Les Jardins de Cocagne, des jardins éthiques, bio et solidaires

Pionniers de la vente directe de paniers de légumes, les Jardins de Cocagne doivent aujourd’hui affronter une concurrence féroce. Mais ils restent les seuls capables de réunir dans une même livraison des produits certifiés 100 % bio, locaux et solidaires.

Avec plus de 25000 paniers de légumes distribués chaque semaine en France, les Jardins de Cocagne font toujours figure de poids lourd sur un créneau désormais convoité. Pas un mois ne s’écoule sans qu’une société commerciale, un agriculteur ou un indépendant se lance, avec l’aide d’Internet, dans la vente de paniers fermiers. Ceux-ci ne sont pas toujours bio, ils sont rarement solidaires et ont tendance à afficher des tarifs un peu gonflés. Il revient alors au consommateur de faire le tri dans une offre devenue pléthorique.


Pour bénéficier du panier hebdomadaire (le site Internet permet de trouver rapidement un « panier près de chez vous »), il faut d’abord adhérer à l’association. Plus qu’une simple cotisation, le montant de l’adhésion (de 15 à 20 € par an) représente un véritable soutien au jardin d’insertion. Le consommateur s’engage ensuite, généralement pour 1 an, à retirer chaque semaine son panier de légumes, parfois assorti de fruits, d’œufs…

Les Jardins de Cocagne, des jardins éthiques, bio et solidairesLes distributions ont lieu le plus souvent sur le site de production, à des créneaux horaires réguliers. Le prix moyen du panier familial (entre 3 et 5 kg) tourne autour de 13 € (7,50 € le demi-panier), avec de 4 à 7 légumes différents. Les prix sont établis à partir des produits de saison, avec des différences selon les régions. Le paiement s’effectue mensuellement, par chèque.

Les Jardins de Cocagne sont des exploitations maraîchères biologiques à vocation d’insertion sociale. Créés sous la forme d’association à but non lucratif, ce sont principalement des ateliers et chantiers d’insertion (ACI) par l’activité économique. Ils sont, à ce titre, subventionnés par les pouvoirs publics.

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Nés à Chalezeule (25), en 1991, les Jardins de Cocagne sont aujourd’hui au nombre d’environ 120 en France. Il continue de s’en ouvrir 4 ou 5 par an, à l’initiative de particuliers, d’associations, d’entreprises, d’agriculteurs ou de collectivités territoriales. Chacun accueille en moyenne 40 jardiniers par an en contrats aidés de 6 mois, renouvelables jusqu’à 2 ans. Une équipe d’encadrants assure la formation au maraîchage, l’accompagnement socioprofessionnel, la direction du jardin et les relations avec les consommateurs.

Les Jardins de Cocagne, des jardins éthiques, bio et solidairesPour les publics en insertion (chômeurs de longue durée, allocataires du revenu de solidarité active…), le temps passé au jardin permet de résoudre de nombreuses difficultés (accès au logement, problèmes d’addiction, obtention du permis de conduire…) et de retrouver confiance en soi. À la sortie, près de 1 personne sur 2 retrouve un emploi ou une formation professionnelle.

Difficile de faire plus éthique que les paniers des Jardins de Cocagne : le consommateur a l’assurance de manger des produits certifiés agriculture biologique (AB), cultivés localement, et de soutenir une initiative 100 % solidaire, puisque les jardins sont avant tout des chantiers d’insertion. Acheter son panier aide à l’insertion professionnelle de plus de 4000 personnes par an.

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Les prix des légumes vendus dans le réseau des Jardins de Cocagne sont alignés sur ceux du marché. Le produit de ces ventes représente 30 % du budget d’un jardin. Le reste est financé par les partenaires publics et, de plus en plus, privés (fondations d’entreprises) face à la baisse drastique des subventions des collectivités (Fonds social européen, aides des territoires…).

Seuls inconvénients au réseau, avec seulement 120 Jardins de Cocagne en France, en trouver à proximité de chez soi relève du coup de chance. En outre, les jardins ont une logique économique et une organisation propre qui manquent parfois de souplesse. Ils n’assurent pas toujours des distributions en dehors des horaires de travail classiques, se privant ainsi d’une demande bien réelle.




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