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Les 6 films les plus écolo de l’histoire du cinéma

Nous vous proposons aujourd’hui un bref inventaire des 6 films les plus « écolo » de l’histoire du cinéma. Comme vous pourrez le constater, les films en question commencent à dater. Certes, les films plus récents traitent de l’environnement, mais toujours sous un angle catastrophique. La liste ci-dessous exalte au contraire la nature en toile de fond, lui conférant un rôle silencieux mais omniprésent.

Voici donc nos gagnants :

6. LA BELLE VERTE de Coline Serrault : sur une planète lointaine habitée par un peuple évolué qui vive en harmonie avec la nature, des volontaires doivent visiter la Terre, pour constater si elle abrite encore une civilisation caractérisée par les inégalités sociales, le racisme, la monnaie… Mila, équipée d’un programme de déconnexion qu’elle peut activer pour évoluer les Terriens, est envoyée sur Terre, en plein Paris. Elle se trouve dans une situation déplorable et elle cherche le contact avec un nouveau-né, pour se recharger. Aidée par ses fils, ils arrivent à convaincre un group de Terriens que le mode de vie quotidien de leur planète est terrifant et qu’il faut changer avant qu’il ne soit trop tard.

La Belle Verte parle d’environnement, surconsommation, pollution. Le film incite à se détacher d’une société consumériste, en posant nombreuses questions sur les modes de vie et le fonctionnement de notre société, avec un ton léger et humoristique.

5. GEANT de Dennis Hopper : Rick Benedict, riche propriétaire terrien et de bétail du Texas, épouse Leslie Lynnton, une jolie jeune fille issue de la haute bourgeoisie du Maryland. En dépit d’une adaptation difficile à la rude vie texane et de nombreuses disputes quotidiennes, trois splendides enfants naissent de cette union. Par ailleurs, les affaires prospèrent. Avec le temps, les choses changent, inévitablement, et les enfants empruntent des voies différentes de celles souhaitées par leurs parents. Gravite également autour du couple Jett Rink, un voisin ouvrier agricole qui devient petit à petit un riche magnat du pétrole. La plus jeune des filles Benedict tombe amoureuse de lui…

Tiré du roman d’Edna Ferber (1887-1968), le film offre à travers les  vicissitudes de la famille Benedict une vision du Texas dans la première moitié du XXème siècle. On y voit la transformation socio-économique de cet Etat, passant d’une économie basée sur l’élevage à celle fondée sur l’or noir, largement exploitée lors de la Seconde Guerre Mondiale, guerre absurde qui favorise la fortune des pétroliers tels que Jett Rink. Le film se veut donc une description détaillée d’une époque, de ses changements, de ses conflits intergénérationnels. L’Amérique, avec ses qualités et ses défauts (parfois dramatiques), est bien sûr présente. Le drame se joue entre deux visions du monde, celle de Jett Rink, prêt à tout pour extraire du pétrole, et Rick Benedict, cherchant à protéger les bienfaits de ‘mère nature’. Le film, qui dure presque 3 heures, aborde les thèmes des valeurs modernes et traditionnelles, le respect de la nature et l’arrivisme du capitalisme à l’américaine.

4. EASY RIDER de Dennis Hopper : Billy et Wyatt partent à la recherche de la fortune à travers le Sud des Etats-Unis, le réservoir de leurs motos rempli de  drogue. Accusés d’avoir participés illégalement à un défilé, ils se font aider par un avocat qui décide de s’associer à leur aventure.

Road movie mené par deux interprètes principaux, Peter Fonda et Dennis Hopper (ainsi qu’une brève mais extraordinaire apparition de Jack Nicholson), Easy Rider parle de liberté, à travers un voyage qui se déroule en grande partie lors du Carnaval de la Nouvelle-Orléans, la fête la plus folle de cette ville au bord d’un delta. Peu de dialogues mais des paysages grandioses : un juste équilibre pour évoquer la liberté. S’y opposent avec brio deux visions de l’Amérique de la fin des années 60, celle d’une Amérique bigote et conservatrice et celle d’une Amérique anticonformiste. Un hymne à la liberté mais également à la nature, avec ses paysages immenses, idéaux pour qui rêve d’évasion.

3. UNE HISTOIRE VRAIE : film de 1999 de David Lynch, basé sur une histoire vraie. Alvin, 73 ans, vit avec sa fille qui n’a plus toute sa tête depuis qu’on lui a retiré la garde de ses enfants, à la suite d’un incendie dont elle n’a pourtant pas été déclarée coupable. Alvin décide d’aller rendre visite à son frère Lyle, victime d’une infarctus, bien qu’ils ne soient pas adressés la parole depuis plus de 10 ans. C’est sur un tracteur, son outil de travail, qu’Alvin part, même si plus de 500km l’attendent.

Alvin habite l’Iowa, son frère, le Wisconsin. Le voyage est l’occasion de réfléchir à sa vie et aux changements de la société. Deux mondes s’affrontent : l’un lent et serein, l’autre frénétique. Alvin et Lyle aussi s’opposent; dans une belle scène, Alvin insiste sur l’importance d’être frères. Ce film est un hymne à la vie dans toute sa simplicité, à l’importance de la famille, à la nature immense des Etats-Unis. Un aspect auquel nous ne sommes guère habitués, au regard des clichés qui nous arrivent des grandes métropoles américaines.

2. FITZCARRALDO : Brian Sweeney Fitzgerald, baron irlandais producteur de caoutchouc, rêve de construire au coeur de l’Amazonie péruvienne le plus grand opéra de tous les temps pour y jouer ses oeuvres préférées, celles de son ténor fétiche, Enrico Caruso. Il trouvera parmi les Indiens une aide inespérée, bien qu’ambiguë et toujours suspecte.



Ce film est sans doute le plus fou d’Herzog, tant au niveau de la trame que de la production. Il coûta en effet 8 milliards de dollars, deux morts, plusieurs blessés et 3 années de travail. Le résultat final est un film extrêmement émouvant, véritable hymne à la nature sauvage, aux Indiens et à la voix d’ Enrico Caruso.

1. LE PAYS OU REVENT LES FOURMIS VERTES : en Australie, une compagnie pétrolière britannique tente de convaincre un groupe d’Aborigènes d’abandonner leurs terres et de leur laisser l’or noir. Ces derniers, forts de leurs croyances et de leurs convictions, s’opposent aux projets de la compagnie dans la mesure de leurs moyens mais n’y parviennent hélas pas.

Herzog s’est souvent, au cours de sa carrière, intéressé aux territoires purs de toute ‘présence occidentale’, s’appuyant sur les personnes habitant sur place et sur la puissance de la nature, filmant le tout sans filtre. Le film ici présenté est de la même veine : cette fois, ce sont certes les Occidentaux qui l’emportent, mais le cinéaste allemand insiste sur le fait que cette victoire n’est qu’une apparence, que nous sommes destinés à perdre la guerre finale, le progrès et les succès de l’homme étant fondés sur une éternelle illusion et sur le malheur. Au final, le dirigeant de la compagnie pétrolière finira par épouser la cause des Aborigènes, partant s’immerger dans la nature. Une sorte de vengeance de Mère Nature quant à l’avidité des hommes.

Et vous, quels sont vos films « écolo » préférés ? N’hésitez pas en nous faire part de vos commentaires !

Anne-Sophie

Anne-Sophie est une traductrice et une rédactrice efficace et professionnelle. Elle a traduit plusieurs articles de toutvert.fr quand il est né et aidé beaucoup à créer le site.

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