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Vêtements bio et écolabels : quels sont les écolabels pour les textiles bio ?

Notre guide complet pour une mode écoresponsable

Tee-shirt en coton, pull en laine ou pantalon en lin : nos textiles suivent de plus en plus la tendance écoresponsable. Plus qu’un simple effet de mode, vêtements bio et écolabels tentent de rhabiller nos dressings d’une manière plus respectueuse de l’environnement et de notre santé. Décryptons le dessous de ces étiquettes qui jonchent nos magasins de prêt-à-porter.

Écolabel textile : attention au greenwashing

Théoriquement, un label écologique textile doit nous rassurer sur l’origine et la qualité de nos vêtements. Mais concrètement, il convient de faire preuve de la plus grande prudence. Voir un logo en surbrillance sur l’étiquette d’un chandail n’est pas toujours synonyme de respect de la planète, de santé humaine, ou d’éthique.

À l’heure actuelle, ce sont plus de 100 certifications dites « éthico-durables » qui se côtoient. Quid de leur cahier des charges ? Si certaines se distinguent par un référentiel scrupuleux, d’autres à l’inverse brillent par les imprécisions de leurs critères ou le flou artistique de leur cadre. Par exemple, un vêtement estampillé « écodurable » ne le sera pas forcément sur toute sa chaîne de production. Résultat, le consommateur se voit plus ou moins trompé lors de ses achats.

Vêtements bio et écolabels : pour des vêtements écoresponsables
Vêtements bio et écolabels : pour des vêtements écoresponsables

Label écoresponsable textile : quels critères privilégier ?

De manière idyllique, un label textile doit prendre en compte trois axes majeurs.

Des garanties environnementales

Comme tout produit alimentaire ou cosmétique certifié par un écolabel, un vêtement bio ou écologique cherche à diminuer son empreinte environnementale.

Tout commence déjà par le choix des matières premières. La production des fibres naturelles (lin, coton, soie, chanvre, laine) doit s’effectuer dans le respect du vivant et des sols, avec des consommations en eau et en énergie les plus limitées possible. L’approche biologique est bien sûr vivement encouragée.

Cette démarche se poursuit jusque dans la fabrication du vêtement, qui doit restreindre ou éliminer les substances nocives pour les écosystèmes, notamment aquatiques. Le coût environnemental des transports doit également être pris en compte.

Des garanties sanitaires

Éthoxylates de nonylphénol, formaldéhyde, colorants, phtalates, nanoparticules : tous ces noms vous semblent certainement barbares. Pourtant, votre garde-robe les connaît mieux que quiconque. Souvent utilisés à des fins de résistance, d’imperméabilité ou de simple esthétisme, ces composés toxiques altèrent malheureusement notre santé. Parmi les effets supposés ou attestés, citons entre autres :

  • les perturbations endocriniennes : thyroïde, synthèse des œstrogènes… ;
  • les réactions allergiques cutanées : eczéma, dermatite de contact… ;
  • les troubles du développement du système nerveux chez l’enfant : autisme, hyperactivité, déficit de l’attention, troubles comportementaux…

Un textile certifié doit donc réduire drastiquement, voire bannir, ces substances nocives majeures de sa chaîne de production.



Des garanties sociales

Dimension malheureusement trop souvent omise, l’aspect social revêt pourtant une importance tout aussi primordiale. Les bonnes conditions de travail des employés, des salaires décents, une interdiction de l’exploitation des enfants, ou le non-recours au travail forcé sont autant de critères qui doivent pouvoir trouver place dans un écolabel textile digne de ce nom.

Vêtements bio et écolabels : quelles sont les certifications reconnues ?

Certification GOTS : la référence à suivre

Le seul trait d’union entre vêtements bio et écolabels reste le référentiel GOTS (Global Organic Textile Standard). Créée en 2006, cette norme fait figure de référence à l’échelle internationale. Elle se consacre uniquement aux textiles en fibres naturelles dont au moins 70 % sont biologiques. On distingue plus finement deux mentions :

  • « biologique » : le produit comporte au moins 95 % de fibres biologiques ;
  • « composé de fibres biologiques » : le produit comporte entre 70 et 95 % de fibres biologiques.

De la récolte des matières premières à l’étiquetage du produit fini, les volets environnementaux, sanitaires et sociaux sont largement couverts :

  • les intrants chimiques toxiques ou contestés, retrouvés dans le prêt-à-porter conventionnel, sont interdits : retardateurs de flammes, chlorophénols, métaux lourds, OGM… ;
  • ceux représentant un danger pour la faune, la flore, l’environnement aquatique ou la couche d’ozone sont également exclus ;
  • les traitements lors de la fabrication sont strictement encadrés ;
  • des garanties de résistance doivent être fournies ;
  • les critères sociaux, en conformité avec l’Organisation internationale du travail (OIT), s’appliquent dans toutes les étapes du processus : transformation, fabrication, commercialisation.

Certification Oeko-Tex : un bon repère pour la santé du consommateur

Créé en 1992, le label Oeko-Tex Standard 100 garantit que le textile fini ne comporte aucune substance dangereuse pour son porteur. Toutefois, des produits toxiques ont pu être employés lors du processus de fabrication. Les aspects environnementaux sont également mis de côté : fibres naturelles non nécessairement biologiques, pas de mention du traitement des déchets…

Pour pallier ce défaut, Oeko-tex a instauré la certification supplémentaire SteP (Sustainable Textile Production). Elle prend en compte le traitement des produits chimiques, la gestion et la performance environnementale, la responsabilité sociale et la sécurité au travail.

Combinaison des deux cahiers des charges précédents, le label Made in Green by Oeko-Tex assure une traçabilité complète du produit.

Vêtements bio et écolabels
Vêtements bio et écolabels

Écolabel Européen : une dimension surtout environnementale

Présent sur certains textiles, l’Écolabel Européen symbolise surtout un engagement pour l’environnement. Délivré par l’AFNOR (Association française de normalisation), il encadre les produits composés à 90 % en poids de fibres textiles.

Dans les grandes lignes, il assure un usage restreint des substances dangereuses pour la planète et la santé humaine, ainsi qu’une limitation de la pollution de l’air et des eaux. Certaines qualités sont également testées pour assurer un usage durable : résistance au rétrécissement, à la transpiration, aux frottements ou à la lumière. En revanche, le pan social n’est pas abordé.

Et les autres écolabels textiles ?

D’autres écolabels se concentrent davantage sur le côté éthique, mais restent moins exigeants sur les critères environnementaux. C’est le cas de Max Havelaar, qui valorise le commerce équitable pour les vêtements en coton, mais qui n’interdit pas certains herbicides. Le label Origine France Garantie, quant à lui, met en exergue le made in France : le produit doit prendre ses attributs distinctifs sur l’Hexagone, et son prix de revient doit être français à hauteur de 50 à 100 %.

L’organisme Ecocert a également mis en place le label Ecocert Textile, il prend en compte le vêtement sur l’intégralité de son cycle de vie.

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