse grippe du chat

Vous rendez-vous compte que votre chat respire ? Non, la respiration d’un chat en bonne santé est imperceptible : elle est silencieuse,  il ne tousse pas, ni n’éternue. Parmi les affections pulmonaires, le coryza est la plus répandue.

Très contagieux, le coryza se transmet soit par le contact direct avec l’un des agents pathogènes (toute une série de virus de la famille des herpesvirus), soit indirectement : le calicivirus, l’un de ces agents, peut être excrété par un chat contaminé pendant des mois après qu’il ait été infecté. Un virus très résistant en milieu extérieur.

Votre chat éternue, tousse, a le museau qui coule, de la fièvre, voire une conjonctivite et une inflammation de la bouche. Il peut avoir du mal à respirer, et compense cette difficulté par une posture caractéristique : il a tendance à s’aplatir pour dégager ses voies respiratoires.

Là aussi, c’est direction le vétérinaire. Avant six semaines, le chaton est protégé par les anticorps maternels. Ensuite, au regard de la contagion et de la résistance de l’agent pathogène, le vaccin contre le coryza fait partie de ceux préconisés pour la bonne santé de votre chat.

Maladies du chat : les autres affections respiratoires

Mais votre chat peut avoir une atteinte pulmonaire qui ressemble à la vôtre : rhinite due à un virus ou à une allergie, laryngite (eh oui, un courant d’air froid), lui aussi a les cordes vocales enflammées, lui n’arrive plus à miauler. Attention à la pneumonie, dont les symptômes ne sont pas évidents : il respire la bouche ouverte dans la fameuse position du sphinx pour favoriser le passage de l’air. Et il a le regard inquiet.

L’asthme félin est caractéristique : déclenchée par une allergie, la crise se manifeste par des râles répétés, la bouche ouverte et les pupilles dilatées. Elle ne dure que quelques minutes, mais est violente. Les produits allergènes les plus courants ? La fumée de cigarette, un produit ménager qu’il ne supporte pas. Vous savez ce qu’il vous reste à faire…




Maladies du chat : tous nos conseils
Maladies du chat : tous nos conseils

En tout état de cause, ne négligez jamais une difficulté respiratoire de votre chat : elle peut-être bénigne ou le symptôme d’une affection plus grave, insuffisance cardiaque, tumeur.

Maladies du chat : tiques et puces, mais surtout leucose ou SIDA du chat

Au quotidien, la meilleure façon de veiller à ce que votre chat ne soit pas parasité par des tiques et puces est de lui inspecter régulièrement le pelage. Un geste simple et habituel chez celui qui aime son chat.

Les puces sont un classique de la vie en extérieur, surtout en été. Les petits points noirs se voient d’autant que son pelage est clair. Ils colonisent le cou, la base de la croupe et l’abdomen. Mettez une cuiller à soupe de vinaigre blanc dans un bol d’eau. Et passez votre chat au gant de toilette, jusqu’à leur disparition complète.

Des ascaris et le ténia ? Eh oui, respectivement les petits vers longs et ronds, ou bien plats et courts. L’ail est un excellent vermifuge. Introduisez de l’ail frais en poudre dans l’alimentation de votre chat : trois à quatre fois par semaine, il devrait être rapidement débarrassé.

Autre hôte indésirable nettement plus fâcheux, la leucose féline : elle se transmet par les urines, les matières fécales, le sang, la salive. Une fois infecté, votre chat voit ses défenses immunitaires réduites. Les affections chroniques voire un cancer en sont la suite logique. Le vaccin existe désormais. Il protège à 90%.

Maladies du chat : tous nos conseils
Maladies du chat : tous nos conseils

Quant au typhus, également d’origine virale et lui aussi mortel il a quasiment disparu de la liste noire des ennuis de votre chat, grâce au vaccin.




Le vaccin contre la rage n’est pas obligatoire en France. Néanmoins, il est recommandé : la rage « paralytique » provoque une paralysie de la mâchoire. Très peu répandue, la rage « furieuse » est mortelle : paralysie au bout de cinq jours, après des comportements agressifs anormaux et de la bave. Par ailleurs, la rage du chat est transmissible à l’homme.

En résumé, ne négligez pas de faire vacciner votre chat contre la pan leucopénie (le typhus), le coryza, la chlamydiose (également d’origine virale), et la leucose. N’ignorez jamais une anomalie respiratoire. Et caressez-le en lui contrôlant le poil.

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