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Le karaté : une discipline plurielle

Le sport martial « à mains vides » est une source de développement personnel, au physique et au mental. Focus sur le karaté, une discipline plurielle.

Le karaté est un sport de combat d’origine japonaise, qui consiste à bloquer les attaques de l’adversaire et à attaquer, par des coups portés avec les « armes naturelles » du corps humain : le tranchant de la main, le coude, le genou, le pied, la tête.

Les origines du karaté

Originaire de l’île japonaise d’Okinawa, le karaté n’en n’est pas moins d’abord héritier de la boxe chinoise, qu’un moine bouddhiste nommé Bodhidharma et venu d’Inde au VIème siècle, inculqua au « monastère de la petite forêt », à Shao Lin au centre de la Chine.

Au XVe siècle et pour prévenir les révoltes lors de l’unification de l’archipel d’Okinawa , le roi Sho Hashi interdit toute détention d’armes. Les samouraïs présents enseignèrent clandestinement le karaté la nuit, dont les techniques se transmirent alors par voie orale, uniquement.

Puis Gichin Funakoshi, né en 1868 à Okinawa où il apprit le karaté auprès des deux plus grands maîtres de l’époque, se rend à Tokyo pour faire une démonstration de karaté devant Jigoro Kano, le fondateur du Judo. Le succès est immédiat et Gichin Funakoshi, par ailleurs devenu gardien de dortoir pour gagner sa vie, est considéré comme le père fondateur du karaté moderne.

Le « kara », le vide au sens bouddhique du terme et le « te », la main : des combats à mains nues, faites de parades, d’esquives, de balayages, de projections et de clés codifiées, qui ne laissent plus de place à l’improvisation. Et un art martial qui allie maîtrise physique et développement spirituel.

Les compétitions de karaté se pratiquent de deux manières distinctes : le combat ou « kumite » en japonais, qui oppose deux karateka sur un tatamis. Et le « kata » qui est un enchaînement de mouvements selon un schéma immuable et noté selon sa précision et sa vitesse d’exécution.

Kyus : mieux connaître les grades du karaté

Le karateka évolue selon des grades dénommés « kyu » et distingués par des ceintures de couleurs différentes, depuis la blanche jusqu’à la noire, en passant par la jaune, l’orange, la verte, la bleue, la marron.

Au-delà, ces degrés deviennent des « Dan » et sont symbolisés par la ceinture noire, elle-même comportant différentes « barrettes », puis par la ceinture rouge, du 6eme au 8eme Dan, et enfin la ceinture blanche, celle-ci sans liseré. En effet et à la différence du judo, toutes les autres ceintures du karaté ont un liseré rouge.

Avec plus de 200 000 pratiquants, le karaté est devenu le deuxième art martial en France après le judo, dont un tiers de femmes. Les styles les plus prisés : le « Shotokan » (120 000 pratiquants, soit plus de la moitié), loin devant le « Wado Ryu » (16 000 pratiquants), le hito Ryu (9025 pratiquants), et le « Karate défense », lui-même comprenant le Tai jitsu (3433 pratiquants) et le Nihon Tai jitsu (2923 pratiquants).



Le Shotokan, le style le plus répandu

De fait, avec Gichin Funakoshi, le karaté a développé plusieurs styles qui privilégient la frappe, les positions de combat, les applications martiales, etc. Le plus répandu à travers le monde est le Shokotan, le style que celui-ci a développé.

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Le Shotokan comprend le Kihon ou « fondements », le Kumite (le combat), et les Katas.

Il se caractérise par des positions profondes et longues qui procurent de la stabilité, des mouvements puissants et une position qui renforce les jambes.

D’autres karatés, moins connus en France

Le Wado Ryu a pour sa part été créé par Hironori Ohtsuka, le maître du ju-jitsu au Japon en 1939. Cet élève de Gichin Funakoshi introduira de la souplesse et de la simplicité, avec des postures plus hautes, et des techniques plus fluides.

Autre style encore, le Goju-ryu privilégie le renforcement musculaire et les exercices respiratoires. Et aussi une posture des mains ouvertes. Ce style originaire d’Okinawa trouva son maître avec le japonais Gogen Yamaguchi surnommé « le chat ».

Les bienfaits : une gestuelle musculaire proche de la danse

Le karaté se pratique à tous les âges de la vie : jeune, il apporte un grand sens de l’équilibre et de la latéralisation des gestes. Âgé, il entretient le sens de l’équilibre et la masse musculaire. A tout âge, il développe d’autant mieux les muscles, que les gestes sont répétitifs. Excellent pour les jambes, la ceinture abdominale et les hanches.

Par ailleurs, le karaté aiguise le sens de l’observation, de la mémorisation des gestes à enchaîner, de la précision et de la coordination. Il faut porter simultanément attention à sa gestuelle et à celle de son adversaire.

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Un risque à pratiquer ce sport de combat ?

Au bout du compte, bien plus de bienfaits que d’inconvénients : les chutes se font sur un tatami prévu à cet effet. Les blessures sont de rares entorses et lésions articulaires des chevilles, des genoux, des épaules ou du cou, voire des lésions ou fractures des doigts. Mais, une fois de plus, ces blessures ne sont pas le lot commun du karaté.

La ceinture à liseré rouge canalise l’énergie et apporte épanouissement de soi : avec les autres.

Pour en savoir plus

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Pascale

Née en 1960 à Dakar au Sénégal, Pascale est toujours un peu cet enfant qui a grandi au bord de la mer, même si elle vit aujourd’hui à Paris. Les obligations professionnelles de ses parents l’ont amené à voyager à travers le monde et à rejeter le matérialisme pour se concentrer sur l’humain. Quand elle arrive en France pour faire Sciences Po Paris, c’est un grand décalage qui l’attend. Elle conforte alors sa vision de la vie aux autres jeunes gens de son âge. Elle s’habitue à ce nouveau rythme, mais c’est la perpétuelle recherche du « reste du monde » qui la guide et la mène au journalisme. Elle découvre la radio, elle collabore d’ailleurs toujours à Radio Ethic, puis le média web. Ses domaines de prédilection : le sport, pour sa dimension d’échanges et partages, et l’écologie bien sûr. Elle la vit au quotidien en se déplaçant à bicyclette et trouvant toujours une astuce récup’ pour ne pas acheter neuf inutilement. Elle rejoint l’équipe de Toutvert.fr en 2016, dont elle devient rapidement un pilier central !

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