Bien-être et santé

Pour tout savoir sur la kinésithérapie

Rien que pendant la Quinzaine de Roland Garros 2017, 31 kinésithérapeutes étaient à pied d’œuvre. La France en recense 87 000 (source : la Fédération Française des Masseurs-kinésithérapeutes). Que font-ils ? Qu’est-ce exactement que la kinésithérapie ?

Définition de la kinésithérapie

En quelques mots : rééduquer presque tout le corps humain

Le kinésithérapeute (de kinésis, le mouvement en grec) exerce une spécialité paramédicale qui rééduque par le mouvement, une fonction altérée de l’organisme : à la suite d’un traumatisme tel qu’une fracture ou une opération chirurgicale, mais aussi lors d’une pathologie ponctuelle (rééducation cardiaque) ou chronique (polyarthrite).

Ainsi la kinésithérapie ne se limite-telle pas à masser le corps de celui qui soulève les dix kilos de la Coupe des Mousquetaires, mais à rééduquer par le mouvement des muscles et articulations, quasi-tout le corps humain : depuis le problème orthopédique jusqu’à la rééducation faciale, en passant par les affections neurologiques (hémiplégie et paraplégie), respiratoires, etc.

Désormais, la kinésithérapie post-réanimation permet même au patient de mieux récupérer son autonomie respiratoire.

Kiné active ou passive ?

Le sportif connaît bien la table du kiné : allongé, il se fait masser et étirer les muscles. Après l’effort, cette kinésithérapie passive fait le plus grand bien aux muscles et articulations qui ont encaissé des services à plus de 200 km/heure.

Dans le cas de la kinésithérapie active, c’est la patient qui travaille : à lui de faire les exercices prescrits, de manière à retrouver la mobilité de son articulation ou bien à empêcher une déformation. Ainsi pour éviter qu’une scoliose ne s’accentue.

Qu'est-ce que la kinésithérapie ?
Qu’est-ce que la kinésithérapie ?

De même, la personne amputée, est rééduquée, de manière à apprivoiser la nouvelle donne de son corps, mais aussi pour mieux en gérer les séquelles, en particulier les douleurs « fantôme ».

A chaque fois, autant de séances prescrites par un médecin et remboursées par la Sécurité Sociale.

Pas seulement les mains…



Remarquez les mains d’un  kinésithérapeute : son outil de travail est généralement musclé ! Néanmoins, la kinésithérapie active fait aussi appel à de l’appareillage (matériel de suspension, etc ), un vélo voire des exercices à faire en piscine. Quant à la kinésithérapie respiratoire, il n’est pas rare qu’elle fasse appel à la physiothérapie, via des ondes vibratoires ou électriques.

Formation de kinésithérapeute

Quel a été le cursus de mon kiné ?

En France, votre kiné a obtenu son diplôme d’État en masso-kinésithérapie, validé par le Conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, à l’issue d’un cursus de quatre ans désormais, auprès de l’un des quelque 50 IFMK (Institut de formation en masso-kinésithérapie) : après admission sur concours.

Un cursus qui alterne théorie (anatomie, morphologie, cinésiologie qui est l’étude du mouvement du corps humain, masso-kinésithérapie, etc) et stages pratiques. Des études payantes, que l’on suive sa formation auprès d’un établissement public ou privé : certaines régions prennent en charge le coût de cette formation, d’autres pas.

Comment devenir kinésithérapeute ?
Comment devenir kinésithérapeute ?

Son diplôme en poche, le kinésithérapeute s’installe le plus souvent en libéral : selon un numerus clausus qui fixe, chaque année, le nombre d’autorisation d’ouvertures de cabinets. Les régions PACA, Languedoc Roussillon et la Corse sont les plus densément pourvues en kinés. Un moins grand nombre deviennent kinésithérapeutes en hôpital, cliniques, etc, où ils sont salariés.

Les kinés ayant suivi leur cursus ailleurs au sein de l’Union Européenne, ont également le droit d’exercer en France.

Quant à se spécialiser, le kiné peut opter pour une partie du corps humain (main, etc), ou bien et par exemple, devenir kinésithérapeute du sport. Question de choix et d’expérience, mais pas de diplôme : à l’exception de l’ostéopathie qui requiert une formation supplémentaire.

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Pascale

Née en 1960 à Dakar au Sénégal, Pascale est toujours un peu cet enfant qui a grandi au bord de la mer, même si elle vit aujourd’hui à Paris. Les obligations professionnelles de ses parents l’ont amené à voyager à travers le monde et à rejeter le matérialisme pour se concentrer sur l’humain. Quand elle arrive en France pour faire Sciences Po Paris, c’est un grand décalage qui l’attend. Elle conforte alors sa vision de la vie aux autres jeunes gens de son âge. Elle s’habitue à ce nouveau rythme, mais c’est la perpétuelle recherche du « reste du monde » qui la guide et la mène au journalisme. Elle découvre la radio, elle collabore d’ailleurs toujours à Radio Ethic, puis le média web. Ses domaines de prédilection : le sport, pour sa dimension d’échanges et partages, et l’écologie bien sûr. Elle la vit au quotidien en se déplaçant à bicyclette et trouvant toujours une astuce récup’ pour ne pas acheter neuf inutilement. Elle rejoint l’équipe de Toutvert.fr en 2016, dont elle devient rapidement un pilier central !

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