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Le vélo en ville : l’éco-mobilité durable de demain

Le vélo, un mode de déplacement en déclin, résiduel ou désuet ? Bien au contraire, la pratique du vélo en ville connaît un nouvel essor et la voiture a du souci à se faire. Plus qu’une simple mode dans l’air du temps, elle tend, depuis le développement du libre-service, à se démocratiser pour devenir un nouveau mode de mobilité urbaine à part entière.

L’étude réalisée entre octobre et novembre 2012 auprès de 4000 personnes par TNS Sofres et MTI Conseil pour le Club des villes et territoires cyclables (source: www.villes-cyclables.org), montre que près d’un Français sur deux (45,5%) a fait du vélo au cours de l’année écoulée. Qu’il s’agisse d’une pratique utilitaire (trajet domicile-bureau, achats) ou d’activités de loisirs ou sportives, le vélo devient un moyen de déplacement quotidien ou occasionnel de plus en plus plébiscité par les Français. L’enquête montre d’ailleurs que le vélo s’installe dans les pratiques et les modes de vie de ces derniers.

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Il faut dire qu’il présente bon nombre d’avantages. Il permet d’éviter les transports en commun souvent bondés aux heures de pointe et manquant parfois de ponctualité ou de se jouer des embouteillages du trafic automobile. Il faut aussi lui reconnaitre ses vertus économiques (pratique peu onéreuse), écologiques (réduction de la pollution et des nuisances sonores) et sur la santé (activité physique).

Même si son usage en France reste encore en retrait par rapport à d’autres pays européens comme le Danemark ou la Suède, celui-ci progresse et les politiques publiques tentent de répondre à cet engouement citadin. Il a ainsi entrainé dans son sillage une multitude d’innovations destinées à faciliter le quotidien des cyclistes en même temps qu’à inciter à la pratique et à encourager les changements d’habitude de déplacement.

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Le développement du vélo en ville a inéluctablement soulevé la question de l’urbanisme. Les collectivités ont dû repenser et réorganiser l’espace public à l’image de l’agglomération de Strasbourg, de la ville de Bordeaux et des agglomérations de Toulouse et de Nantes qui forment le « Top 5 des villes où il fait bon pédaler » – classement effectué par terraeco.net, 2013.

Parmi les aménagements proposés : des pistes cyclables, des lieux de stationnement (3000 arceaux à Toulouse, 12 000 à Strasbourg), des vélos en libre-service, une signalisation adaptées (aménagements aux carrefours avec des « Cédez-le-passage cyclistes aux feux » à Nantes ;  zones 30 et « zones de rencontre », contre-sens cyclables, feux pour tourner à droite à Bordeaux) ou encore une circulation facilitée (Grenoble), etc.

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Si la France est encore à la traine comparé à certains de ses voisins européens où le vélo est omniprésent sinon roi et où l’environnement a été entièrement repensé, elle a fourni ces dernières années des efforts significatifs pour démocratiser l’usage du vélo en ville et, à terme, l’ériger en  art de vivre et alternative sérieuse aux autres modes de transports urbains et notamment à la voiture. Strasbourg semble à cet égard en bonne voie pour conserver son palmarès avec son projet d’« autoroute cyclable » d’ici à 2020 à l’image de celle inaugurée à Copenhague (18 kilomètres) au printemps 2012.

Alors si l’envie vous gagne, enfourchez votre vélo et pédalez car « Rien n’est comparable avec le simple plaisir d’un tour à bicyclette » – (John Fitzgerald Kennedy).

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